D EMPIRE EN RÉPUBLIQUE :

•Lorsque les traités de Paris et de Vienne virent mettre un terme à un quart de siècle de luttes européennes , la France retrouvait plus que jamais un pays continental et l’Angleterre la maitresse incontestée des mers !

Alors nous n’avions plus de flotte de guerre car celle qui restait ne valait rien !

•Quant aux navires marchands ceux qui naviguaient sous l’Empire avaient été pris par l’ennemi  et les autres étaient en train de pourrir dans les ports.

•400 Officiers suspects de sentiments républicains se trouvèrent bientôt en demi solde et l’on avait pour compenser la pénurie d’ effectifs malgré que l’on avait réintégré  les émigrés  depuis 1789 !

•La chance d’avoir au Ministère de la Marine le baron Portal successeur de Decazes en 1818 ancien maître des Requêtes au Conseil d’état , ancien directeur des Colonies à la Marine et surtout patron d’une d’armement de Bordeaux.

•Portal était très sensibilité au problème du commerce maritime aux soucis des commerçants liés à la mer qui aveint d’ailleurs soutenu sa candidature .

•Grâce à Portal la France repart dans le commerce maritime et il est assez au fait des questions navales pour savoir que la marine de guerre garantissait la liberté du commerce sur mer.

•Il défendit le budget de la marine qui de 50 millions était tombé à 40 et il obtint 65 pour l’ avenir .

•Ce fut en particulier le cas lorsque le général de Clermont-Tonnerre succéda en 1821.

•Un Conseil d’Amirauté fut institué en 1824 et les Préfectures Maritimes furent rétablies en 1827.

•Le recrutement des officiers posant de graves problèmes  alors on organisa à Brest une école navale de flottante où l’on y entra par concours public en 1830.

•Pour leur part les Équipages de Haut Bord supprimés revinrent sous le nom d’Équipages de ligne.

La Marine de la Restauration en action

•Faites de transports et de croiseurs la nouvelle marine de Monsieur de Portal fut cependant rapidement engagé dans des opérations militaires .

•Nous nous étions liés à Vérone pur intervenir avec l’Espagne et y restaurer le prestige de la monarchie.

•Trois vaisseaux , 12 frégates , 40 transports et autres navires furent mis en service en même temps que les troupes passaient la frontière .

•En août Cadix n’avait par encore était bloquée se qu’on a reproché à Duperré et on l’écarta pour donner le commandement à Hamelin  et en octobre 1824 tout rentra dans l’ordre !

•Le 20 octobre 1827 la flotte turco- égyptiennes attendait les résultats de la négociation avec les Alliés : Français et Russes lorsque sans aucune déclaration de guerre un coup de feu parti d’on ne sait où donna le signal de l’engagement .

•En deux heures 8 000 marins turcs périrent dans les débris de 90 bâtiments de guerre  (telle fut dit Lamartine non la victoire mais l’ exécution de Navarin ).

•En rade de Navarin le 21 octobre 1827 à 7 h du soir à peu près 30 bâtiments turcs  dont 3 vaisseaux 18 frégates et le reste de corvettes et bricks ont sauté !

•La frégate  anglaise chargée des brûlots turcs s’embossa devant l’un d’entre eux et envoya deux embarcations pour vérifier l’action mais à peins furent t elles arrivées que les Anglais en montant à bord furent culbutés de toute part par les gardiens des brûlots .

•Ils y perdirent un officier et une quinzaines d hommes et la fusillade commença entre le brûlot et la frégate anglaise et cinq frégates ont brûlé et sauté pendant le combat  avec l’explosion de  18 frégates et 3 vaisseaux .

•Il ne reste aux Turcs que un vaisseau , deux frégates et corvettes ou bricks dont on va s’emparer par la suite !

•Trois vaisseaux anglais , 3 français , 4 russes et nombre d’autres entraînés eurent en 4 heures raison des 2 200 canons des musulmans et des 20 000 hommes qui montaient leurs navires.

•C’était le 20 octobre  1827 à terre les troupes russes et françaises entraient en action et en septembre 1829 la Grèce était reconnue indépendante par la Turquie tout en respectant officiellement le respect des traités.

•Mais on s’égorgeait toujours à plaisir en mer et la France fournit quelques unités armées pour garantir des accord de 1829.

•Au lendemain de Navarin l’enseigne Hippolyte Magloire  Bisson avait lui-même été victime d’un acte de piraterie si commun depuis des siècles dans ces parages !

•Tramond  Joannès dans son manuel cite le décompte des navires français  en 1828 de commerce de plus de 100 tonneaux qui étaient de petits bâtiments , caboteurs Antillais et il trouve 2 297 unités.

•Il en a compté 14 000 en Amérique et 25 000 en Angleterre, et aux  colonies comme en Guadeloupe , la Martinique , Bourbon ou Réunion , la Guyane , le Sénégal et Madagascar .

•Le transport de nègres continuait clandestinement quelques décennies encore après l’interdiction de la traite.

•On y employait toujours les vielles méthodes pour faire faire de l’exercice au malheureux captifs .

•C’était une manière de conserver la cargaison en bon état si possible !

•En plein XIX siècle existaient encore en Méditerranée des états barbaresques dont les exactions en haute mer exaspéraient les grandes puissances maritimes.

•Alger fut châtiée lors du bombardement  de la ville par l’escadre de Lord Exmouth en 1916 car elle cautionnait la piraterie .

•Le 30 avril 1827 l’affaire prit des proportions considérables et on tenta de bloquer le port et le 3 aout 1829 le vaisseau la Provence arrivait porteur d’un ultimatum mais pour réponse il reçut les boulets des batteries d’Alger.

•Le très beau vaisseau la Provence ayant mis en panne devant Alger est canonné le 3 août 1829 par les batteries du port.

•A 13 heures La Provence portant le pavillon parlementaire sorti de la rade et longeât les canons de la marine.

•Un coup de canon partit de la batterie du fanal et trois coups de canons furent tirer dur la Provence qui fut suivit d’une canonnade de toutes les  pièces de la marine . Un vive canonnade d ’un suivit plus de 80 coups de canons et plusieurs bombes tombèrent sur l’arrière du vaisseau

•Le port et le môle d’Alger occupés par les Français tandis qu’ils préparaient de grands changements l’expédition d’Algérie fut décidée.

•Le 23 mai , 103 bâtiments de guerre et plus de 500 transports de tous ordres quittaient Toulon avec les 35 000 hommes du général Louis Auguste Victor de Ghaisne de Bourmont.

•Le mauvais temps était là et après relâche aux Baléares on parvint enfin le 12 juin à la côte algérienne et ensuite le 14 à Sidi Ferruch. Le débarquement commençait et le 5 juillet 1830 Alger était investie

•Le 8 juillet 1831 du Suffren l’amiral  Albin Roussin adressait à Monsieur de Santarem ministre du Roi un message  qui fut porté par le brick le Dragon .

•N’ayant obtenu aucune réponse sur sa demande de tenter un moyen de tempérer la rigueur afin de préférer le rétablissement encore possible de la paix à la continuation certaine d’une guerre imminente devant le Tage avec une escadre française alors il y entrait  !

•Mais à midi et demi le 10 juillet Albin Roussin donnait l’ordre de remonter le fleuve , le Marengo , l’Algésiras , le Suffren , la ville de Marseille , le Trident, l’Alger, la Pallas , la Melpomène et la Didon entraient dans le Tage. Les forts de St Julien et Bugio étaient détruits et à 5 h l’escadre se trouvait mouillée devant Lisbonne et le lendemain à la même heure Roussin envoyait un second message !

•Le Baron Albin Roussin signala au Roi qu’il tenait ses promesses et qu’il avait forcer les passes du Tage devant Lisbonne et qu’il n’avait provoqué aucun scandale et que la France toujours généreuse vous offre les mêmes conditions d’avant la victoire et l’affaire était réglée !

LA MARINE SOUS LOUIS PHILIPPE

•Le 9 août 1930 Philippe 1 er prêtait serment et aussitôt commençait le procès des ministres de Charles X et notre Ambassadeur Talleyrand à Londres sut jouer des sympathies anglaises envers notre nouveau régime parlementaire pour créer des liens étroits entre la France et L’Angleterre.

•Au Portugal Don Miguel gouvernait en tyran souverain depuis 1826 au mépris des conventions internationales aucune vexation n’était épargnée aux représentants des pays libéraux hommes et navires.

•Nous faisions partie des pays visés et il fallait que des représentations fussent faites.

•L’Amiral Roussin en fut chargé , parti de Brest le 16 juin 1831  , il forçait les passes du Tage le 11 juillet avec 6 vaisseaux , 4 frégates , 3 corvettes transmettait les remontrances françaises à Don Miguel et revenait vert Brest emmenant l’escadre portugaises en gage de la bonne exécution des accords .

•En 1833 le  Portugal obtenait un régime constitutionnel !

Jean Marguerite Tupinier

•De 1824 à 1842 des ministres soucieux de ne pas dépasser le budget et de ne faire aucun remous naval afin de ne pas irriter l’Angleterre sera soutenu par le seul directeur des ports et des arsenaux le baron  Jean Marguerite Tupinier ingénieur et homme politique Français né à Cuisery en Saône et Loire le 18 décembre 1779 et décédé à Paris le 2 décembre 1850. Sous sa direction s’ élaborèrent les institutions qui devaient devenir celles de la Marine républicaine ,des instituions consolidées par la grande ordonnance de juin 1844

•Cette situation prolongée de plus de 20 ans présentait des inconvénients et Louis XVIII et Charles X s’attachèrent à renouer les contacts avec les diverses régions du monde.

Sur les traces du naufrage de la Pérouse

•C’est à partir de 1825 sur l’ Astrolabe ( ex la Coquille) que le vaillant  Jules Sébastien César Dumont d’ Urville mais à côté de la gloire géographique beaucoup souhaitaient en France revenir à plus de réalisme  commercial.

•La Marine de guerre eut son rôle à jouer et une nouvelle stratégie de l’influence commerciale s’était fait jour .

•Il est important de rétablir des jalons sur les routes commerciales  et dans l’Océan Indien en dépit des efforts à Nosi Bé Mayotte , Zanzibar et Mascate nous ne pouvions rien contre l’ implantation britannique.

La Marine en action en Amérique et en Algérie

•La doctrine de Monroe était plus que jamais en vigueur sur le continent américain aussi ce qui repoussa notre volonté de s’y implanter des comptoirs !

•A titre privé nos nationaux s’étaient installés comme de nombreux Européens dans les jeunes républiques sud-américaines .

•Ils eurent à y subir les convulsions des régimes successifs et le rôle de l’état étant de les protéger la marine y fut envoyée tout d’abord au Mexique !

•Image de l’ expédition de Carthagène des Indes en 1834 et l’entrevue du Vice-Amiral de Mackau et du Général Lopez à bord de la frégate française l’Atalante .

Saint –Jean d’ Ulloa

•En novembre 1838 l’Amiral Baudin était à la Vera Cruz , Le fort de St Jean d’ Ulloa qui défendait le port fut détruit depuis la mer par l’artillerie navale .

•On débarqua et la Vera Cruz fut presque prise et un traité  de mars 1839 passé entre la France et le Mexique.

•L’ Amiral embossa les trois frégates Néréide, Gloire, Iphigénie celle-ci revenue de la Havane avec un équipage complété par celui du Brick le Duquesne et les deux bombardes alors il attaqua le fort !

•Le prince de Joinville qui commandait une corvette la Créole de 4 canons ,de 30 et 16 caronades fut chargé d’observer le tir !

•La Vera Cruz  était un redoutable piège pour le débarquement et on dut rentrer à bord sous le feu des guérilleros de Santa Anna mais le fort de St Jean de d’ Ulloa restait occupé.

•Prise du fort de St Jean D’ Ulloa , cette opération eut en France un surprenant effet pour la popularité de la marine .

•Cette image éditée à Metz en témoigne.

•Elle est accompagnée de dix couplets patriotes et militaires sur  l’air supposé de la Marseillaise !

•Les Amiraux Leblanc et Dupotet croisèrent dans le Rio de la Plata de 1838 à 1840 pris dans un imbroglio interminable qui nécessitait l’ intervention de 40 bâtiments français et d’un corps expéditionnaire de 60 hommes.

•Et tant que le tyran Rosas régnait et  on ne put rien obtenir et l’on dut même revenir en 1844 appuyés des Anglais pour détruire à Obligado les barrages établis contre la navigation sur le Parana.

•En 1835 la chambre vote en faveur de l’occupation restreinte bornée à notre présence en quelques points forts de la côte .

•En 1839 Abd-El-Kader proclament la guerre sainte avait tôt fait de démontrer l’inanité de cette politique de frange littorale.

•En 1846 15 000 colons français s’installèrent en Algérie et c’est à cette époque que le commerce de Marseille reprit tout son essor .

La navigation s’y transformait aussi avec l’apparition des bâtiments à vapeurs et Marseille en fut un des principaux ports d’armements !

La crise de 1840

•Tandis que notre puissance s’affirmait en Méditerranée grâce à notre colonie d’Algérie, l’Égypte elle-même sous l’Albanais Mehemet Ali était devenue un pays capable de vivre par lui-même.

•En 1832 un premier affrontement opposa le sultan Mahmoud à son vassal égyptien et sept ans plus tard il signait avec l’Angleterre un traité d’interdiction des monopoles commerciaux dans l’Empire Ottoman.

•Les Égyptiens vainqueurs on t reçu l’ultimatum d’un quadrumvirat formé par Palmerston qui comprenait l’Angleterre , la Russie, l’Autriche, le Prusse alors que la France recevait un camouflet pour le soutien de sa politique !!

•Au traité de Londres en juillet 1841 le Sultan n’était pas oublié il signait la Convention des détroits par laquelle le Bosphore était interdit à toutes les flottes de guerre du monde ce qui équivalait à fermer la Méditerranée aux Russes !

•L’affaire de 1840 avait été l’occasion de faire un bilan naval et de la détérioration des relations franco-anglaises malgré un guerre pour le moment évitée.

•En huit mois à force de crédits on avait réussi à équiper 20 vaisseaux de ligne au lieu des 40 vaisseaux prévus par le programme naval de 1821 !

•De 1841 à 1844 le prince de Joinville lui-même dénonça l’imposture et montra de quel simulacre de flotte on avait berné l’opinion des français qui se croyait à tort bien défendue par sa Marine .

•Des réformes s’imposaient , une Escadre d’Évolution permanente était créée pour l’entrainement des Marins.

•L’Amiral Lalande puis par la suite L’Amiral Hugon et le Prince de Joinville ont  pris successivement le commandement de cette Escadre du changement.

•Et en 1848 l’Escadre de la Méditerranée avec ses 6 vaisseaux ou frégates et ses vapeurs constituait à la fois une escorte navale homogène et manœuvrière toujours disponible prête à l’action  et la meilleure école comme l’École de Canonnage qui fut également embarquée en 1837 !

•Le programme de 1846 avec un budget de 93 millions fut préparé par l’Amiral de Mackau et il passa après des échanges d’arguments passionnés .

•En ce milieu du XIX siècle la vapeur avait acquis son droit de cité avec elle apparaissait des bâtiments nouveaux aux  possibilités considérables qui révolutionnaient les usages et la tactiques .

•Le temps des vergues et des sabords avait vécu et des esprits ouverts étaient prêts à conduire une nouvelle Marine française sur la voie de son adaptation aux exigences du monde moderne !

•Le jeudi 15 octobre 1840 les restes mortels de Napoléon furent remis à Sainte Hélène entre les mains des représentants de la France et le convoi partit de la vallée du Tombeau pour regagner le port de James Town où se retrouvaient mouillées des frégates la Belle Poule , l’ Oreste et la Favorite.

•Le vendredi 16 fut fixé pour la cérémonie religieuse à bord , à 7 h les vergues de la Favorite , de l’ Oreste, des deux bâtiments de commerce la Bonne Ainée de Bordeaux , Capitaine  Gilbert et l’Indien du Havre et le capitaine Turketill furent mises en pantenne (Être en pantenne : Se dit d’un navire dont le gréement est en désordre suite à une tempête ou un combat. Mettre les vergues en pantenne : Mettre les vergues en position oblique en signe de détresse ou de deuil.) Aussitôt de nombreuses embarcations portèrent à la frégate tous les officiers présents et près de 200 matelots de divers équipages

•Après 42 jours de traversée funèbre le navire La Belle Poule entrait dans le bassin du port de Cherbourg le lundi 30 décembre 1840 à 5h10 du matin.

•Ce vaisseau a été salué par toute l’artillerie des remparts à laquelle répondaient au loin le fort Royal le fort du Homet et le Fort de Querqueville .

•Les cendres de l’Empereur nous étaient rendues , la Reine Victoria passait en revue l’ État Major d’un bâtiment Français .

•L’entente cordiale devait désormais marquer les relations entre nos

  deux pays séparés par tant de siècles de luttes .

•Aquarelle de François Auguste Biard : La reine Victoria I, reçue à bord du vapeur ‘Le Gomer’ par le contre-amiral Lasusse, 15 octobre 1844

Les derniers jours de la Marine en bois

•C’est au moment où la Marine en bois disparaissait qu’elle atteignait la perfection de sa technique , depuis que Monsieur Jacques-Noël Sané avait fini les types principaux des navires de l’Armée navale au début de l’Empire avec des usages propres à ces escadres homogènes s’étaient imposés .

•La disposition des navires se retrouvait dans les grandes lignes facilitant l’entraînement polyvalent des équipages .

•Propre aussi aux navires à sabords la pratique était du combat à laquelle est consacré le paragraphe tactique et rôles .

•Mais ces habitudes disparaitront totalement dès l’apparition des tourelles barbette à pièces pivotantes .

Le navire de ligne

•Le vaisseau La Montagne est monté par l’Amiral de l’escadre de la méditerranée .

•Sa poulaine (Assemblage de pièces de bois de forme triangulaire qui formait saillie à l’avant d’un navire.) relevée au niveau du  pont supérieur est bordée en plein la grande rue ouverture entre les passavants a été fermée , la dunette dépasse à peine la mât d’artimon.

•L’espace qui la sépare du grand mât de misaine et l’étrave est le gaillard d’avant et une batterie continue  avec des caronades de 30 arme cette couverte supérieure du navire.

•Le seul vestige de son origine c’est sa rentrée n son rétrécissement par le haut malgré cela c’est encore un des plus beaux navires de la mer !

•Le trois ponts comme l’Océan de 130 canons lancé en 1795 est nommé par Pierre le Conte dans son répertoire des navires de guerre français ( Cherbourg 1932 ) il rappelle bien à propos de l’identification difficile de certains navires qui changèrent de nom : ce vaisseau était à Brest !

•La commission de la Marine siégeant à Paris n’avait pas encore eu connaissance de l’arrêté pris cinq jours plus tôt à Brest sa décision fut que la Montagne s’appellerait l’Océan et que le Marat reprendrait son Non primitif le Lion !

La deuxième batterie armée de canons de 30 courts est occupée à l’arrière par la chambre du conseil.
La batterie haute armée de caronade ou obusiers de 30 renferme à l’avant les cuisines à l’arrière le logement du commandant quand un amiral occupe la dunette.

Dans chaque batterie autour du sabords sont disposés les armes de main , pistolets, fusils, haches, destinées à l’armement des servants de chaque pièce dans le cas d’abordage et un seau à incendie , un fanal (Lanterne ou feu employé à bord des navires et pour le balisage des côtes.)pour les combats nocturnes le long du bord , des parcs à boulets en bois au-dessus desquels s’accroche un rangée de paquets de mitraille ou grappes de raisin complètent l’encadrement des sabords.

Le rôle du combat !
•Pendant que tous ces mouvements s’ opéraient sur les ponts les batteries inférieurs force principale du vaisseau ne sont pas restés inactives.

•Les servants des pièces se sont empressés de les disposer pour le combat .

•Le Maître canonnier veille à tous les détails du matériel il assure du bon état des écouvillons et refouloirs .

•Les Maîtres en général représentent toujours la pratique pure et l’officier la théorie de la pratique .

•Les fonctions du maître canonnier dans le cours de la navigation ont toujours rapport à sa profession ont toujours rapport à sa profession car il doit aux heures prescrites instruire les notices sur l’artillerie , s’assurer constamment de la bonne tenue de la batterie du bon état de la soute aux poudres de la conservation des artifices de tout espèce ; obus , grenades, fusées, chemises soufrées, flambeaux, flammes du Bengale, étoupilles dont il est responsables .

Les rôles du bord

•D’après le rôle de combat on établit le rôle de plats , le rôle de quart et de couchage , le rôle d’embarquement et plusieurs rôles de manœuvres.

•Les hommes employés à des fonctions semblables sont réunis par groupes de sept ou de neuf pour former un plat pour les quartiers maîtres , les gabiers, les chefs de pièces les servants les timoniers etc…

•Le rôle de quart se faisait d’une manière très simple les équipages des pièces impaires formaient le quart tribord ( sous le nom de tribordais avaient un numéros impairs )et ceux de paires le quart bâbord ( les bordais avaient un numéro pairs ) et les gabiers les timoniers étaient divisés également entre deux bordées.

•Ce numéro était inscrit sur son hamac  mais les hamacs étaient partagés par ceux que l’on appelait les matelots !

•Lorsque l’équipage était habitué à son vaisseau et que chaque homme connaissait son  poste  dans toutes circonstances , c’était alors véritablement un spectacle d’admiration .