Livres de références :




•Par la Convention d’ El Arish en janvier 1800 , Kléber acceptait de libérer l’ Égypte contre le rapatriement des troupes françaises par la marine anglaise.
•Nous en étions là! Mais la reddition pure et simple des troupes était exigée. Ainsi on devait embarquer des prisonniers ce qui ne pouvait être admis. Nous reprîmes le combat et le 19 mars à Héliopolis nous remportions la victoire. Trois mois plus tard Kléber était assassiné. Le corps expéditionnaire se réduisait alors à 12 000 hommes .
•Au printemps de 1801 une formidable armée anglo-turque débarquait en Égypte . On tenta d’envoyer des renforts pour soutenir le général Menou.
•Le contre amiral Perrée était écrasé par Nelson à Lampédouse quant à Ganteaume il parti de Brest avec 5 000 hommes mais fut vaincu par le gros temps , les varies, les maladies et ne pouvant débarquer personne à Alexandrie revint à Toulon !

Le combat d’Algésiras 6 juillet 1801
Le cabinet de Madrid désirant acheter l’amitié de la France par quelques sacrifices offrit d’armer plusieurs vaisseaux à Cadix .
Ces vaisseaux espagnols devaient être rejoints par une division commandée par Linois qui partit de Toulon le 13 juin 1801.
Sa division comptait 3 vaisseaux et un frégate et le 6 juillet elle se trouvait au mouillage d’ Algérias appuyée par les batteries de la côtes espagnoles.
_ « A 7 h et demie il me parvint de terre l’avis que l’ennemi passait le détroit immédiatement je l’ aperçus doublant le cap Carnero . Je ne doutais pas qu’il n’eut le projet de nous combattre alors j’ ordonna les dispositions pour le recevoir regrettant de n’avoir pas eu le temps de prendre la position la plus avantageuse mais nous l’ennemi avait 6 vaisseaux et une frégate et un lougre…. Les vaisseaux ennemis ne purent pas résister à notre feu et le vaisseau près du Formidable essuyant le feu de la batterie de St Jacques et surtout celui du vaisseau de Desaix , amena son pavillon à 2h !! »
Mémoire de Linois

•Au point du jour le Formidable eut à combattre deux vaisseaux et une frégate et en une heure et demie il démâta de tous ses mâts le Vénérable vaisseau ennemi et se fit abandonner des autres !
•Le Gouvernement de l’époque s’empressa de lui témoigner la reconnaissance nationale.
•En approchant Cadix nous apprîmes les malheurs de la nuit , le vaisseau Royale Carlos en venant au vent démâta de son mât de misaine le feu des canons de ses batteries enflamma les débris de la mâture.
•Au même instant il fut abordé par l ’Hermenegilde et ils se crurent ennemis et se canonnèrent et s’incendièrent en un moment !
•Trente hommes seulement furent sauvés par lesquels le second du Royal Carlos .

Le camp de Boulogne
•L’ordre arrive il faut porter toute la literie au magasin et coucher sur la paillasse prêts à partir pour Boulogne où l’on nous campa au port d’ Ambleteuse et nous formâmes un beau camp !
•Le général Oudinot était au-dessus de nous avec 12 000 grenadiers qui faisaient partie de la réserve . Nous fûmes embrigadés pour faire le service sur mer chacun notre tour.
•On nous mit très loin sur une ligne de 200 péniches.
•Toute cette petite flottille divisée par sections était commandée par un bon amiral qui était monté sur belle frégate au milieu de nous.
•Pendant 20 jour nous étions canonniers et marins et soldats tout ne faisait qu’un seul homme l’accord était parfait à bord .
•La nuit on criait « bon quart » et le dernier criait « bon quart partout ». Le matin les portes voix demandaient le rapport de la nuit !!

Attaque du 4 au 15 août 1801
•A 10 h et demie du soir les embarcations reçurent leurs équipages et à 11 h au moment où la frégate la Méduse que montait Nelson montra 6 fanaux à la hauteur de sa batterie poussèrent au large et vinrent se former dans notre ordre arrêté à l’avance sur l’arrière de la Méduse.
•De ce point de ralliement à un signal convenu, elles parvinrent toute ensembles et se dirigèrent par des routes diverses vers la plage de Boulogne .
•Les capitaines Parker et Cotgrave ne rencontrèrent aucun obstacle et ils avaient gouverné directement sur l’entrée du port et à minuit et demi ils assaillirent le centre de la ligne!
•Deux cents soldats d’infanterie réunis à nos matelots les reçurent par un feu nourri de mousqueterie et les rejetèrent dans leurs canots ç coups de baïonnette !!

La paix d’Amiens
•Le commerce Anglais avait atteint un volume considérable avec les manufactures, volume que ne pouvait qu’augmenter si l’on considérait les capitaux investis et qui risquait de connaître l’étouffement faut de nouveaux marchés.
•Des marchés que seule une paix durable pouvait garantir.
•La paix était signée le 27 mai 1802 et nous retrouvions nos colonies et en Méditerranée l’Angleterre quittait l’Égypte et Malte et la France rapatriait ses troupes de Rome , Brindisi Otrante et Tarente.
•C’était une paix négative sans désir réel de rien accorder au fond un simple armistice utile pour reprendre haleine !

La question coloniale
•Sous le Général Leclerc 35 000 hommes amenés par les 41 vaisseaux de Villaret-Joyeuse soumettaient Toussaint en trois mois.
•L’esclavage était rétabli à la Martinique , à sainte Lucie, à Tobago, aux Mascareignes.
•Mais Saint Dominique soumise par l‘acte de reconnaissance de l’autorité française n’avait cependant pas abdiqué et la guerilla commençait.
•Le vent Toussaint qui en son temps s’était dévoué à la cause de la République était envoyé en France en captivité pour y mourir ; la lutte continua sous Dessalines !
•En 1802 les quelques garnisons françaises étaient traquées .
•Rochambeau battu cerné par les hommes de couleurs ( nègres ) préféra se rendre aux Anglais plutôt que de subir le sort qu’allaient connaître les blancs restés dans l’île après la proclamation d’indépendance se St Dominique devenue Haïti en avril 1805 !

La guerre recommencée
•L’intervention des 35 000 hommes et des 41 navires de Villaret à St Dominique en pleine par d’Amiens avait alerté l’opinion outre-Manche.
•Bruix commandait cette escadre de bateaux plats et l’organisa avec brio et ces chaloupes étaient pour les plus grandes des embarcations de 20 à 25 m à fond plat pour aider aux débarquements.
•Des exploits eurent lieu avec ces bâtiments lilliputiens contre les divisions de frégates anglaises !
•Près d’un million d’hommes armés des milices étaient sur pied pour repousser l’attaque et près de 1 000 bâtiments de tous tonnages et de tous armements s’embusquèrent dans les criques.

•En juillet 1804 on pressa les opérations d’invasion de l’Angleterre alors un plan approuvé par le consul prévoyait la présence de 50 à 60 bâtiments d’escadre dans la Manche pour assurer la sécurité du passage à l’armée d’invasion.
•L’escadre de Toulon devait rejoindre Brest en forçant le blocus Latouche-Tréville excellent chef de guerre qui commandait à Toulon mourut malheureusement d’épuisement à la tâche à bord du Bucentaure en août 1804.
•Bruix lui aussi écrasé de travail était mort en mars de la même année et Villeneuve ami de Decrès remplaça Latouche Tréville

•Envahir l’Angleterre
•Pitt revenait au ministre anglais en mai regroupant un parti national et en mai Napoléon devenu L’Empereur des Français alors contre cet Empire une troisième coalition se formait qui ne laissait plus de place aux opérations d’Angleterre et toutes les troupes devant être disponibles à Boulogne étaient concernées ce qui constitué un réservoir d’hommes formidable !
•Des troupes devaient être jetées en Irlande et en 2cosse alors les escadres de Toulon avec Villeneuve et de Rochefort avec Missiessy devaient aller se montrer aux Antilles y attirer les Anglais et revenir discrètement en Europe libérant Brest .

•L’Espagne venait d’entrer dans la guerre à nos côtés à la suite de la triste affaire du convoi d’Amérique car ce dernier commandé par l’amiral Bustamente dur arraisonnée et capturé en haute mer par les Anglais.
•Un des navires chargés de civils avec femmes et enfants sauta alors le 8 janvier 1805 l’Armada Espagnole L’Armada espagnole passait à nos côtés.
•Les instructions du 4 mars 1804 prévoyaient un regroupement des flottes alliées outre-Atlantique pour attirer les Anglais puis un retour discret vers la Manche dégarnie et libre avec de 50 vaisseaux pour soutenir le débarquement !
•C’était aussi préjuger de nos forces car cette cohorte navale franco-espagnole n’avait pas l’entraînement de la marine Anglaise .
•C’était aussi ne pas tenir compte du temps, des avaries ,des fortunes de la mer alors Napoléon décidait qu’il avait du mouvement des armées!!

•Le 4 juin Nelson était à la Barbade mais Villeneuve l’apprenait le 7 et outrepassant ses instructions avec 20 vaisseaux ; il opérait le 11 juin son retour vers l’Europe.
•Mais le 19 le navire anglais le Curieux découvrait la flotte si haut en latitude qu’il était évident qu’elle faisait route vers le golfe de Gascogne.
•L’amirauté anglaise prévenue attendit les Français !!
•Le 22 juillet 1805 au large sur le parallèle de Vigo Villeneuve rencontrait la division Calder avec 15 vaisseaux .
•Ce combat indécis dans la brume porta le nom de Bataille des quinze-vingt du nombre des navires engagés . Deux espagnols y furent capturés!!

TRAFALGAR
•Le 21 octobre à 7 h du matin, l’escadre alliée franchissait les passes de Cadix l’ennemi était en vue et il se divisa très vite en deux groupes.
•A 8h30 les flottes se trouvaient à 4 milles au larges du cap Trafalgar, on était ainsi déjà loin de Cadix à plus de 20 milles.
•L’escadre franco-espagnole virait alors de bord pour revenir vers son point de départ pour le cas où l’affaire tournant mal il faudrait remorquer des bâtiments , la ligne s’étendait irrégulière sur 6 km en 2 colonnes les Anglais attaquaient , Nelson sur avant Collingwood sur l’arrière.
•Le Victory de Nelson précédé du Sovereign coupait la ligne franco-espagnole à midi peu après le Victory arrivait en poupe du Bucentaure de Villeneuve quand le Redoutable ayant accroché le vaisseau amiral anglais au grappin l’attaquait avec furie.
•La Santa Anna vaisseau les coups du Belle Isle et du Royal Sovereign !

•Dumanoir avec 10 navires était en train de quitter le combat sans tirer et 13 vaisseaux français et espagnols supportaient alors tout l’effort de l’ennemi .
•Il ne revint au combat que vers 15h , Infernet commandant l’Intrépide quittait alors de son propre chef la division Dumanoir pour secourir le Bucentaure .
•Vers 5 h Dumanoir arrivait enfin au feu mais à 4h30 le Bucentaure avait succombé et Gravina faisait retraite vers Cadix tandis que Dumanoir prenait la route vers la nord.
•Villeneuve prisonnier fut emmené en Angleterre et libéré pour revenir se justifier en France mais il se suicidé à Rennes sur la route qui le menait à Paris !!

La Bataille de Trafalgar
•Le 20 octobre 1805 à midi toute l’année combinée était sous voiles dirigeant sa route à l’ouest-nord-ouest , le vent frais de la partie du sud-sud-ouest.
•Un signal de prendre le ris que comportait l’apparence du temps et de la mer mais vers les 4 h dur soir le temps s’étant éclairci et le vent ayant passé au sud-ouest et à l’ouest-sud-ouest j’ai pris les armures à tribord .
•Puis j’ai manœuvré pour rallier quelques vaisseaux qui étaient très sous le vent et signalé l’ordre de marche sur trois colonnes avec l’escadre d’observation prenant la droite de l’armée combinée .
•La nuit venue sans que aucune escadre ennemie soit en vue alors nous avons continué la même route en proportionnant ma voilure sur celle des plus mauvais voiliers de l’armée combinée.

•Cinq vaisseaux français , 6 espagnols avaient pu regagner Cadix dans un premier temps.
•La nuit qui suivit fut terrible , le vent s’était levé .
•Bucentaure n l’Aigle et l’Algésiras amarinés furent repris par les Français et seul l’Algésiras peut revenir à Cadix .
•Le lendemain Cosmao en sortait et reprenait à l’ennemi le Neptuno et le Santa-Anna.
•C’est ainsi que 11 vaisseaux rentrèrent dans le port espagnol et du côtés des alliés il y avait 3 400 morts et 1 200 blessés .
•Les Anglais avaient 1 000 morts et 2 500 blessés et Magon avait été tué et Gravina mourrait !

•Combat du Cap Ortegal le 4 novembre 1805
•Les quatre vaisseaux de Dumanoir qui avaient échappé au désastre de Trafalgar : Le formidable vaisseau amiral , Le Duguay Trouin le Scipion et le Mont Blanc tombent sur la flotte ennemie près du Ferrol.
•La division du vice Amiral Zacharie Allemand ( alors chef de division ) avec 5 vaisseaux et 4 frégates après une croisière de 161 jours à la mer ayant fait des prises nombreuses , rentrait à l île d’Aix ignorant tout des évènements de Cadix.
Un grand merci à Frédéric Chauveau de Villoutreys pour sa correction
•Les opérations par mer qui suivirent Trafalgar bombardements tentatives de débarquement ne furent que des échecs pour la anglais
.
Le 02 décembre à Austerlitz les Russes et les Autrichiens étaient battus et c’était d’une ruée formidable et d’un déferlement dans lequel devaient disparaître le Saint Empire Germanique et la Prusse.
Nous étions redevenus une grand puissance continentale !!

Rochefort c’était avéré le meilleur port pour échapper aux croisières anglaises et l’on pensait l’utiliser pour concentrer une flotte des Antilles car Willaumez , Jurien y étaient rentrés sans encombre .
Le vice Amiral Zacharie Allemand s’y croisait en sûreté en rade des Basques avec 12 vaisseaux et 3 frégates lorsque parurent Gambier et Cochrane.
Le 11 avril 1809 une attaque avec des brûlots aboutir à un désastre et nous perdions cinq bâtiments dans cette affaire dite des « brûlots de Rochefort »
En octobre 1809 Baudin chassé se voyait forcé d’abandonner deux de ses vaisseaux échoués qu’il devait brûler.
Faute de pouvoir alimenter Brest par la mer on tenta de le faire par eau en creusant le canal de Nantes à Brest !!

Combat du grand Port
•Du Bengale , de Madras , du cap de bonne Espérance de nombreuses troupes embarquaient pour se concentrer sur l’île Rodrigue .
•La division Duperré à bord de la frégate mouillée le 20 août à pleines voiles dans le Grand port sous l’îlot de la Passe trompée par le pavillon français toujours sur cet îlot .
•L’ennemi à ce moment se démasque alors la frégate , le fort déploient le pavillon britannique et au signal le commandant Duperré , la Minerve a pris la tète de la colonne et Bouvet familier des récifs de la baie guidera la division française au mouillage !
•Mais la division Anglaise composée de 4 frégates Néréide, Syrius, Iphigénie, Magicienne avait pour but de détruire la division française installé dans la baie .
•Après 24 h de canonnade malgré la nuit, les Anglais sont vaincus .

•En décembre 1805 L’ESCADRE de Ganteaume parvenait à quitter Brest et la première division de Leyssegues est parvenue à Saint Domingue mais fut réduite par Duckwork et la deuxième est déroutée sur les Antilles .
•De toute cette flotte seuls deux rescapés revinrent à Brest !
•La guerre de commerce se stabilisa par l’activité de quelques 30 croiseurs armés par l’ État et des armateurs privés .
•Les pavillons prussiens, danois , hanséate et américains furent ils substitués au notre pour assurer nos échanges maritimes! Mais les Anglais n’étaient pas dupes et ils reprirent avec plus de vigueur les arraisonnements en haut mer contre tout chargement en provenance d’u port ou en destination de la France

•Dès 1806 dans les eaux américaines et africaines on pouvait donc naviguer librement .
•Un blocus maritime contre lequel fut pris par un décret de Berlin en novembre 1806 et la majorité des nations adhérèrent à l’accord et le blocus continental devint effectif .
•L’Angleterre tenta de limiter son blocus maritime aux seuls bâtiments non munis d’une licence délivrée par elle , cela revenait à contrôler tout le trafic .
•En décembre 1807 le décret de Milan condamnait tous les bâtiments ainsi licenciés à être considérés de bonne prise et capturés .
•L’Empereur tenait à ce système de blocus , la douane renforcée cela facilita la création d’une flotte de contrebandière considérable !

•En février 1807 l’Amiral Duckworth à la tête de sept vaisseaux franchissait les Dardanelles et prenait position devant Constantinople exigeant la renonciation des Turcs à l’alliance française et la remise immédiate des forts .
•En Égypte Fraser avec 5 000 hommes était rejeté par les généraux ottomans , c’est alors que se produisait le revirement russe .
•Alexandre comprenait que les temps n’étaient pas encore venus de réaliser le grand empire d’Orient et que la guerre commune avec l’Angleterre ne le menait nulle part devint notre allié à Tilsitt en juillet 1807.
•Les Américains étaient aussi montés contre toutes relations commerciales avec l’Europe de 1807 à 1809.

•L’ Angleterre renforçait son action pour presser sa flotte des équipages yankee saisis en haute mer .
•En juin 1812 la guerre des courses était déclarée par l’Amérique et elle fit des ravages dans le commerce anglais alors des mesures furent prises contre Baltimore et Washington et out se termina par la Paix de Gand en Décembre 1814 où les Anglais reconnaissaient leurs droits aux Américains!
•Seules les exportations du Portugal échappaient à notre contrôle !
•Avec les exactions et violences gratuites de nos troupes déclenchèrent la guerre civile en Espagne et tout le peuple s’était levé contre nous .
•En 1808 les 14 000 Espagnoles qui occupaient en alliés le Danemark passaient à l’ennemi ou plutôt revenaient combattre chez eux !!

Les pontons de Cadix
•Dans le corps d’armée de Dupont opéra en Espagne se trouvait un bataillon de marins de la garde et il fut compris dans la capitulation de Baylen et emmené sur les pontons à Cadix au mépris du droit des gens .
•On ne sait pas quelles horribles souffrances ont enduré les prisonniers de ces pontons car la plupart de temps on ne leur donnait rien à manger.
•On laissait les cadavres à côtés des survivants et il arriva que sur plusieurs montons il y eut plus de cadavres que les vivants.
•Ceux-ci les enfermés avec les morts et respirant l’infection des corps en putréfaction ne tardaient pas à succomber.
•Tout prisonnier qui pouvait à la nage parvenir jusqu’au rivage était sauvé puisque le corps du Maréchal Victor occupait les ports voisins comme Puerto Real .
•Malgré la mitraille des Anglais et des Espagnoles ces navires échouer au rivage et les prisonniers surent sauvés !

•Vaincus en Espagne nous restions cependant les alliés de la Russie et personne n’osait bouger.
•Mais la Russie avait hâte d’annexer cet Empire Ottoman héritage byzantin séculairement convoité et l’empereur avait envi de bâtir des projets fabuleux !
•A Erfurt 1808 la France concédait au Tsar les diversions de Walachie et de Moldavie .
•Mais à partir de 1810 poussé par les grands seigneurs impatients liés dans leurs intérêts la Russie avait renversé une fois encore sa politique .
•

Le retour de l’île de l’Elbe
•Évènement prodigieux 1 100 hommes vont mettre à la voile sur de frêles esquifs à peine armés le brick ,l’Inconstant de 26 canons la goélette ,la Caroline ,la felouque ,l’Étoile, l’aviso la Mouche et trois autres bateaux frétés à Rio.
•En tout 7 bâtiments vont essayer de reconquérir un empire de 30 millions d’habitants et cette poignée d’hommes réussira sans une puissante armée !
•L‘Empereur et son état major sa suite de 600 hommes de troupe étaient montés sur l’Inconstant portant le pavillon blanc parsemé d’abeille d’or.

La Marine de l’Empire
•Napoléon ne pris pas le temps de penser marine ni la fibre nautique et d’avoir comme ses prédécesseurs tenté de pallier les manques de commandement par l’appui de conseillers et de commissaires les premiers constituant le Conseil de Marine les seconds étant représentés par les Inspecteurs généraux .
•Mais l’ Empereur n’aurait pas supporter de devoir entériner les décisions dictées par un groupe de techniciens c’est peut être la raison d’un manque d’un état major ?
•Il choisit Denis Decrés officier noble réintégré , que l’on a accusé d’immobilisation et de systématisme et qui de 1801 à 1814 se maintint pourtant présidant aux destinées de la marine !!

•L’œuvre entreprise par lui ( Denis Decrés ) n’est cependant pas négligeable amélioration des ports de Brest , Lorient, Rochefort, Toulon.
•Création de la digue de Cherbourg et les constructions navales produisent 83 vaisseaux de 1801 à 1814 sous la direction des ingénieurs Sané , Tupinier , Rolland ……
•En 1808 étaient mis sur pied 50 bataillons de la Marine Impériale remplacés en 1813 par les 2qupages de Haut Bord ceux des vaisseaux et les 2quipages de Flottille .
•Sac , shalo qui sera remplacé par un chapeau de cuir bouilli, fusil , et exercices sur le terrain faisaient partie de l’équipement et de l’entraînement , la marine eut ses meilleurs éléments groupés dans le bataillon des Marins de la Garde.

•Pour la formation et le recrutement des officiers la création des Écoles de Marine fut décidée en 1801.
•Trois cents jeunes gens de familles aisées étaient reçus à bord de navires désarmés à Brest et à Toulon .
•L’examen d’aspirant couronnait le stage , le niveau des sciences exactes que l’on enseignait était plus à la mesure du recrutement révolutionnaire qu’à celui de l’Ancien Régime.
•Denis Décès avait cependant la nostalgie des Grades, en attendant que la barbe pousse au menton de ces jeunes gens pour pouvoir leur confier des commandements on avait des officiers provisoires ou auxiliaires marins de l’an II vieux capitaines de la compagnies des Indes .

Les Marins de la Grande Armée
•Dés les premiers jours 1814 il nous arriva un décret impérial portant qu’il serait créé à Cherbourg dans quatre des équipages de haut bord qui armaient l’escadre , quatre compagnies de marins artilleurs de 120 hommes chacune .
•Ils ont été choisis parmi le hommes au dessus de la taille moyenne qui auraient autant que possible du mériter la mer et ils devaient surtout être pris parmi ceux appartenant aux départements de l’ancienne France.
•Ces quatre compagnies d’élites devaient immédiatement être dirigées sur la grande armée et leur personnel passant au compte du département de la guerre conservait la solde de mer les suppléments. .

•A l’égal de ce qu’il avait si intelligemment fait dans l’armée l’Empereur tenta de choisir de jeunes chefs parmi les meilleurs marins du temps .
•C’est Duperré qui devint contre amiral à 36 ans Roussin, de Rigny, Baudin furent nommés capitaines de vaisseau à 28 ans et Mackau devint capitaine de frégate à 24 .
•Mais à aucun moment ces hommes ne connurent par leur esprit d’entreprise la fortune des généraux de l’Empire

Dans les eaux de la mer noire

Photo personnelle
•L’histoire des temps Modernes de notre Marine Nationale avait annoncé le départ des débuts de la marine à vapeurs mais ce n’est que lors des opérations navales de la conquête de l’Algérie que la Marine s était adjointe le concours de l’aviso à roues le Sphinx qui fut le premier à apporter en France la nouvelle de la prise de l’Alger !
•Il a fallut plus de 20 ans pour qu’une opération navale importante vis des vaisseaux à vapeur engagés et quels vaisseaux! Rien moins que ces impressionnants trois ponts à coque noire et triple rand de batteries blanches dont les machines devaient faire intervenir un élément nouveau primordial l’indépendance de leurs mouvements par rapport au vent et à la mer dans la conception des batailles navales de l’avenir.

•En septembre 1853 la flotte française sous le Vice-Amiral Hamelin ( ancien de l’expédition d ’ Alger) faisait sa jonction avec la Flotte anglaise de l’Amiral Dundas . Les flottes conjuguées étaient prêtes à intervenir.
•La Russie était trop engagée alors elle déclara la guerre à la Porte le 20 novembre 1853 et l’Amiral russe Nakhimoff écrasait la flotte de Hussein Pacha à Sinope avec 7 frégates , 3 corvettes et 2 vapeurs.
•La bataille fut rondement menée en quelques heures avec des obusiers et les Turc ont perdu 4 500 hommes morts et blessés !
•Le 3 janvier 1853 les flottes alliées franchissaient le détroit des Dardanelles pour rattraper Nakhinoff en mer Noire mais il s’était enfermé dans Sébastopol alors que le Star à terre mettait le siège devant Sillistrie dernier rempart avant Constantinople.
•Alors un pacte fut signé entre la France , la Turquie, La Grande Bretagne le 27 mars 1854 pour déclarer la guerre à la Russie et les hostilités commencèrent le 17 avril 1854 en direction d’Odessa bombardé
le 20 avril 1854.


•Le Russe Nakhimoff n’avait que 10 vaisseaux et 6 frégates alors que notre escadre d’Orient était composée de 2 vaisseaux mixtes le Napoléon et le Charlemagne avec 7 vaisseaux à voile Friedland, Valmy , Ville de Paris avec le vice Amiral Hamelin , le Henry IV, Bayard, Jupiter et Iéra !
•Mais aussi 4 frégates à roues étaient présentes la Mogador, Gomer du Contre Amiral Romain Desfossés et Magellan avec en plus 4 corvettes comme le Chaptal, Caton, Héron et le Narval !
•Cette escadre va bientôt être rejointe par celle de l’Océan avec en autre le Jean Bart et 3 vaisseaux à voiles comme le Suffren avec des frégates à roues et 2 corvettes à vapeur le Roland et le Primauguet !
•Entre temps les troupes alliées avaient été envoyées à Gallipoli puis les transports les amenèrent à Varna en juin 1854 pour une attaque à Dobroudja qui fut un échec .
•Pour combler le tout le Choléra ravageait les troupes et 800 marins moururent en 15 jours !

•Le 14 septembre 1854 débarquement des troupes de 60 000 hommes avec leur intendance , leur artillerie et leurs chevaux .
•La marine disposait de 356 navires dont 89 bâtiments de guerre et 117 navires marchands affrétés à la hâte pour en garder au final que 13 vaisseaux et du 31 Aout au 5 septembre l’embarquement du corps expéditionnaire fut mené à bien .
•Les troupes avaient pris pied sur les plage d’ Old Fort à 50 km environ au nord de Sébastopol le 12 et le 20 elles se dirigeaient vers la citadelle éliminant les Russes à la bataille de Alma pour finalement mettre un siège devant Sébastopol le 26 septembre 1864.
•Et l’on entra dans la mauvaise saison qui devait éprouver autant les troupes que les équipages de la flotte qui mouillait au large dans le gros temps avec les tempêtes de la mer Noire .

•Les navires français Ville de Paris , Montebello, Freidland, Valmy, Napoléon, Henri IV , Charlemagne s’embossèrent pour une action de bombardement .
•40 000 coups furent tirés en 4 heures sans autre effet que de brûler de la poudre et de voir nos navires mis à mal comme sur le navire Ville de Paris .
•Plusieurs navires en flammes dont le Napoléon obligé de quitter la ligne à la remorque et de perdre quelques 500 marins dont 300 anglais et 200 Français sont tués et blessés ! Le 07 novembre on décida de mettre en hivernage la flotte mais en laissant quelques navire en garde mais le 14 novembre un terrible vent surprit les navires au mouillage

KIMBURN
•Après le désastre bombardement de Sébastopol nous envisagions de construire désormais en France des forts flottants fortement blindés de 51 m de longs blindés de 10 cm d »épaisseur pas très rapide 3,9 nœuds mais armés de 16 pièces de 50 portant à 2 500 mètres et de deux canonnades de 12 placées sur le pont.
•Trois batteries ont été utilisées : Dévastation, Lave, Tonnante contre Kimburn le 17 octobre 1855 elles commencèrent une canonnade de 4 heures et anéantirent les batteries Russes qui se sont étonnées de voir leurs boulets rebondir sur ces étranges navires!!

En Baltique
•La flotte franco-anglaise entreprit le long voyage vers la Baltique pour les Sund en juin 1854 avec du côté anglais avec 25 navires à roues et à hélices , 13 vaisseaux mixtes et 6 vaisseaux à voiles sous les ordres de l’Amiral Napier et pour les anglais 8 navires mixtes avec l’Amiral Parseval-Deschenes.
•A Calais un corps expéditionnaire se prépare le division Baraguay D’ Hilliers et en attendant les troupes la flotte décide d’appareiller pour
• l’ Archipel D’ Aland qui contrôle l’entrée du golfe de Bothnie.
•L e 6 août 1854 un compagnie débarque et le 15 sans grand combat la place tombe et on rembarqua car l’hiver venu après avoir tout détruit !
•Les Amiraux Dundas et Penaud restent tandis que l’Amiral Napier regagne l’Angleterre .
•En août 1855 l’attaque sur Sweaborg était plus pour occuper les hommes que pour obtenir des résultats et en février 1856 on signa la paix !

DU KAMTCHATKA AUX ILES ALÉOUTIENNES
•Le troisième front de mer après ceux de la Mer Noire et de La Baltique était un territoire russe qui pouvait être menacé par les flottes conjuguées franco-anglaises malgré ces rivages lointains et glaciales comme au Kamtchatka et à l’ extrême ouest du continent américains tel que l’Alaska qui était russe à cette époque !
•L’Amiral Févriers- Despointes commandant de la divisons navale du Pacifique reçut l’ordre de rejoindre la division de l’Amiral anglais Price pour attaquer les places fortes de l’Empire et les réduire .
•Cette divisons était composée de la Forte frégate de 60 canons , des corvettes Eurydice et Arthémise de 32 canons du Brick de 14 canons Obligado enfin du Prony un bâtiment à vapeur de 300 chevaux !

•Le 28 Août 1854 l’escadre alliée composée de 6 navires entrait dans la baie d’ Awatsch et mouillait devant Petropavlovski , une des anses intérieures de la baie !
•L’attaque contre la citadelle était fixée au lendemain matin mais le soir un canot anglais vint annoncer à notre Amiral que l’Amiral Price s’était suicidé d’un coup de pistolet, (dépression nerveuse?).
•La Navy était restée muette à ce sujet !
•Après un vote le 30 Août une frégate Française La Forte réduit au canon les batteries extérieures de Pétropavlovski mais à l’ intérieur du port où se trouvait la frégate Aurora de 44 canons et le transport Dwina.

•Le commandant en chef du corps expéditionnaire était l’Amiral Jurien de la Gravière excellent marin qui devait se révéler grand diplomate et ferme chef de troupe.
•Il su tout à la foi ménager la vie des hommes et préserver les intérêts de la France pour les bonnes relations séculaires avec le Mexique.
•L’escadre française était composée de 11 navires : Le Massena qui était un bâtiment Amiral , 4 frégates dont Ardente, Guerrier, Astrée, Foudre ,une frégate à roues : Montezuma et 2 avisos à hélice : Chaptal et Marceau ; un aviso à roue Bertholet deux canonnières à hélices ; Eclair et Grenade puis 3 transports à hélice : AUBE? Meuse? Sèvre !
•L’appareillage du premier contingent se fit en novembre 1861 avec 2 400 soldats français avec 250 chevaux et 3 000 espagnols sous les ordres du général Prim !

•La flotte constituée de Bâtiments légers Lance, Ste Barbe Grenade, Tempête Tonnante, Pique, Tactique se vit renforcée à partir de 1864 des frégates à vapeur Magellan et Darien des corvettes à vapeur Colbert et Forfait de l‘aviso Brandon Commandant de Jonquières et de diverses canonnières et transports.
•Nous devenions maître du Mexique s’agissait il de l’occuper ?
•La grande pensée de Napoléon III souhaitait une coopération amicale et la collaboration de nos techniciens et de nos militaires à l’œuvre de régénération de ce pays divisé par des luttes fratricides.
•Un Empereur l’Archiduc Maximilien frère de l’Empereur d’Autriche monta sur le trône en mai 1864 .
Images des bâtiments trouvées sur le très bon site Wikipédia .

https://fr-academic.com/dic.nsf/frwiki/667786






DE REICHSCHOFFEN A SEDAN
•Point de vue de la Marine en 1870 :
•-4 frégates cuirassées du type Gloire ; Magnanime, Héroïne Provence, Couronne ; 2 corvettes cuirassées : Montclam , Atalante et un aviso en bois Renard sous l’escadre du vice Amiral Fourichon .
– 2 frégates cuirassées : Gauloise, Flandre et une corvette cuirassée : Thétis sous l’escadre de la Manche du Contre Amiral Dieudonné .
•Dans les stations lointaines nous avions au levant la Belliqueuse et au Japon l’Alma.
•En réserve les vaisseaux cuirassés Mongenta et Solférino , les frégates cuirassées Océan, Guyenne, Surveillance , Valeureuse, Revanche , Savoie , Invincible , Normandie et les corvette cuirassées Jeanne d’arc, Armide, Reine Blanche et des bâtiments de gardes de côtes Rochambeau , Cerbère, et le Taureau!


https://fr.wikipedia.org/wiki/Provence_%28cuirass%C3%A9,_1863%29
•L ’Escadre était donc en Baltique tandis que le 11 l’escadre de Méditerranée bloquait la mer du nord .
•Cette dernière escadre commandée par le Vice Amiral Fourichon comprenait les Frégates cuirassée Magnanime qui était un bâtiment amiral et l’Héroïne sous les ordres du Contre-Amiral Jauréguiberry , la Provence du Contre-Amiral de Voulx , Valeureuse , Revanche , Invincible et la corvette Atalante!
•La flotte Allemande ne sortit pas de ses refuges et les opérations de blocus furent les seules activités de notre Marine sur ces deux théâtres d’opérations .

•Le Lieutenant de Vaisseau Franquet fonça sur l’adversaire pour l’aborder mais un obus atteignant la chaudière (non blindée comme cela était d’usage à l’époque ) mit fin à l’entreprise .
•Poussé par le vent on se retrouva vite dans les eaux territoriales et il fallut mettre à la voile pour gagner un abri.
•Du corps expéditionnaire de 40 000 hommes soit le 5ème de l’Armée ont été prévu pour être jeté sur les côtes catastrophiques des combats sur terre ; Wissembourg le 4 août .
•Il fut plus question dès les débuts catastrophiques des combats sur terre : Froeschwiller et Forbach 6 août ; Borny 14 août; Rezonville 16 août Saint-Privat 18 août; capitulation de Sedan le 1 septembre !

•Le 19 septembre le siège de Paris commençait mais la Marine n’avait pas attendu le siège pour aider l’armée.
•Laissant son escadre patrouiller en mer du nord avec comme port d’attache Dunkerque l’Amiral Fourichon organisait à Cherbourg un parc d’artillerie et la formation de bataillon de fusiliers marins.
•La marine avait affronté avec succès dans de rares rencontres les bâtiments ennemis, elle croisait en mer du Nord (division de l’amiral Faurichon) et la simple menace d’un débarquement sur les côtes de l’Allemagne du Nord – prévu de concert avec une intervention danoise – y retenait 100.000 hommes de troupes.
•Le rôle à terre des détachements de marine et de son artillerie pendant la phase de Défense Nationale de l’hiver 1870-1871 était glorieux, tandis que la flotte assurait la pleine liberté des communications sur mer au gouvernement et son ravitaillement.

•En France l’armée de terre était sur le point de mire de toute la population et on attendait des miracles !
•A la tête de l’armée un homme malade Napoléon III et à la direction des opérations des gens ignoraient jusqu’à l’existence de la Marine.
•Sans directives du haut état major la Marine qui faisait son chemin en autonomie et le faisait du mieux qu’elle pouvait.
•Le désastre de Reichswehr le 6 aout et Cherbourg qui envoyât ses hommes sur Paris et ils furent 9 000 hommes dont l’équipage du Louis XIV vaisseau école de canonnage sous les ordres du Capitaine de Vaisseau Krantz.
•Le commandant en chef des marins était le Vice-Amiral La Roncière Le Noury secondé par les Contre-Amiraux Saisset et Pothuau.

•Près de 200 pièces de 200 coups armèrent les forts de la capitale et aussi la ville de Lyon par une batterie venue de Toulon de 162 pièces et 900 marins !
•L’ Amiral Rigault de Genouilly ministre de la Marine céda son poste le 4 septembre pour le Vice-Amiral Fourichon.
•Le 13 août sur ordre général de l’Amiral L a Roncière qui décréta :
•Article 1 : Les forts seront tenus comme des vaisseaux.
•Article 2 : le service s’y fera conformément au décret du 20 mai 1868 sur le Service à la Mer , en tout ce qui ne sera pas contraire au Règlement sur le service des Places!
•Les forts furent approvisionnés comme les navires et des postes de sémaphoriques avec mât , vergue, pavillon , boules et cônes réglementaires furent montés pour la signalisation .

•L E 19 SEPTEMBRE 1870 Paris était cerné , il y avait 14 000 marins dans les forts et dans la capital Paris 50 000 hommes des troupes et de ligne , 125 000 gardes mobiles de province, enfin 350 000 gardes nationaux .
•Les gardes mobiles et nationaux n’avaient qu’un encadrement médiocre et une telle troupe ne pouvait et ne put entreprendre que des actions isolées.
•La Marine formait une unité d’élite parfaitement commandée , disciplinée et au sein de laquelle il n’y eut aucune tentative de révolte.
•Les marins s’étaient vu attribuer des fonctions en rapport avec leur spécialité.
•Outre les canonniers il y avait des timoniers pour manœuvrer les projecteurs électriques qui portaient à deux kilomètres.

•A la gare de Austerlitz l’aéronaute Godard formait des pilotes de ballons, et la plupart des 65 aéronefs qui quittèrent Paris furent pilotés par des marins.
•A la gare d’Orsay le grand hall était réservé à la fabrication des ballons.
•Les Gabiers trouvaient là à s’employer aux filets , aux nacelles à toute la corderie compliquée des appareils mais qui n’avaient pas de secret pour nos marins !
•Des tentatives furent faites par des vaguemestres munis du scaphandre autonome Denayrousse pour la traversée des lignes ennemies par le lit de la Seine.

•Pour les fusiliers marins comme pour la troupe cela consistait à une action avec des sorties en ballons auxquelles on ne croyait pas trop mais qui contraignaient l’ennemi à reculer ou à modifier son système de blocus .
•Stratégiquement contestables ces percées coûtaient toujours des hommes du matériel mais elles furent menées avec courage .
•C’est ainsi que le 28 octobre 1870 l’Amiral Saisset s’emparait de Drancy et après une héroïque résistance il devait évacuer le 30 octobre 1870 !

•Le 30 novembre c’était l’attaque du plateau d’ Avron avec 3 000 marins puis le 21 décembre en plein cœur de l’hiver la foreuse attaque du Bourget sous la conduite du Lieutenant de Vaisseau Fournier que l’on retournera Amiral en chef de la Flotte en 1905 !
•Dans cette affaire 8 officiers et 254 hommes furent portés disparus au cours de ces actions et l’on a relevé les noms de beaucoup de futurs officiers généraux : Krantz , Humann, Gervais, Touchard, Bienaimé.
•Nombre d’entre eux étaient à Sébastopol en Cochinchine au Mexique et on les retrouvera encore hommes politiques de la troisième République !

•A Aucours à la tête de 2 000 hommes le Général auxiliaire prend la ville sous la mitraille les idées républicains de Gougeard comme ailleurs celles de nombre officiers de Marine qui s’étaient brusquement trouvés en contact avec le peuple et la troupe.
•En dépit de sa vaillante conduite le Capitaine de Frégate Gougeard le libéral avait été surnommé le chaloupier rouge restera jusqu’en 1873 à ce grade tandis que ses compagnons de combat seront promus Capitaine de Vaisseau et Amiraux .( Il sera promu Capitaine de vaisseau qu’ en 1875 )
•Gambetta par reconnaissance pour sa fidélité fera de lui un éphémère ministre de la Marine dans son cabinet !

•Les marins canonniers des batteries de Sèvres et de Meudon ont coulé deux des canonnières du premier siège que les Fédérés ont armés et retournés contre les Versaillais.
•Ce sont même des fusiliers marins qui entraient dans Paris les premiers le 21 mai 1871 par la porte du Pont–du-Jour restée sans surveillance et le Capitaine de Frégate Trêves les a commandés .
•Paris a brûlé les Tuileries le Louvre, Le Palais Royale, La Cour des Comptes, Les Palais de Justice, la Préfecture, l’Hôtel de Ville , Les Magasins généraux ont été en flammes .
•La Seine a coulé entre deux feu , les Marins ont deux canonnières : Sabre et Claymore et depuis le fleuve soutiennent les leurs qui livraient des combats acharnés.

•Faute d’instruction précises l’Amiral Rigault de Genouilly occupa d’abord Tourane en août 1858 puis Saint Saïgon en février 1859 mais la cour de Hué ne se manifestant toujours pas l’ estuaire du Mékong grenier du riz fut bloqué , on croyait enfin tenir l’empereur annamite Tu-Duc.
•Mais c’était mal connaitre l’ennemi car le temps a joué contre nous , des garnisons des places occupées ont dû extraire un fort contingent d’hommes pour renforcer nos troupes de Chine au golfe de Pet chili.
•Saïgon assiégé et sans la ténacité de l’Amiral Rigault l’entreprise annamite aurait été sans lendemain !

•En février 1861 L’Amiral Charner a délivré et s’ est emparé de My Tho.
•Des préliminaires de paix avaient été entrepris mais là comme en Chine il a fallu la contrainte d’un blocus pour que l’Empereur Tu Duc voulu signer le traité de Hué en avril 1863 .
•Nous avons obtenu d’abord trois provinces puis la totalité de la Cochinchine.
•La Marine avait dès lors à faire preuve de la valeur de ce territoire , Le Mékong apparaissait la voie royale pour le drainage de toutes les richesses de la Chine , du Laos et du Cambodge.

•L’admirable exploration du Mékong qui dura trois ans fût l’œuvre du Capitaine de frégate Doudart de Langrée et de son second l’Enseigne de Vaisseau .
•Ils remontèrent jusqu’au Yu-Yan, hydrographiant , négociant avec les populations riveraines des traités d’alliance.
•Langrée a du mourir d’épuisement à la frontière de Chine et Garnier rentra seul déçu sur le but principal de couper le Mékong de rapides pour qu’il ne soit plus navigable.
•Le fleuve du Tonkin était une voie meilleure et plus directe pour la pénétration vers ma Chine et ce fut l’origine de la campagne du Tonkin !

•En mars 1882 le Capitaine de frégate Rivière était devant Hanoï avec trois canonnières et 700 hommes , il avait pour instruction de garder son sang froid car les escarmouches l’obligeaient à l’attaque.
•Hanoï était emportée d’assaut en avril 1882 après un combat de trois heures , les pavillons Noirs descendus de Chine harcelaient le corps expéditionnaire et il fallut pousser en amont du delta jusqu’à Nan-Dinh en mars 1883.
•En repoussant une attaque devant Hanoï en mai 1883 que Rivière était tué, cette mort eut sur l’opinion publique un effet considérable .
•Rivière était connu à Paris comme marin écrivain , homme du monde .
•Des crédits furent votés pour que 4 000 homme mis sur le pied de guerre une force navale constituée , 29 bâtiments dont 4 cuirassés .

•L’Amiral Courbet devait opérer en Annam l’Amiral Meyer en Chine, après une rapide traversée la flotte de Courbet arriva devant l’estuaire de la rivière de Hué .
•Un ultimatum avait été proposé à la cour qui l’ avait repoussé les 18 et 19 août puis un bombardement a anéantit les forts et les marins les occupent le 20 août.
•L’entrée de la rivière était désormais libre , les canonnières Lynx et Vipère avaient franchis une estacade de jonques coulées remontant vers Hué mais il n’y avait pas de combat.
• Le 25 août la Cour avait signé un traité qui précisait entre autres clauses pour l’établissement d’un Ministre Français résidant à Hué et la réorganisation militaire et civile du pays grâce à la coopération des fonctionnaires français.
•Une flottille de blocus était néanmoins maintenue sur les côtes d’ Annam en garantie de la bonne exécution du traité du 25 août 1883.

Au cours de l’été 1883 la marine avait transféré de Cherbourg en Méditerranée les torpilleurs 63,64,de 33 mètres (46 tonnes de déplacement) .
Le 14 avril 1884 ces deux bâtiments étalèrent un violent coup de vent entre Toulon et Ville franche . Cette tempête renforça à l’excès l’enthousiasme de l’amiral Aube et de Gabriel Charmes en faveur du torpilleur.
Il fallut bientôt reconnaître que par gros temps la vitesse de ces navires tombait à 8 nœuds (14,72km h) que la consommation de charbon augmentait dans des proportions considérables et que la vapeur combative devenait problématique .

•Torpilleur 167 et 168 sous l’ impulsion des théories les plus radicales de la Jeune École un engouement extraordinaire se manifesta en France pour les petits torpilleurs considérés comme l’antidote des cuirassés.
•Plus de 350 furent construits en moins de 25 ans .
•Les deux bâtiments représentés ici disposaient d’un tube lance-torpille d’étrave .
•Ils dépassaient péniblement les 20 nœuds c’est-à-dire environ 36,8 km heure par la mer belle .

•Ministre de la Marine de janvier 1886 à mai 1887 l’amiral Aube passe pour le père de la jeune École .
•En réalité Aube souhaitait création d’une flotte équilibrée associant cuirassés, croiseurs et torpilleurs .
•
•Auteur de la réforme de la Marine et de bien d’autres ouvrages le journaliste Gabriel Charmes gendre de l’amiral Aube fut à l’origine des théories les plus audacieuses de la Jeune École .
•Estimant le cuirassé périmé, Gabriel Charmes préconisait la constitution d’une flotte composée uniquement de croiseurs et de torpilleurs .

Torpilleur de 130 tonnes de la classe AUDACIEUX , ce bâtiment lancé à la fin du 19 ème siècle en dépit de performances améliorés par rapport aux séries précédentes ne put que confirmer les défauts de ce type de navire : manque d’endurance, mauvaise tenue à la mer , impuissance devant les destroyers .
Et lors de la crise de Fachoda, il fallut reconnaître l’inefficacité des 220 torpilleurs des défenses mobiles construits à grands frais !

Le Lutin est mis sur cale à l’arsenal de Cherbourg; il est lancé en 1877; il entre en service en 1877; à partir de 1884 il fait partie de l’escadre ’Extrême-Orient, il participe notamment à la guerre franco-chinoise de 1884/1885; en juillet 1893 lors du forcément du Menam par les canonnières françaises Inconstant et Comète, il est stationnaire à Bangkok; en 1897 il est transféré au Cambodge sans changer de nom; il est rayé en 1908.
En 1897 la canonnière française Le Lutin de la classe Crocodile est transféré au Cambodge alors sous protectorat français.
Déplacement 465 t; 440 cv; vitesse 10 nœuds; armement 2 x 140 mm; 2 x 90 mm; 10 x 37 mm .

•Envoyé en Mer de Chine en 1883, il intègre l’Escadre Courbet, remonte la rivière Min jusqu’au mouillage de la Pagode pour détruire la flotte chinoise.
Il rentre à Cherbourg pour être désarmé une première fois en 1885.
Réarmé en 1894, il part pour les côtes américaines, la Chine et l’Océanie.
Il bombardera plusieurs îles révoltées dont Tahaa.
On le retrouve à Honolulu en 1898 avant qu’il ne rallie la Division d’Extrême-Orient et soit désarmé en 1899.
•Déplacement : 3 200 tonnes
Longueur : 90 mètres
Maître bau : 13 mètres
•https://www.postenavalemilitaire.com/t66-duguay-

Caractéristiques
•Dimensions :
•50.08 x 49.74 (fl.) x 8.15 x 3.32 m
•Déplacement :
•820 t (795 t Mégère)
•Vitesse :
•11 n (Lucifer), 9.1 (Mégère)
•Effectif :
•93 h
•Propulsion :
•1 hélice – machine Rochefort de 200 chn, 575 chi – gréement : 3 mât goélette, puis brick (1117 m²)
•Machines horizontales à fourreau à action directe construites à Rochefort, les premières de ce type construites en
•France : 2 cylindres : d = 1,32 m (diamètre équivalent 1,16 m) ; c = 0,62 m ; 2 chaudières ;
•hélices 6 pales de 2,7 m, puis doubles bipales de 2,6 m.
•http://www.dossiersmarine.fr/a-a1.htm

•Devant Fou-Tchéou la division était composée de trois croiseurs en bois ; Duguay-Trouin navire Amiral , Villars, D’Estaing, d’un éclaireur d’escadre ; Volta des trois canonnières de mer : Lynx , Vipère , Aspic, des torpilleurs 45 et 46 et de cinq canots à vapeur.
•L’Amiral Ting avait tous ses 4 croiseurs , 4 avisos 3 canonnières 7 canots porte torpilles et des brûlots et la batterie de terre.
•Le 22 Août 1884 Courbet est informé de la déclaration de guerre et fait prévenir le Vice Roi du Fou-Kien .
•Le 23 Août à 13h45 l’ordre d’appareiller est donné et le feu commence vers l’ennemi dans le calme !

•Le 27 Aout 1884 descente de la dangereuse passe Mingan sur la rivière Min et on distinguait nettement la distance qui était si courte , le grand soleil rouge brodé dans le dos de leur casaque jaune.
•Dans cette scène de désolation nos navires en ligne de file glissaient lentement vers la haute mer dans la passe étroite.
•Le Duguay-Trouin était en tête suivi par la Triomphante!
•Cependant l’effet moral causé par l’affaire de Fou-Tchéou fut nul , pire et la retraite logique de Courbet fut interprétée comme une dérobade.
•Courbet proposait l’attaque au nord alors l’ordre se limité à Formose et on occupa Kelung mais on était repoussés à Tam-Soni mais se fut tragique avec 1 6000 hommes de troupe contre trois millions de Chinois !
•La mer était en plus mauvaise et les jonques très habiles et là encore notre action n’impressionna nullement Pékin et les Anglais ricanèrent!

•A bord de ce transport on couchait les blessés mais beaucoup y perdront la vie , conséquences de leurs blessures !
•On les allongeait dans des petits lits de fer alignés et ils recommençaient en sens inverse cette fois leur voyage quand ils y parvenaient !
•Dans le cas contraire à bord d’un navire Hôpital beaucoup de malheureux décédés ont été immergés sur la route du retour pour l’hygiène car les épidémies devaient être évitées !

•Une triste tradition dans la Marine , la vente publique des effets du mort « Les Fourriers apportèrent sur le pont deux sacs de toile comme nous les connaissons scellés de gros cachets en cire rouge et marqués au de Sylvestre »
•C’était pour vendre à la criée comme le règlement exigeait pour les morts à l’époque vers 1886 ,tous ces vêtements et tout ce qui lui avait appartenu au monde.
•Les matelots avec entrain virent se grouper autour à bord du navire Hôpital et ces ventes étaient régulières pour que cela n’émotionne plus l’équipage habitué à ce rituel !
•Un soigneux coup de balai fut donné après afin de bien débarrasser ce pont qui devait rester propre des débris de poussière ou bien des fils tombés de ce déballage .

•Pour ceux qui ont eu la chance de revenir des souvenirs exotiques et sitôt débarqués un vrai repas à la Française comme et exemple de marin qui a interpellé ce garçon !
•- De l’eau veux tu me la foutre par-dessus bord et plus vite que ça !!
•- De l’eau !!! avec ça je n’en sors pas d’en prendre assez de l’eau pendant tous ces mois de mer 😡
•« Image du livre de Paul Léonnec Nos Marins »

•Le 17 octobre 1887 le gouvernement général de l’Indochine était créé et il réunissait la colonie de Cochinchine aux protectorats d’ Annam, du Tonkin et du Cambodge.
•A Siam la Marine allait élaborer une dernière mission , Le Siam soutenu par l’Angleterre rêvait d’annexions territoriales vers l’Est !
•Ses troupes avaient déjà franchi le Mékong et les éléments avancés se trouvaient à 4 kilomètres de Hué mais la France lasse de ces affrontements dans lesquels elle avait perdu tant d’homme envoya des négociateurs à Bangkok pour régler l’affaire à l’amiable.

•Le conflit sino-japonais qui avait éclaté entre temps se terminait par le traité de Simonoseki en avril 1895 .
•La chine était encore un peu secouée par la récente guerre et sa population moins convaincue de l’inébranlable puissance séculaire du pays.
•Certains voulaient se partager la Chine comme ils avaient fait pour l’Afrique mais la France qui avait obtenu les mines de fer du Yun-Nan soutenu par l’Allemagne et la Russie qui étaient à nos côtés dans cette entreprise de défense des intérêts de la Chine contre le Japon ainsi que pour la révision du traité de Simonoseki.
•La fin d’un calvaire sous un soleil de feu le ventre vide et la gorge sèche les pieds en sang les premiers éléments de la colonne Seymour entraient dans Tien Tsin, ramenant leurs blessés et leur matériel !

•Le 13 juillet 1893 on était en pleines négociations quand arrivent devant la barre de Paknam entrée de la rivière de Bangkok les deux navires Français comme l’aviso Inconstant ( Commandant Bory ) et la canonnière de mer Comète ( Commandant Dartige du Fournet ).
•Les deux marins ignorent le début des pourparlers et tout en mettant aux postes de combat n’ont pas d’intentions hostiles.
• La flotte siamoise au mouillage opposait 35 pièces épaulées par 17 canons terrestres et l’ordre d’attaque monte aussitôt aux drisses on pousse les feux sous l’étrave des bâtiments à 10 nœuds le barrage des jonques est pulvérisé .
•Les navires foncent vers Bangkok , bientôt la capitale siamoise est sous la menace de nos pièces.
•Les négociations allèrent bon train et le 3 octobre 1893 on signait un traité qui délimitait les frontières entre le Siam et nos colonies et les accords furent respectés !

•Le 01 juillet un bataillon d’ infanterie de Marine arrivait en Indochine et il n y avait plus dès lors qu’à reprendre la route de Pékin pour percer avec les forces alliées de 6 700 hommes qui eurent à affronter 22 000 Chinois .
•A Pékin les premières escarmouches contre les légations avaient commencé dès le 17 mai car le gouvernement avait proposé assurer la protection des consulats et avaient proposé aux étrangers de se replier vers la mer sous la protection des troupes régulières.
•Après l’ assassina du Ministre Allemand il ne restait plus qu’aux étrangers qu’à se barricader et se défendre avec le petit contingent de marins qui étaient arrivé le 01 juin !
•Après de nombreuses pertes dans les rangs des Marins, l’ennemi cessa ses attaques contre les légations le 17 juillet et enfin le 15 août 1900 la colonne de secours parvint à Pékin et cette malheureuse affaire fut notre dernière intervention en Chine !

•L’ insurrection le 5 juillet 1881 à Sfax concerna la Marine et l’ Amiral Garnault qui appareilla de Toulon avec six cuirassés de l’escadre d’évolution : Colbert ,Friedland, Marengo ,Trident , Revanche , Surveillance.
•Sous les ordres du Colonel Jamais avec un contingent de soldats qui occupait Sfax et au large il y avait aussi trois cuirassés de la division Navale du Levant ; Alma, Reine Blanche et la Galissonnière arrivés devant Sfax accompagnés de 4 canonnières Chacal , Pique, Gladiateur et Hyène.
•Après de durs combats de rue les fusiliers Marins se sont rendus maîtres de la ville !
•La troupe rembarqua et la Tunisie restait strictement protectorat et nous devions réaliser à Bizerte une base navale stratégique de premier ordre les travaux commencèrent en juillet 1898 !

•Un officier de Marine l’Enseigne de Vaisseau Savorgnan de Brazza entrevit pour la France un rôle important plus que celui de membre après de l’Association Africaine .
•Nous pouvions jouer tout seul pour nos propres intérêts à partir du Gabon qui nous avait été cédé contre paiement en argent comptant dès 1839.
•Courageux, diplomate, entreprenant L’officier Brazza poussa par trois fois ses expéditions au cœur de l’Afrique de 1875 à 1885 et fonda Brazzaville sur la rive droite du Congo le 1 er octobre 1880 en face de Stanley Pool , il en devint Commissaire Général le 26 mai 1885.

•En 1897 partit de Brazzaville avec 213 hommes la mission Marchand de la Marine se distingua et l’on remonta l’ Oubangui avec la canonnière de rivière Faidherbe qui tirait chalands et pirogues.
•Le Faidherbe en image ci-dessus était un bateau de fer de 1,80 m de tirant d’eau pouvant donner de 14 à 16 nœuds de vitesse .
•L’équipage était composé l’Enseigne de Vaisseau Dyé , secondé par un chef mécanicien civil et un second maître et deux mécaniciens de la Marine.
•A Ouango le Faidherbe fut dériveté , partagé en tronçons et porté à bras jusqu’au Soueh , affluent du Nil sur 160 km sachant que chacune des deux chaudières pesait à elle seule 450 kilos!
•Pendant un terrible mois sous les tornades le convoi avança et le 29 aout 1899 on atteignait Fachola en plaine un village de quelques huttes qui s’ appelle aujourd’hui Kodok aux confins du sud soudan.

•L’histoire des sous marins réserve souvent des surprises et nous ne retracerons que l’histoire des sous marins de constructions Française qui ont réellement fait leurs essais à la mer .
•Et c’est à partir de 1863 à Rochefort que le Capitaine de Vaisseau Bourgois et l’ingénieur Brun expérimentèrent un long fuseau porte-torpilles de 44,5 m de long déplaçant 420 tonnes en surfaces et propulsé par une hélice elle –même entrainée par une machine à air comprimé.
•En 1887 deux ingénieurs du Génie Maritime Zédé et Romazotti parvenaient à plonger correctement avec leur Gymnote ici sur la photo de 17,80 m de long qui déplaçait 30 tonnes .
•Un moteur électrique le propulsait à 7,3 nœuds en surface et 4,3 nœuds en plongée .
•Il sera désarmé en janvier 1897 et rayé en février 1872 , le plongeur fut transformé en citerne à vapeur à Rochefort et continua son service jusqu’en décembre 1930!
•En mai 1937 un ferrailleur s’occupa de son destin historique et triste !
UN INSTRUMENT D ACTION EXTÉRIEURE

•Livrée le 20 octobre 1827 la bataille de Navarin fur le dernier grand engagement de la marine à voiles.
•En moins le quatre heures une flotte composée de navires Anglais, Français et Russes détruisit de fond en comble l’escadre égyptienne d’Ibrahim Pacha .
•Au cours de cette affaire capitale pour l’indépendance de la Grèce , les navires Français, le Breslau et L‘Armide se distinguèrent particulièrement .
•Les Français ont combattu avec le même brio et la même efficacité que les Anglais et les Russes.
•Le vaisseau le Breslau et la frégate de l’ Armide se sont particulièrement distingués.
•Au total les forces françaises comptaient 42 tués et 142 blessés.

•Depuis la fin du 18 -ème siècle les grandes puissances européennes manifestant une exaspération croissante contre les Barbaresques à l’origine d’une course considérée de plus en plus comme un anachronisme.
•Le 27 août 1816 une flotte anglo-hollandaise sous les ordres de l’Amiral Exmouth devait se livrer à un nouveau bombardement en règle d’ Alger obligeant le Dey à abolir l’esclavage des chrétiens et à libérer les captifs.
•Cette flotte offre deux innovations et l’on note d’abord pour la première fois la présence de 7 navires à vapeur dont 4 de 160 chevaux le Sphinx le Pélican le Souffleur et le Nageur.
•Ces bateaux assureront les liaisons et le cas échéant remorqueront les vaisseaux .

•La prise de Alger le 5 juillet 1830 constitua la preuve du redressement de la Marine Française sous les ordres de l’Amiral Duperré la flotte avait assuré le transport et le débarquement de de 35 000 hommes , 4 000 chevaux et 70 000 tonnes de matériel.
•Les vaisseaux avaient contribué à la reddition de la ville par le bombardement des batteries du front de mer .
•Sur le plan politique l’expédition avait conduit à un échec et la prise d’Alger condamnée par les libéraux ne suscitait aucun enthousiasme dans l’opinion ne calmait nullement une effervescence croissante qui débouchait sur la Révolution de juillet de 1830.
•Entre autres répercussions cette conquête entraînera un résultat majeur : renforcer l’orientation méditerranéenne de la France et par là-même de sa Marine pour plus d’un siècle!

•Le forcement des passes du Tage par l’escadre de l’amiral de Rigny le 11 juillet 1831 constitua un authentique fait d’armes.
•On voit ici les vaisseaux défilant devant la tour de Belem au Portugal, l’escadre s’engage dans le fleuve en quatre heures ne tirant pas moins de 15 000 boulets les bâtiments Français neutralisent successivement les deux forts de l’entrée Bugio et Saint julien avant de réduire au silence la tour de Belem !
•En fin d’après midi toute l’escadre mouille en vue de Lisbonne où règne le plus profond silence d’après le témoignage même de Roussin.
•Don Miguel ne peut que céder alors aux exigences françaises et abandonner sa flotte en otage.

•L’instabilité chronique des pays de l’Amérique latine amena à plusieurs reprises les puissances européennes à intervenir pour défendre leurs intérêts économiques et ceux de leurs ressortissants.
•Lors d’un conflit avec le gouvernement mexicain l’escadre de l’amiral Baudin détruisait ainsi en novembre 1838 la forteresse de Saint Jean d’ Ulloa devant la Vera-CRUZ .
•Pour la première fois les navires français avaient utilisé des projectiles explosifs.

••En 1844 une escadre Française sous les ordres de Joinville devrait jouer un rôle déterminant dans la défaite d’ Abd el Kader soutenu par le Maroc.
•Au moment où Bugeaud remportait la victoire de l ’Isly sur les troupes du sultan le 14 Aout 1844 , l escadre effectuait une démonstration devant Tanger avant de bombarder et d’occuper Mogador .
•Après la conquête des massifs du Tell du Dahara et de l ’Ouarsenis de 1842 à 1844 le conflit s’élargit brutalement , le sultan du Maroc donna son appui à Abd el Kader.
•Une double opération stratégique a permis d éliminer cette intervention marocaine .

•Partie de Toulon cette escadre comportait des bâtiments à voiles dont trois vaisseaux et une frégate et onze navires à vapeur armés de canons.
•La première démonstration concernait Tanger et le 6 Aout 1844 , la flotte neutralisait les batteries et le port de Tanger au prix de pertes minimes 13 tués et blessés.
•Le Maroc refusant de céder , la seconde démonstration s’adressait Mogador, le tir de l’escadre ne se limitait pas aux batteries mais concernait la ville elle même bientôt transformée le 14 Août en un monceau de décombres.
•Une opération annexe permettait d’enlever l’île de Mogador située en face du port et d’en détruire les défenses.
•Les pertes Françaises ont été pas négligeable avec 83 tués et blessés!

•Vaisseaux Français au mouillage devant Smyrne, pendant tout le 19 -ème siècle la méditerranée orientale constitua une zone d’instabilité et les grandes puissances y entretinrent en permanence des stations navales.
•Sous l’impulsion de l’amiral Lalande la division Française du Levant acquit une remarquable efficacité.
•Lors de la crise franco-britannique de 1840 tous les observateurs eurent la conviction qu’elle l’aurait emporté sur l’escadre anglaise de la méditerranée

•L’affaire de Sébastopol du 17 octobre 1854 avait démontré la vulnérabilité des navires en bois et la nécessité du blindage des bâtiments.
•Un an jour pour jour après cet évènement les batteries françaises Lave, Dévastation et Tonnante réduisaient au silence les forces de Kimburn.
•Comme le montre ce document la flotte alliée devait assister au bombardement en se tenant hors de portée de l’artillerie russe.

•La batterie flottante Dévastation au premier plan comme les deux autres bâtiments du même type la Dévastation offrait un déplacement de 1650 tonnes et affichait des qualités nautiques extrêmement médiocres.
•Son intérêt reposait sur un blindage de plaques de fer forgé de 10 centimètres d’épaisseur abritant parfaitement 16 canons de 170 m/m tirant des obus explosifs.
•Ces bâtiments résistèrent au feu des canons de Kinburn sans subir le moindre dommage.

•En pleine guerre de Crimée alors que les obus explosifs viennent de faire la preuve de leur terrible efficacité la Marine Française comme la Royale Navy poursuit la construction de vaisseaux en bois à la coque doublée de cuivre dotés d’une machine auxiliaire à vapeur actionnant une hélice.
•On assiste ici au lancement du deux ponts ULM de 100 canons le 13 mai 1854 dans l’arsenal de Rochefort .

•Mise en chantier en 1858 sur les plans de l’ingénieur de Lome la frégate-cuirassé GLOIRE qui fut le premier bâtiment bénéficiaire d’une ceinture de 120 m de protection.
• Elle déclassait d’un seul coup tous les navires existants .
•Des frégates de la série GLOIRE ont tenu ainsi aux possibilités de leurs canons de 160 mm modèles 1858-1860 rayés et se chargeant par la culasse.
•Le blindage de 150 mm des bâtiments de la Provence répondait également aux nouvelles pièces de 190 mm.
•Quant à l’adoption de canons de 270mm à bord de la série Océan elle entraînait une protection de 200 m.
•La frégate en acier , l’augmentation des calibres et utilisation d’obus perforants à tête en acier durci bientôt dotés d’une fusée à retardement ont été à l’origine de cette compétition nouvelle entre le projectile et la cuirasse.

•Stanislas-Charles-Henri-Laurent Dupuy de Lôme, né au château de Soye à Plœmeur le 15 octobre 1816 .
•Ingénieur du Génie Maritime puis directeur des Constructions navales en 1857 Dupuy de Lome fut un des créateurs de la Marine moderne .
•Deux de ses réalisations s’identifièrent à des étapes capitales :
• – Le Vaisseau le Napoléon mis en chantier en 1847 construit en fonction de la vapeur et la frégate Gloire lancée en 1858 ancêtre du cuirassé .
•Source pour plus de renseignements :
•https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Dupuy_de_L%C3%B4me
•

•A la fin du second empire les constructions navales françaises étaient sur le point de perdre de l’avance qu’elles possédaient dix ans plus tôt.
•En 1868 la marine britannique mettait en chantier sur le plan de l’ingénieur E/J Reed la Dévastation :
•Longueur 94 m
•Maître Bau 19 m
•Tirant d’eau 8,03 m
•Déplacement : 3 327 t
•Puissance 6 637 ch
•Vitesse : 13, 84 nœuds
•Ce bâtiment avait une silhouette sobre sans mâture et possédait un rayon d’action de 4 700 milles .
•Son armement principal consistait en deux canons de 305 de 35 tonnes se changeant par la bouche.
•Le Dévastation put être considérée comme le premier cuirassé moderne !

•Dans les dernières années du second Empire la marine continua la construction de frégates et de corvettes cuirassées.
•Elle subit cependant la séduction de ‘éperon dont la bataille d’Hampton Roads semblait avoir démontré l’efficacité .
•Cette tendance se traduisait par la mise en chantier de navires-béliers comme le Taureau lancé à Toulon le 10 juin 1865 .
•Longueur : 63,12 m
•Maître bau : 14,50 m
•Tirant d’eau 5,35 m
•Déplacement 2 718 t
•Vitesse 12,58 nœuds
•Ce bâtiment était équipé d’un éperon et d’une seule pièce de 240 m/m

•En réaction contre l’insurrection des Talping les Anglais et les Français lancèrent en 1859 une importante expédition en Chine.
•Avec l’appui de la flotte le corps expéditionnaire réussit à remonter le Yang Tse à réduire les forts de Pet Ho et à atteindre Tien Tsin puis Pékin.
•Après la victoire totale du pont de Palikao qui souligne la déchéance de l‘armée chinoise Pékin est occupée le 13 octobre 1860.
•Douze jours plus tard un nouveau traité accorde aux français et aux Anglais des avantages considérables : l ouverture de onze nouveaux ports dont Nankin et Tien Tsin et l’accès du Yang Tsé à la navigation commerciale après la répression de l’insurrection des Taiping et la présence permanente à Pékin de missions diplomatiques qui ne tarderont pas à constituer un puissant moyen de pression politique.

•L Indochine s’identifie à une des régions privilégiées de l’expansion française sous le second Empire .
•Pour obliger la cour de Hué à accorder à la France des avantages économiques et religieux, l’Amiral Rigault de Genouilly décida le 17 février 1859 de s’emparer de Saïgon qui commandait le ravitaillement de l’ Annam en riz.
•La Marine tant par l’éloignement que par la nature du pays va être amenée à jouer les premiers rôles.
•Cet abandon d’une Indochine conquise suscite en France la vive réaction de Chasseloup-Laubat totalement acquis à l’idée d’une expansion militaire et économique en Asie ainsi que de certains marins comme les amiraux Rigault de Genouilly ou Bonard de la Grandière.

•Napoléon aux prises avec l’affaire du Mexique qui mécontente l’opinion et qui se révèle un gouffre financier hésite à se maintenir en Cochinchine d’autant plus que l’affaire d’Indochine se révèle elle aussi fort coûteuse 140 millions en trois ans.
•Aussi le 15 juillet 1864 accepte t il le principe d’un second traité avec la cour de Hué .
•En échange de l’abandon des provinces cédées l’empereur Tu Duc ouvrirait son empire au commerce Français assurerait le paiement d’un tribut perpétuel et laisserait à la France la possession d’un point d’appui à Saïgon.
•Le ministre Chasseloup-Laubat , les amiraux Rigault de Genouilly et de la Grandière réussiront à obtenir non seulement le maintien de la présence française en Indochine mais l’occupation du Cambodge.
•Au cours de cette occupation marquée par la prise de Vinh Long en 1867 les canonnières à vapeur jouèrent un rôle déterminant .

•Tout au long du siège de Paris, la Marine a joué un rôle considérable, elle a armé plusieurs forts.
•Les canonniers marins qui armaient les forts furent rapidement les favoris des Parisiens.
•Les Marins d’équipage de la marine à voile et ils n’ignoraient rien des nœuds et savaient ravauder ( raccommoder à l’aiguille ).
•On demanda aux Gabiers ( matelots de pont effectués à la manœuvre de la voilure et à l’entretien du gréement jadis ils étaient agiles et grimpaient facilement à la mâture leur loi était « une main pour soi , une main pour le bord »
•Les marins assurèrent aussi la fabrication et la manœuvre des ballons pendant le siège de Paris en 1870 et au total une soixantaine de ballons quittèrent la capitale !

•L’appareillage de l‘escadre de Cherbourg le 14 juillet 1870 sous les ordres de l’amiral Bouet- Willaumez en présence de l’impératrice avec cinq frégates cuirassées deux corvettes et quelques avisos.
•Car il voulait détruire ou bloquer les forces navales allemandes avant toute opération amphibie.
•En principe cet appareillage devait constituer le prélude à un débarquement en Baltique.
•Mais la neutralité du Danemark les premières grandes défaites devaient entraîner l’annulation de l’opération et amener l’escadre à se livrer à un blocus fatigant et stérile au large des côtes l’Allemagne du Nord.

•Dès la fin du mois de aout 1870 , 8300 officiers et marins, sous les ordres de l’amiral de la Roncière assurent l’armement et la défense des forts .
•Sur cette photo un groupe de matelots canonniers autour de la batterie Joséphine et l’ on y voit un canon de marine de fort calibre peut être 19 mm , commandés par un lieutenant de vaisseau .
•Pour les forts de Paris, elle va fournir 1 canon de 24 cm (transféré du polygone de tir de Vincennes au fort du Mont Valérien, portée pratique de 8000 m), 23 canons de 19 cm (portée de 7000 m), 183 canons de 16 cm (portée pratique de 6500 m). Chaque pièce est approvisionnée à 250 coups.
•

•Pour la défense de Paris (forts et flottille de la Seine), la marine a fourni 8 600 marins venant de Cherbourg, Brest, Rochefort et Toulon (nous ne comptons pas dans ce total les soldats de l’infanterie de marine des différents ports et ceux de l’artillerie de marine venant de Lorient).
•La première impression qui se dégage est donc la faiblesse de la participation numérique de la marine. Cette vision doit cependant être affinée par une approche qualitative, l’ importance des fonctions d’encadrement confiées à des officiers (remarque étant encore faite que les secteurs et forts de Paris commandés par des marins feront l’objet d’une analyse particulière).
•En deux mots, disons que le Gouvernement de la Défense nationale fait de la marine l’épine dorsale des armées en voie de formation par la nomination d’officiers de vaisseau à des postes-clés.

•Au cours de cette seconde phase du conflit marqué la plus belle des improvisations avec la mise en état de défense de Paris la formation des armées du Nord , de la Loire et de l’Est ,et là le rôle de la Marine va être considérable !
•La Marine a apporté la reconstitution des troupes près de 30 % de son personnel au total 563 officiers , 20 ingénieurs hydrographes, 28 157 marins sans compter des milliers de réservistes de l’inscription qui n’avaient pas pu être restés dans les dépôts des préfectures maritimes.
•Au total le rôle de la Marine au cours de la seconde phase de la guerre a été capital parfois même déterminant !

•On ne peut oublier non plus dès la fin du mois d’août sous les ordres de l’amiral de la Roncière l’armement et la défense des forts de Paris par 8 300 officiers et marins , suivant un service directement dérivé de celui en vigueur à la mer .
•Une flottille composée de cinq batteries flottantes et de huit canonnières démontables de six vedettes devait participer également sous les ordres du contre Amiral Exelmans à la défense de la capitale.
•Les Marins ont bénéficié aux heures les plus sombres de l’année terrible d’une réelle popularité !
•Aux cours de la malheureuse guerre de 1870 à 1871 Paris fut dès le 19 septembre et une des premières tentatives eut lieu de rompre les lignes allemandes le 31 octobre en direction du Bourget , en dépit du courage des Fusiliers-Marins et l’affaire se solda par un échec sanglant .

•Une classe de frégates cuirassées Océan et cette classe de navires dessinée par Dupuy de Lôme n’était pas très homogène, surtout en ce qui concerne les superstructures et l’armement.
•Avec une batterie d’artillerie lourde installée au centre du navire, protégée par une succession de barbettes sur chaque flanc recevant une artillerie secondaire.
•Longueur : 87,73 m
•Maître bau 17,52 m
•Tirant d’eau 8,99 m
•Déplacement 7 580 tonnes
•Puissance 3 780 ch
•Vitesse 13 nœuds
•Blindage : 1) ceinture 203m, 2) barbette « Ce blindage est fixe, ce qui distingue la barbette de la tourelle (formule dans laquelle le blindage est lui aussi porté par le pivot). Il est souvent conique » 152m, 3) kiosque 160m.

•Entré en service en 1877 le croiseur Tourville de 5 700 tonnes est à la mesure de la politique de recueillement menée par la marine au lendemain du désastre de 1871.
•Prévu pour la guerre de course ce bâtiment capable de filer 16 nœuds et dénué de protection offrait un armement de 7 pièces de 190m/n et de 4 canons de 138m/n .
•Sa construction associait le fer le bois et le cuivre .
•En attendant un programme restreint est présenté en 1871-1872 par le Conseil supérieur de la Marine et adopté par le Parlement.
•Ce programme consacre l’abandon de celui de 1857-1863 et il doit en principe s’achever en 1885.
•La française comptera :
•16 cuirassés de premier rang et 12 se second rang
•20 garde-côtes et 32 canonnières
•34 croiseurs et 18 avisos
•24 transports et 60 bâtiments de flottilles.

•Interrompue par la défaite de 1871 la politique d’ expansion coloniale reprit vigoureusement à partir de 1880 avec l’arrivée de Jules Ferry au pouvoir .
•Pour la France ébranlée par la défaite de 1871 elle constitua une compensation à la perte de L’Alsace et la Lorraine par une exigence vitale pour maintenir son rang de grande puissance.
•Jules Ferry l’a affirmé sans la moindre ambiguïté :
•« Rayonner sans agir, sans se mêler aux affaires du monde en regardant comme un piège comme une aventure toute expansion ver l’Afrique ou l’Orient vivre de cette sorte pour une grande nation … c’est abdiquer, c’est descendre de premier rang au troisième ou au quatrième »

•L’expansion coloniale s’adressa tout particulièrement à l’Indochine et se heurta à l’opposition de l’ Annam et de la chine .
•En aout 1883 la petite escadre de l’amiral Courbet neutralisa et occupa les forts de Hué obligeant ainsi la cour d ’Annam à reconnaître le protectorat de la France.
•Pourtant les premières opérations se déroulèrent favorablement et le 18 août l’Escadre de Courbet neutralisa les forts de Thuan-An qui commandaient l’accès de la rivière de Hué.
•Le gouvernement vietnamien céda alors puis ouvrit les ports de la citadelle et le 25 août il signa le traité de Hué qui reconnaissait le protectorat de la France .
•Un évènement majeur a d’ailleurs favorisé la réussite de la manœuvre de Courbet : la mort de l’Empereur Tu Duc le 17 juillet a ruiné la position du parti de la résistance.

•En dépit du traité de Hué signé en Août 1883 les troupes Françaises appuyées par des formations navales sous les ordres de l’Amiral Courbet , durent livrer au cours de l’hiver 1883-1884 de rudes combats dans le delta de Tonkin aux Pavillons Noirs soutenus par des unités chinoises .
•Les canonnières prouvèrent une fois de plus leur efficacité dans ce type de guerre.
•Faute de pouvoir mener une attaque surprise contre les escadres chinoises du Petchili et du Yang Tse Courbet se borne d’abord au Bombardement de Kelung le port de Formose mais faute d’effectifs il se trouve incapable d’occuper la base.
•Ainsi se décide- t- il à neutraliser l’arsenal de Fou Tchéou au fond de la rivière et détruire l’escadre qui s’y trouve forte de 4 croiseurs légers et d’une poussière de petites unités !

•Depuis le 1 er juillet la base était déjà surveillée par deux croiseurs , le 21 août Courbet avec le gros ses forces mouillait à son tour à La Pagode à une quinzaine de kilomètres de l’arsenal.
•Compte tenu de leur tirant d’eau , les bâtiments français ne pouvaient remonter jusqu’à Fou Tchéou.
•L’amiral adressait alors un ultimatum aux autorités chinoises , et faute de réponse appropriée concernant l’indemnité et l’application du traité de Tien Tsin , les opérations ont débuté le 23 Aout.
•Devant ce silence des chinois Courbet à l’action en pleine nuit avec les 45 torpilleurs et 46 munis de simples torpilles portées à hampe rétractable réussissaient à atteindre l’arsenal et à couler deux bâtiments chinois !

•Pour amener la Chine à reconnaître le protectorat français sur le Tonkin le gouvernement français a dut mener une véritable guerre.
•En août 1884 la petite escadre de l’amiral Courbet dans le cadre d’une audacieuse démonstration , réussit à remonter la rivière Min jusqu’au mouillage de la Pagode à neutraliser une partie de la flotte chinoise et à bombarder l’arsenal de Fou Tchéou.
•L’attaque de Fou Tchéou du 23 août 1884 fut marquée par un remarquable fait d’armes.
•Les deux canots 45 et 46 munis de simples torpilles à hampe rétractable réussirent à pénétrer dans la rade de Fou Tchéou à détruire le croiseur-amiral chinois et à en endommager sérieusement un autre.

•Lors de l’attaque de l’arsenal de Fou Tchéou l’amiral Courbet dirigea lui-même les opérations depuis la passerelle de l’éclaireur d’escadre Volta.
•Au combat de Fou Tchéou le 23 aout 1884 Courbet , son état major, et son équipage surent très éprouvés.
•Pendant cette action Boué de Lapeyrère commandant la flottille d’embarcations destinée à l’abordage.
•Voyant que l’attaque de l’aviso chinois Fou Sing par le torpilleur 45 n’avait réussi qu’à demi et celui ci embarqua dans le canot à vapeur du Volta armé en porte torpilleur poursuivit le navire ennemi et lui lança une torpille qui brisant probablement son hélice l’obligea à stopper.

•De 1883 à 1885 l’amiral Courbet assura le commandement de l’escadre de l’ Extrême Orient et il mena avec une rare maîtrise les opérations du Tonkin et la guerre contre la chine.
•Épuise par une dure campagne Amiral Courbet mourut le 11 juin 1885 en rade de Ma Kung à bord du cuirassé Bayard.
•Sa correspondance devait révéler de sérieuses réserves à l’égard de la politique de Jules Ferry !

•Dans les années 1880 les cuirassés français n’échappent pas aux conséquences du duel du canon et de la cuirasse.
•Pour résister aux effets des nouveaux projectiles les cuirasses augmentent l’épaisseur tout en ne couvrant plus le fort ou réduit central situé au centre du navire.
•Ce dessin de Sahib montre un canon de 270 dans une batterie blindée à 25 cm d’épaisseur.

•La politique coloniale de la III -ème République concerna également Madagascar .
•En 1883 une petite escadre effectua une démonstration devant Tamatave.
•La ville fut occupée à la suite d’un bombardement , la mise en place d’un blocus obligea finalement les Hovas à céder à la France le 17 décembre 1885 la baie de Diégo Suarez.

•Asservis aux exigences de la vielle poudre noire terriblement « brisante » les ingénieurs sont amenés à augmenter les calibres et les poids des pièces au point d’aboutir à des cantons monstres de 120 tonnes placés en tourelle à fonctionnement hydraulique.
•De son abri le commandant ou le chef de pièce assure lui-même le pointage en hauteur et en direction et actionne la mise à feu.
•Il commande également les mouvements de la tourelle !

•Le cuirassé Formidable de 12 000 tonnes est caractéristique des navires de ligne des années 1880 avant l’introduction des alliages et des poudres sans fumée.
•Le blindage atteint une épaisseur de 450m/m .
•L’armement comprend deux pièces de 370m/m avant et arrière en tourelles barbette (En artillerie, une barbette est un type de canon monté sur une plateforme à ciel ouvert (par opposition à une casemate) et tirant par-dessus un parapet (et non à travers une embrasure dans la fortification).
•Il est équipé de quatre 164 en casemate centrale et des 138m/m en batterie.
•Le lancement eut lieu à Lorient le 16 Aout 1885 .

•En dépit de l’augmentation sans cesse croissante de la portée des pièces de canon, les matelots Français de la fin du 19 IIème siècle continuaient à s’exercer à l’abordage.
•Au roulement du tambour les hommes sous la direction du commandant en second ils s’élançaient armés de sabres, poignards , haches, pistolets ou révolvers.
•Comme au temps de Nelson l’abordage était préparé par les gabiers grenadiers.
•

•Les gabiers grenadiers étaient juchés sur les basses vergues !
•Le gabier est un marin spécialiste des manœuvres à voile. Dans une époque où le vent représentait la principale source d’énergie pour faire avancer les navires, les gabiers étaient indispensables. Ils se démarquent par leur connaissance des gréements, leur agilité et leur capacité à interagir avec d’autres membres de l’équipage. Sur de grands voiliers, tels que l’Hermione, on trouve souvent plusieurs gabiers qui s’affairent avec précision autour de la mâture et des voiles.
•Le gabier joue un rôle clé dans l’équipage d’un navire, agissant sous les ordres du capitaine et du bosco, le second maître à bord.

•A la fin du 19 -ième siècle la voilure longtemps conservée comme mode de propulsion auxiliaire et comme garantie contre le roulis disparait des bâtiments de guerre.
•Cette disparition entraîne la fin du travail pénible et dangereux des gabiers amenés à opérer par tous les temps.
•Une autre servitude se manifeste cependant cette des « rue de chauffe » transformée en fournaises au cours de l’été ou dan les mers tropicales .

•Ministre de la Marine de janvier 1886 à ami 1887 l’amiral Aube passe pour le père de la Jeune École .(La jeune école est un courant de la pensée navale Français de la fin du XIX siècle )
•En réalité Aube souhaitait la création d’une flotte équilibrée associant cuirassés , croiseurs et torpilleurs.
•Pendant longtemps on a cru à la navigabilité des cuirassés et chercher à remplacer ces masses ou du moins une partie par des bateaux de grande vitesse plus légers pouvant se mouvoir plus facilement !
•

•Auteur de la réforme de la marine et de bien d’autres ouvrages le journalistes Gabriel Charmes gendre de l’Amiral Aube fut à l’origine des théories les plus audacieuses de la Jeune École .
•Estimant le cuirassé périmé et préconisant la construction d’une flotte composée uniquement de croiseurs et de torpilleurs.
•En 1885 la commission revient à la charge et demande au Ministre de manière précise si l’utilisation de navire de ligne continue à s’imposer.
•Devant sa réponse positive le rapporteur déclare :
•« Si l’opinion persiste qu’il faut continuer à construire des cuirassés en France et à l ‘étranger nous allons assister à une lutte d’un nouveau genre .Tout en laissant au département de la Marine la responsabilité de la construction de cuirassés on recommande aussi de développer le plus possible les croiseurs et les torpilleurs »

•« Au cours de l’été 11883 la marine avait transféré de Cherbourg en méditerranée les torpilleurs 63 et 64 de 33 mètres ( 46 tonnes de déplacement) .
•Le 14 avril 1884 ces deux bâtiments étalèrent un violent coup de vent entre Toulon et Villefranche .
•Cette tempête renforça à l’excès l’enthousiasme de l’amiral Aube et de Gabriel Charmes en faveur du torpilleur .
•Il fallut bientôt reconnaître que par gros temps la vitesse de ces navires à 8 nœuds que la consommation de charbon augmentait dans des proportions considérables et que la valeur combative devenait problématique.

•Torpilleurs 167 et 168 sous l’impulsion des théories les plus radicales de la Jeune École un engouement extraordinaire se manifesta en France pour les petits torpilleurs considérés comme l’antidote du cuirassé.
•Plus de 350 furent construits en moins de 25 ans.
•Les deux bâtiments représentés ici disposent d’un tube lance-torpilles d’étrave.
•Ils dépassaient péniblement les 20 nœuds par mer belle.

•Torpilleur de 130 tonnes de la classe Audacieux et ce bâtiment lancé à la fin du 19 ième siècle en dépit de performances améliorées par rapport aux séries précédentes ne peut que confirmer les défauts de ce type de navire : manque d’endurance mauvaise tenue à la mer impuissance devant les destroyers.
•Lors de la crise de Fachoda il faut reconnaître l’inefficacité des 220 torpilleurs des défenses mobiles construits à grands frais !
•Le Fachoda de 1898 qui donne l’occasion de faire le point et de juger de la qualité et de l’efficacité de la nouvelle Marine.

•Prévu pour la guerre de course le croiseur-cuirassé Dupuy de Lome fut une réussite .
•Déplaçant 6 400 tonnes pouvant atteindre 20 nœuds ce bâtiment disposait de deux canons de 190 m/m et de pièces légères contre les torpilleurs.
•Par un esprit d’économie mal compris ses successeurs de dimensions plus réduites s’identifièrent à de couteux échecs !
•En vertu du redressement le rapport des forces est on ne peut plus défavorable pour la France.
•La Marine Française n’oppose que 8 cuirassés à 17 navires de la ligne Anglais , 6 croiseurs-cuirassés contre 21 et 18 croiseurs protégés contre 36 !

•Le cuirassé Hoche de 11 000 tonnes est entré en service en 1887 et caractéristique des navires de ligne Français de la fin du 19 ième siècle .
•Même par mer d’huile il offre une fâcheuse tendance à plonger de l’avant et entre dans la catégorie des cuirassés sous marins suivant le mot cruel d’un Amiral de l’époque.
•La surcharge des superstructures lui valut encore le surnom de « grand hôtel » ou de « belle cible » .
•L’armement apparaît enfin hétéroclite avec deux 340 à l’avant et à l’arrière et deux 247 en tourelles barbettes (une barbette est un type de canon monté sur une plateforme à ciel ouvert (par opposition à une casemate ) latérales sans oublier douze 138 en casemate .

•Le GAULOIS lance en 1897 d’un déplacement de 11 500 tonnes offre la silhouette typique des cuirassés Français de la fin du 19 ième siècle formes « rentrante , mâts militaires surmontés de hune blindées » arbitrant des pièces légères contre les torpilleurs avec un armement hétéroclite et 4 canons de 305 , 10, de 138, 8 de 100 et 20 de 47.
•Le GAULOIS devrait être sérieusement endommagé aux Dardanelles (détroit, comme celle du Bosphore, permet le contrôle des liaisons maritimes entre la mer Méditerranée et la mer Noire. ) avant être torpillé par un sous-marin en Méditerranée.

•A la fin du 19 ième siècle les cuirassés Français tous différents les un des autres obéissant à des contraintes beaucoup trop strictes se révélaient généralement inférieurs sous tous les rapports aux navires de ligne britanniques homogènes et construits en série.
•Le Magnificent appartenait ainsi à la classe Majestie composée de bâtiments de 15 000 tonnes fortement protégés rapides et armés de 4 canons de 305 , de 12 de 152 et de 28 pièces à tir rapide destinées à la lutte contre les torpilleurs.
•Ces cuirassés avec des pièces de 5 à 6 calibres différents constituaient de véritables musées d’artillerie et posaient de délicats problèmes de ravitaillement en munitions.

•Indépendamment d’un nombre excessif de torpilleur et d’une flotte composite de cuirassés et de croiseurs la Marine de la fin du 19 ième siècle se trouvait également encombrée de garde-côtes d’une conception douteuse.
•Lancé en 1878 le Requin d’un déplacement de 7 800 tonnes disposait d’une solide protection mais d’un armement limité à 2 canons de 274 avant et arrière et à 6 pièces de 100 m/m.
•Longueur : 88,25 m , Maître Bau 18 m , Tirant d’eau 7,20 m , déplacement 7 800 tonnes , Propulsion 2 hélices 12 chaudières 2 machines compound à 3 cylindres.
•Puissance 6 000 ch , Vitesse 15 nœuds ( 27,6 km ).

•Lors de la crise de 1898 liée à l’affaire de Fachoda la marine française fut mise en état d’alerte.
•On assiste ici en rade de Brest à l’armement des bâtiments de la 1 ère division de l’escadre du Nord.
•En cas de conflit cette escadre aurait été complètement surclassé pour la Royal-Navy .
•La crise de Fachoda apparaît singulièrement déprimant , la faiblesse de l’instrument que tout le monde s’accorde finalement à reconnaître ne résulte pas d’une longue série de défaites.

•Depuis 1830 l’école navale de Brest constitue toujours la pépinière des officiers de marine.
•Elle se trouve installée à bord d’un vieux vaisseau désaffecté baptisé Borda.
•L’ombre d’un grand marin du 18 ième siècle continue en effet à inspirer la formation des officiers de marine résolument tournée vers les sciences.
•Piètre officier Borda fut avant tout un grand savant inventeur du cercle à réflexion qui porte son nom et à l’origine d’études sur les plans des vaisseaux de la fin du 18ième siècle.

•A l’issue de l’école Navale et des deux années passées à bord de l’école d’application les jeunes élèves sortent avec le grade d’aspirant de première classe , dans l’attente de devenir lieutenant de vaisseau.
•Contrairement à une opinion fort répandue dans les milieux de gauche les jeunes officiers ne proviennent pas uniquement de la vieille aristocratie ou de la grande bourgeoisie .

•A bord des navires de guerre de la III e République la vie se révèle très contraignante et les exercices se multiplient pratiquement sans interruption .
•Suivant une traduction bien établie le lavage du pont intervient toue les matins. ( Ce que l’on appel le poste de propreté ou poste de P )
•Pieds nus hiver comme été les marins utilisent un balai de genêt.

•Sous la pression croissante de la technique le navire moderne apparaît de plus en plus comme une énorme usine avec une gamme de plus en plus variée d’ateliers.
•Chaque grand bâtiment dispose ainsi d’une forge.
•Apparue au début du 20 ième siècle la TSF se contente encore d’une installation embryonnaire.
•Une coupure profonde sépare enfin les hommes du pont de ceux de la machine qu’il s’agisse de la vapeur ou du diesel .

•Il est des moments de détente à bord.
•Les repas se prennent dans les batteries autour de la gamelle apportée depuis les cuisines par les hommes de plat.
•A l’heure où il est permis de fumer suivant une tradition héritée de l’ancienne Marine les matelots allument leur pipe ou leur cigarette avec une mèche d’amadou conservé dans un habitacle de laiton pour un fractionnaire.

•La musique jour enfin un grand rôle , elle accompagne la danse des hommes le dimanche ou bine même des corvées de charbonnage.
•Des visites officielles viennent enfin rompre la monotonie de l’existence en rade .
•Image a bord du bâtiment le Formidable avec la visite du président de la république Française Monsieur Carnot lors des fêtes Franco-Russe en octobre 1893 .

A bord du bâtiment le Formidable visite de Monsieur Carnot président de la République française en octobre 1893 fêtes Franco-Russe !
https://www.laseyneen1900.fr/2020/08/02/le-president-de-la-republique-francaise-a-la-seyne-sur-mer/


https://www.laseyneen1900.fr/2020/08/02/le-president-de-la-republique-francaise-a-la-seyne-sur-mer/
