Les Vaisseaux du 20ème siècle :

•Le 01 Aout 1907 le croiseur Protégé Galilée mouillait devant Casa.

•Un premier contingent de fusiliers dont un officier et 10 hommes débarque et atteint le Consulat sans tirer un coup de feu .

•Puis le lendemain on traita avec le représentant du Sultan ( qui déplorait l’incident mais ne pouvant rien contre les fanatiques ) l’envoi d’un renfort de 66 hommes .

•Il était 5h30 du matin quand l’Enseigne de Vaisseau Ballande à la tête de sa colonne atteignit les portes de la ville.

•Il était 5h30 du matin quand l’Enseigne de Vaisseau Ballande à la tête de sa colonne atteignit les portes de la ville.

•On avançait en confiance et tout à coup devant l’escouade de fusiliers les deux lourdes grilles se refermèrent tandis que du haut des toits les fusils sont partis pour faire tomber nos hommes!

•Il a fallu se dégager à la baïonnette et s’abriter malgré les rues très étroites qui facilitaient les embuscades.

•Sur le rivage jaillis de nulle part plusieurs centaines d’Arabes attaquèrent les canots .

•On poussait au large et on se dégageait grâce au sang-froid de l’Enseigne de Vaisseau Antoine Louis Marie Barthélemy Saizieu qui a contenu la horde au canon de 37 !

•Enfin du Consulat un timonier signalait  au Galilée l’arrivée du détachement de Marins .

•La moitié est blessée, Ballande a reçu une balle dans la poitrine mal heureusement et le tir du croiseur a amené les 30 000 insurgés à composition!

•Et incidents, escarmouches devaient se succéder et à Fez en 1911 plusieurs français étaient tués et une action de représailles fut aussitôt entreprise dans laquelle les Allemands virent une entorse aux accords d’Algésiras avec ingérence de la France dans les affaires Marocaines.

•L’État major se trouvait en lutte ouverte à la suite de l’amputation au crayon rouge du Président Camille Pelletan concernant le budget de la Marine ce qui entraîna l’annulation des commandes et l’arrêt des travaux encours pour la Marine!

•Il fallut attendre l’arrivée de Gaston Thomson ministre de la Marine pour qu’un programme enfin sain soit voté.

•Le Programme de 1906 prévoyait 34 cuirassés, 36 croiseurs cuirassés, 6 éclaireurs, 109 contre-torpilleurs , 131 submersibles et sous marins, 179 torpilleurs.

•Malgré des hommes de calibre comme l’Amiral Gervais et l’Amiral Fournier créateurs de la Marine de 1914 il était bien tard pour rattraper les erreurs !!

•Le 12 mars 1907 le cuirassé Iéna en radoub dans un bassin de la rade de Toulon sauta ( accident dut aux nouvelles poudres colloïdales très instables et coup sur coup deux catastrophes vinrent endeuiller la Marine ) et 8 officiers dont le Commandant , le Capitaine de Vaisseau Adigard et 110 Matelots trouvèrent la mort dans l’explosion !

•Le contre Amiral Manceron n’échappa que par miracle en sautant du balcon arrière du cuirassé sur la passerelle des portes du bassin quand il vit les tôles de sa cabine chauffées à blanc.

•Le 25 septembre 1911 l’explosion du cuirassé Liberté plus grave fit 400 victimes.

•Les poudres B firent alors l’objet d’études de la part des chimistes et les soutes à poudre furent désormais entourées de soins constants avec le maintien d’hygrométrie et de température par des systèmes de réfrigération contrôlée !

•Le drame atroce du 25 septembre 1911 à 5h35 du matin au moment où le navire saute avec 400 marins qui périssent à bord dans un amas de tôles rougies et tordues !

•Le matelot clairon s’était précipité dans les coursives pour sonner l’alarme il expira aussitôt et l’on retrouvera son instrument plaqué sur sa poitrine, (on n’a jamais retrouvé le nom de celui-ci) !

•Une autre explosion fait sauter une partie du  pont , projeta le corps de la malheureuse victime sur le République et l’on retrouva son instrument plaqué sur sa poitrine et la bouche collée à l’ embouchure de cuivre!

•Dans un sursaut de désespoir l’officier mécanicien Lestain et le Maître Gelo s’enfoncèrent dans le navire pour tenter de sauver des Marins mais sans succès et périrent à leur tour.

•Tout le monde comprend qu’une catastrophe était immense et qu’il fallait éviter le pire et malgré les efforts de chacun le lieutenant de Vaisseau Garnier prend conscience qu’il fallait sonner le Poste d’abandon !

•L’Officier de tir depuis les télémètres grâce aux transmetteurs système Peruisse et le chef de tir règle la hauteur de son appareil de visée pour la distance et maintient sa tourelle en direction par la manœuvre d’azimut, en gardant le but dans le croisillon de sa lunette dite hausse optique .

•Dès lords il n a  plus qu’à allumer la lampe rouge qui donne l’ordre de tir aux chefs de pièces.

•Les gros canons tournent glissent leurs volées se lèvent vers l’horizon où flottent les points noirs des buts.

•Les jets de feu se multiplient sortent des sabords et des hunes on entend les balles des petits canons qui passent dans l’air avec un cri long et triste le ronflement de toupie des boulets avec des obus qui traversent des lames et ricochent indéfiniment laissant à chaque saut d’énormes geysers qui couvrent la mer !

•Pendant le combat 11 hommes dans l’espace exigu de la tourelle et pour respirer un air vicié que ni les ventilateurs ni l’écouvillon à air comprimé Marbeck ne parviennent à chasser .

•Pour l’ouverture de la culasse un simple quart de tour mais contre ce bloc d’acier au moment du départ du coup la formidable pression de la poudre enflammée des gargousses 2400 tonnes.

•Sue le Courbet 3 télémètres en batterie pour régler le tir de l’artillerie , on a pensé à arbitrer ces délicats appareils mais les hommes eux restent au vent et à la pluie pendent le combat sous le feu des éclats.

•Tour arsenal d’une époque révolue sur le  cuirassé Le Bouvet longueur de 122,60m Maitre bau 21 m et 3 machines à vapeur d’une puissance de 14 000 ch pour une vitesse de 18 nœuds ( 33km ) bien équipé en :

Armement2 canons de 305 mm
2 canons de 274 mm
8 canons de 138 mm
12 canons de 47 mm
15 canons de 37mm
4 TLT de 450 mm

Des tourelles à pièce unique et une multitude de petits calibres à tir rapide un peu partout depuis les abords de passerelle jusqu’aux humes militaires tout cela contre un ennemi qui tire maintenant à plus de 15 000 m !

•Un matériel à débarquer après 300 coups à charge de combat !

•Sur les derniers cuirassés les pièces axiales en tourelle doubles ont gagné en efficacité voire en élégance mais l’on avait encore du mal à abandonner l’artillerie secondaire latérale et particulièrement ces casemates qui ne laissaient libre en azimut qu’une pièce sur trois .

•Mais toute cette merveille pour une vie éphémère puisqu’après 200 à 300 coups à charge de combat ,un canon se trouvait  hors d’usage.

•Et il a fallu vingt mois de travail interrompu pour construire chacune de ces pièces qui coûtait très cher !

•Tout a commencé en 1897 sous l’ impulsion du lieutenant de vaisseau Camille Tissot professeur sur le Borda.

•Tissot créa en France les premiers équipements et en 1899 une communication était réalisée entre le phare de Portzic et le cuirassé Masséna puis lors des manœuvres navales entre les deux stations flottantes.

•Les portées étaient médiocres de 15 à 40 milles selon les conditions atmosphériques mais le projet était prometteur alors on enseigna la T.S.F. à l’école des Torpilleurs électriciens avec le manuel Tissot qui servait de  cours.

•Un type de bâtiments particulièrement intéressants et efficaces les contre-torpilleurs de haute mer destinés à la lutte anti-sous Maine puisque le rôle de lanceur de torpilles devait revenir presque exclusivement au sous marin.

•L’étonnant habitude de nos  premiers porte torpilles rapides évoque Jules Verne et la fiction des débuts de la machine.

•Dans l’un et l’autre cas il fallait un bateau rapide d’abord pour attaquer par surprise ensuite pour s’enfuir avec quelque chance de s’en sortir.

•Le 12 février 1904 mis à l’eau de la torpille Gabet à Chalon sur Saône, on cherchait dans toutes les directions à rendre l’engin encore plus menaçant.

•En France on s’intéressa très tôt à la torpille automobile et on utilisa  pour le lancement dans le tube différents systèmes de chasse à vapeur par piston lanceur , à air comprimé à poudre tandis qu’on améliorait l’engin lui-même  qui devait avoir en 1914 une autonomie de 8 000 m à 300 nœuds de moyenne car la vitesse de la torpille décroit depuis le moment du lancement jusqu’à épuisement du réservoir d’air comprimé .

•Beaucoup de problèmes étaient à résoudre pour la stabilité de route de la torpille.

•Arrivant sur l’avant de l’escadre le torpilleur passait les navires ennemis à contre-bord.

•Les opérations de torpillage contre escadre à partir d’ escadrilles opérant en groupe firent l’objet de nombreux traités de tactique et de discussions passionnées.

•L’attaque des torpilleurs était aussi redoutée que l’ apparition du grand serpent de mer .

•Les cuirassés se couvrirent de petites pièces à tir rapide les propres à repoussé ces bâtiments légers à tir rapide tandis que dans les superstructures on installait de puissants  projecteurs pour combattre de nuit et surveiller la mer au mouillage chaque navire éclairant un secteur selon un angle défini.

•Chaque matin en rade de Brest les Élevés partaient en exercices à bord du torpilleur et la tenue de mer était de rigueur pour les équipages permanents de ces unités!

•Le torpilleur dit de haute mer préfigurait le submersible à vrai dire le plus souvent sous l’eau que sur l’eau ses hublots d’aération n’ étaient que des opercules insignifiants.

•Pour la défense mobile il y avait des centaines de petits engins disséminés le long des côtes !

•A Toulon le petit rang et la défense Mobile au premier plan de cette image et le torpilleur  Cognée et la Compagnie de débarquement à l’exercice sur le quai .

•A tonnage accru puissance augmentée , quatre cheminées assuraient un meilleur tirage des chaudières sur le nouveau type Carabinier mouillé en rade .

•Au début de 1914 on avait assigné les missions suivantes aux destroyers et aux contre–torpilleurs de 300 à 800 tonnes .

•Mais aux essais les derniers 800 tonnes comme Renaudin , Commandant Bory , Bisson furent assez décevants !

•Maxime Laubeuf son bateau de 120 tonnes s’appelait Narval.

•Il avait été reçu aux essais en octobre 1899 et il fit sensation à la revue navale de Cherbourg de 1900.

•L’originalité du Narval consistait pour une part dans l’utilisation de deux moteurs de propulsion distincts : un électrique pour la plongée l’autre à vapeur pour la navigation de surface .

•Autre particularité du Narval tandis que sur les sous-marins précédents les ballants étaient contenus dans une coque cylindrique épaisse ce devrait encore être le cas pour les Farfadet 1901 .

• Émeraude 1905 de Maugas Laubeuf avait placé sa coque épaisse, cylindrique, au centre des ballasts formant enveloppe extérieure avec une section trapézoïdale s’évasant largement dans les hauts.

•Au mois de juillet 1900 pendant un exercice d’attaque effectué par les sous-marins de Toulon sur le cuirassé Masséna on aperçut tout à coup du pont du cuirassé le sous marin Grondin à une distance de 30 m environ et dans une situation telle qu’une terrible collision parut à tous inévitable.

•Alors avec une admirable présence d’esprit le commandant du Grondin lieutenant de Vaisseau Magnier ordonna une audacieuse plongée à toute allure.

•Le Grondin disparut aussitôt sous les flots avec une telle rapidité que du Masséna officiers et équipage aperçurent son hélice battant l’air.

•Le petit sous marin était descendu à 20 m et il était passé sous la coque du cuirassé et repassait à la surface de l’autre côté sans la moindre avarie .

•Le 6 juillet 1905 dans le lac de Bizerte le Farfadet en exercice coulait par 10 m de fond au moment de la manœuvre de plongée car son capot coincé n’avait pu être refermé le bâtiment fut renfloué mais hélas trop tard treize marins périrent !

•Le commandant le lieutenant de Vaisseau Ratier et deux matelots avaient eu de la chance d’être soufflés hors du kiosque au moment de la plongée .

•Puis ce fut le 16 octobre 1906 le drame du Lutin frère du Farfadet au large de Bizerte en exercice de plongée profonde , on repéra et releva quelques jours plus tard l’épave par 36 m de fond.

•Il y avait à l’intérieur le Lieutenant de vaisseau Féroux et quinze Marins .

•Puis en 1906 Laubeuf intéressé par l’industrie privée en France puis à l’étranger quittait la Marine et ces fâcheries n’empêchèrent par un Archimède d’être lancé en 1911 : 575/810 tonnes, machine à vapeur de 15/10 nœuds .

•Puis ce fut en 1912 /16/ Brumaire  : 400/550 tonnes , 50 m de long , à moteur à pétrole (700CV) , 13/9 nœuds , avec un équipage de 15 Marins.

•Ce dernier type de navire était excellent , en octobre 1913 LE SUBMERSIBLE PAPIN ci-dessus en image type Pluviose relia Rochefort à Oran sans escale : 1230 miles en 6 jours à 9 nœuds de moyenne.

•Mais Laubeuf pendait à juste titre que ces submersibles même les plus gros du type Gustave Zédé qui n’étaient pas vraiment des sous marins d’escadre.

•On devait tendre vers deux genres plus différenciés d’abord un type de sous marin garde côtes , puis un vrai sous marin d’escadre ou sous marin de haute mer à grande vitesse , grand rayon bâtiment de 1200 tonnes au moins en surface .

•Mais pour cela il fallait attendre que le rendement des diesels s’améliorât pour obtenir les vitesses souhaitées, il fallait alors des machines de poids et d’encombrement incompatibles avec la formule sous marin .

•Quant aux moteurs électriques l’autonomie en plongée dépendait du nombre des accumulateurs, c’était là encore une question de poids !

•Les sous marins  type Pluviose Brumaire Gustave Zédé pendant la guerre 1914-1918 tous dérivaient de l’historique Naval et fonctionnaient selon des principes identiques .

•En remplissant ses ballasts les sous marins plongeaient grâce à son poids et en les vidant ils remontaient !

•L’équilibrage , la pesée ne pouvaient être réalisé qu’avec une certaine approximation et les sous marins remontaient ou descendaient si ils n’étaient pas maintenus en équilibre dynamique par ses gouvernails de profondeur véritables nageoires qui l’équilibraient à une distance fixe de la surface quand l’hélice était en marche.

•La pesée s’effectuait grâce à une caisse de réglage placée de dans la coque épaisse dans laquelle on pouvait à volonté admettre ou chasser le lest d’eau de mer.

•Les sous marins à moteur unique:

•1) Sous marin français Y réalisé à Toulon lancé en juillet 1905 à combustible diesel alimenté en plongée d’air comprimé.

•2) Sous marin français Guêpe commencé en 1904  prévu au diesel alimentation en plongée à l’oxygène mais le moteur ne connu pas le succès attendu et il ne fut monté sur le sous marin!

•Les sous marins à moteur unique à vapeur :

•1) Les projets d’ Allest en France en 1885 on connu des problèmes de chaudières et d’évacuation des gaz brulés jusqu’à  ce que l’on ne trouve une solution avec le moteur atomique.

•2) Le sous marin français Charles-Brun de Monsieur Maurice 1907 avec une chaudière à acétate de soude lancé à Toulon en septembre 1910 sera désarmé en 1913.

•Le 20 mai 1910 à 1h52 le paquebot Pas de Calais abordait le sous marin Pluviôse qui remontait en surface après émergé un court instant le bâtiment coulait par 22 mètres de fond noyant l’équipage .

•Élingué il fut ramené à calais le voici sur l’image ci-dessous échoué par petit fond tandis que le major Savidan procède à l’investigation de l’épave qui contient encore les cadavres de l’équipage .

•Le sous marin  Vendémiaire construit dans l’arsenal de Cherbourg et lancé le 7 juillet 1910.

•Pour une raison inconnue, le sous-marin remonte à l’immersion périscopique et se retrouve en plein sur la route du Saint-Louis naviguant à sa vitesse maximum. Ce dernier ne peut éviter le choc !

•Le Vendémiaire du type Pluviôse qui coula eu large de la Hague par 57 m de fond après avoir été heurté par le cuirassé Saint Louis on déplora le décès de 27 marins.

•En France le volume d’air de ces bâtiments et spécialement des derniers construits était en temps normal suffisant pour qu’il ne soit pas nécessaire de renouveler l’air  autrement que par l’ouverture des panneaux et le jeu des ventilateurs pendant la navigation en surface.

•A bord des sous marins anglais on embarquait pour les cas d’accidents en plongée des casques qui ressemblaient à ceux des scaphandriers.

•Ils étaient munis de vestes étanches contenant des tablettes d’oxylithe, elles se dissolvaient sous l’action de l’humidité de la respiration et fournissaient aux marins munis de l’appareil qui régénérait l’air pendant près d’une heure et demie  une provision d’air grâce à laquelle ils pouvaient attendre l’arrivée des secours ou même sortir  du sous marin par le capot du kiosque par faible profondeur.

•Le cuirassé Dreadnought constitua une étape capitale dans l’histoire du navire de ligne et de la course aux armements à la vielle de la première guerre mondiale.

•Premier grand navire de combat doté de turbines étant le premier aussi avec une artillerie principale de dix canons de 305m/m .

•Il déclassait d’un seul coup tous les cuirassés existants .

•Conçu également par Ficher l’  INVICIBLE fut le premier croiseur de bataille.

•Ainsi en 1902, la classe Invincible est prévue pour être construite en parallèle d’une classe de cuirassés ; elle disposerait d’un blindage de 6 pouces (152 mm), de 2 tourelles doubles de canons de 9,2 pouces (234 mm), de 6 tourelles doubles de canons de 7,5 pouces (191 mm) et de machines développant 35 000 chevaux qui feraient filer 25 nœuds (46 km/h) aux navires.

•Par son déplacement et son armement ce bâtiment était comparable aux cuirassés.

•Mais il disposait d’une vitesse nettement supérieur obtenue au détriment de la projection, sa mission essentielle consistait à neutraliser les croiseurs cuirassés et à sécurité des routes maritimes.

En dépit de la rade de Fachoda la jeune École continua à exercer une grande influence au début du 20 ième siècle .

Elle persistait à croire aux vertus du torpilleur et manifestait un vif intérêt pour le sous-marin malgré son caractère encore expérimental.

Sur ce plan la marine française jouait un rôle de pionnier.

•Construit à Cherbourg le Gustave Zédé en cale sèche à Toulon sur l’image dessiné par l’ingénieur du même nom était un développement du Gymnote que l’on voit à l’arrière plan.

•Avec 49 mètres de long et 270 tonnes , le Gustave Zédé effectuera plus de 2 500 plongées sans incidents.

•Il appartenait à la catégorie des sous marins purs à faible coefficient de flottabilité.

•Construit sur les plans de Laubeuf le Narval de 120 tonnes achevé en octobre  1899 fut  le premier torpilleur submersible avec un taux de flottabilité élevé de l’ordre de 42 % .

.Il disposait de deux moteurs le premier électrique pour la plongée et le second à vapeur pour la navigation en surface.

La construction commence à Cherbourg le 23 novembre 1898, mis à flot le 21 octobre 1899, il entre en service le 26 juin 1900.

Ces performances qui semblent bien faible de nos jours étaient révolutionnaires pour l’époque. Ainsi le 23 mai 1901, il effectue des raids de 48 heures entre Cherbourg et Brest, le 13 juin 1901.

Le Narval est condamné le 9 mars 1909, sa coque est conservée comme citerne à pétrole à Cherbourg. Le 2 juin 1920, elle est vendue pour démolition à M. Lagrange de Cherbourg pour 2019 francs

•A la veille de la première guerre mondiale nombre de sous marin français comme le Bernouilli de 450 tonnes disposaient encore d’un moteur à vapeur pour la marche en surface avec des prises de plongée prohibitives de l’ordre de 25 minutes .

•Le BERNOUILLI, commandé par le Lieutenant de Vaisseau AUDRY, avait appareillé de Brindisi le 10 février 1918 pour aller croiser dans la zone ayant comme limites les parallèles 42°15’ et 45°25’ et les méridiens 17°50’ et 18°.

•Il devait rentrer à Brindisi le 13 février au matin. Il n’est plus jamais revenu et toutes les recherches faites pour le retrouver sont restées vaines.

•Mis en service en 1912 le Brumaire Q60 de 450 tonnes possédait enfin un moteur à combustion interne pour la navigation en surface .

•Comme tous les bâtiments de cette série le Brumaire se montrait très inférieur aux sous marins allemands de la même époque.

•Les principales faiblesses concernaient la prise de plongée les diesels et les périscopes.

•Désarmé en avril 1928 puis vendu pour la ferraille à Cherbourg le 3 aout 1931 aux chantiers de démolition Cousin pour la somme de 45 600 francs

•Avec la série des six cuirassés du type Danton mis en service à partir de 1911 la France devait complètement manquer la mutation du Dreadnought.

•Déplaçant 18 000  tonnes ces bâtiments étaient encore armés d’une artillerie bi-calibre de 4 canons de 305 et de 12 pièces de 240.

•Ils se trouvaient démodés dès leurs essais .

•Le projet définitif de ces navires date pourtant d’octobre 1906 au moment où le bâtiment révolutionnaire de Fisher commence ses essais.

•Certes les cuirassés de ces bâtiments n’ont pas souffert mais les dégâts ont été effroyables à l’intérieur partout où l’absence de cuirasse a permis aux obus de pénétrer et il y a eu surtout l’effet moral de projectiles explosant sans discontinuer à bord affrontant tout le monde par leurs explosions soit intérieures soit extérieures et empêchant par cela  même tout réglage toute direction efficace du tir .

•En dépit de l’apparition du croiseur de bataille dès 1908 la marine française s’obstina jusqu’en 1910 à construire des croiseurs cuirassés .

•Le Waldeck Rousseau malgré un déplacement de près de 15 000 tonnes et une silhouette imposante ne déposait que d’une faible protection d’une vitesse de 23 nœuds et d’un armement à 14 pièces de 194 m/m.

•Sous le triple rapport de la puissance de la cuirasse et de la vitesse ces navires n’offrent aucune mesure avec les croiseurs de bataille britanniques ou allemands alors en service ou en construction.

•Ces malheureux croiseurs cuirassés présentent la seule originalité douteuse de s’intégrer dans la catégorie peu enviable des bateaux de 15 minutes suivant une expression typiquement britannique !

•A partir de 1911 débuta  la construction des torpilleurs d’escadre de la classe Bouclier destinés à répondre aux plus récents destroyers des marines étrangères.

•Déplaçant 800 tonnes ces navires atteignaient les 30 nœuds.

•Ils disposaient de deux pièces de 100 et de quatre de 65 m/m ainsi que de quatre tubes lance-torpilles.

•Longueur 72,32 m Maître bau : 8 m

•Tirant d’eau 3,3 m Propulsion 4 chaudières à tubes d’eau 3 turbines à vapeur 3 arbres d’hélice.

•Puissance 13 000 ch ( 9694 kw)

•Le Bouclier a été commandé aux Chantiers et Ateliers Augustin Normand au Havre .

•C’est seulement en 1899 que la marine française reçut ses premiers torpilleurs de haute mer de 300 tonnes prévus pour opérer ou large en liaison avec les cuirassés .

•Prototype de la série la Durandal atteignit 27 nœuds aux essais .

•L’armement comprenait un canon de 65 six de 47 et deux tubes lance-torpilleur .

•Cette série de 32 bâtiments fut dans l’ensemble considérée comme réussie .

Les catastrophes des bâtiments l’Iéna et LIBERTÉ

•Avec les explosions du Iéna et de la Liberté de la marine française connut en 1907 et 1911 deux catastrophes retentissantes liées à l’instabilité des poudres colloïdes à un entretien défectueux du matériel et à de nombreuses négligences.

•118 officiers et hommes d équipage disparurent à bord de l ’Iéna  ravagé par des incendies dans le bassin de Missiessy à Toulon.

•Les explosions qui dévastèrent la Liberté provoquèrent la mort de plus en plus 200 personnes.

•C’est seulement en 1913 avec 5 ou 6 ans de retard sur les autres grandes marines que la flotte française reçut ses premiers dread-noughts avec les bâtiments de la classe Courbet .

•A leur entrée en service ces navires étaient déjà inférieurs aux dernières réalisations étrangères.

•Pour un déplacement de 22 000 tonnes ces cuirassés disposaient d’un armement de 12 pièces de 305 et de 22 canots de 138.

•La faible portée de leur artillerie principale limitait considérablement leur valeur combative .

•Mis en chantier en 1913 les cinq cuirassés de la classe Normandie auraient du disposer d’un armement principal composé de trois tourelles quadruples de 340 m/m .

•Compte tenu de dimensions relativement réduites cette disposition permettait de gagner du poids et de renforcer la protection.

•La construction de ces bâtiments fut définitivement interrompue par la guerre .

•La coque du Béarn donna cependant naissance au premier porte avion de la marine française.

•Comme la plupart des autres marines les débuts de l’aéronautique navale se heurtèrent en France à un scepticisme général.

•La marine se décida cependant en 1912 à transformer le porte torpilleur Foudre en transport d’hydravions .

•Longueur : 118,70 m , Maître bau : 15,60 m , Tirant d’eau 7,2 m , déplacement 6 089 tonnes

•Puissance machine à vapeur 2 turbines à engrenages 24 chaudières , 2 lignes d’arbres ( 8,6 MW )

•Vitesse 19,6 nœuds ( 30,06 km / h )

•Esprit audacieuse le capitaine de frégate Roquin, le commandant de la Foudre fut un des premiers officiers à envisager la construction de porte avion.

•A la vielle de la guerre il s’était livré à des expériences de décollage à partir d’une plate forme établie à l’avant du navire .

•Le problème de l’appontage restait encore entièrement à régler.

•A partie de 1912 des hydravions commencèrent à participer aux exercices de la flotte .

•Au cours des manœuvres en Méditerranée de l’année suivante un appareil de la Foudre réussit à découvrir l’escadre adverse au-delà de l’horizon.

•Brillant marin il avait commandé un des canots porte torpilles lords de l’attaque de fou Tchéou, Boué de Lapeyrère promu vice amiral en 1906 joua un côté capital dans la préparation  à la guerre comme ministre de la Marine dans le cabinet Briand, avant de commander l’armée navale à partir de 1911.

•Déçu cependant par l’orientation d’un conflit axé sur la défense des lignes de communications Boué de Lapeyrère qui avait préparé un nouveau Tsoushima quitta volontairement son commandement en octobre 1915.

•L’appareillage de l’armée navale de Toulon le 3 août 1914 .

•Conformément aux enseignements de la guerre russo-japonaise cet appareillage constituait le prélude à une bataille générale.

•Devant le refus des escadres austro-hongroises d’accepter le combat , l’activité des navires de ligne devait en définitive se limiter à de normes factions dans les rades de Bizerte , de Malte, de Zante, de Salamine ou de Moudros .

•Le grand Fleet était la flotte principale de la Royal Navy durant la Première Guerre mondiale, en mer du Nord au début de la guerre.

•En 1914 la flotte britannique constituait un splendide instrument de combat et joua un rôle dissuasif à l’égard de la marine allemande qui ne put se résoudre à un engagement général.

•Une seule rencontre fortuite et brève les deux flottes le 31 mai 1916 lords de la bataille du Jutland.

•Pendant toute la durée de la guerre la flotte austro-hongroise reste calfeutrée dans la rade de Pola se cantonnant dans le rôle de («  fleet in being »  ou flotte en cours). !

•Seules les unités légères se risquèrent à de rares sorties.

•Agissant par surprise des vedettes italiennes réussirent cependant à envoyer par le fond deux grands navires le vieux cuirassé Wien et le dreudnought Szent Istvan.

•Le cuirassé Gaulois à Malte jusqu’à l’entrée en guerre de l’Italie en mai 1915, Malte constitua la base de l’Armée Navale française chargée d’assurer alors le blocus du canal d ’Otrante.

•Le naufrage aura fait seulement quatre victimes parmi les marins français ; trois tués par l’explosion de la torpille et un noyé durant l’évacuation.

•Comme beaucoup de cuirassé français de la fin du XIV siècle  le Bouvet constituait un véritable musée d’artillerie avec deux pièces de 305 deux de 274 , huit de 138 de 100 et quatorze de 47.

•Le Bouvet faisait partie de l’escadre expédiée par la France sous le commandant de l’amiral Guépratte .

•Sa disparition de 18 mars 1915 aux Dardanelles procédait d’une protection totalement insuffisante contre les explosions sous marines.

À 13 h 58, la mine  dérivante toucha le cuirassé au centre à tribord, sous la ligne de flottaison,  au niveau de la tourelle de 274 mm .

Une énorme explosion  causa une profonde voie d’eau qui envahit une vaste zone des machines du navire.

Le navire se coucha rapidement en particulier du fait d’une conception erronée du de la coque typique des cuirassés  conçus en France à cette époque .

En moins d’une minute il emport avec lui 600 marins d’équipage  et 20 officiers dont le commandant le capitaine de vaisseau Rageot de la Touche .

On ne  devait compter que sur 45 survivants .

•Au cours des premiers mois de l’expédition  des Dardanelles les débarquements des hommes et du matériel s’effectuèrent encore selon les méthodes les plus traditionnelles au moyen de chaloupes et de chalands remorqués.

•C’est à partir du mois d’ août qu’apparurent les premiers chalands automoteurs à passerelle appelés «  scarabée ».

•Le 31 mai 1916 à la bataille du Jutland la seule rencontre générale des forces germano-anglaises de toute la guerre.

•Il y a là une bataille inopinée qui constitue d’ailleurs une surprise pour les deux flottes.

•Si l’affaire se solde par un succès tactique allemand , elle conduit à une victoire stratégique anglaise ou du moins au maintien du statu quo.

•Au cours de la bataille la seule rencontre de la guerre entre la Grand Fleet et la flotte de haute mer les allemands affichèrent une nette supériorité en matière de tir et de combat de nuit.

•On voit sur cette image l’abordage du destroyer Spitfire avec le cuirassé Nassau.

•A plusieurs reprises de l’automne 1915 à l’été 1917 des escadres spéciales se livrèrent le long des côtes helléniques à des manœuvres d’intimidation pour obliger le gouvernement d’Athènes à se ranger du côté de l’Entente.

•On voit ici des navires de guerre français au mouillage de Salamine à l’ouest du Pirée .

•Le 16 novembre le ministre de la guerre le général Roques après une visite rapide à Athènes donne à l’Amiral la mission d’obtenir le désarmement partiel des troupes grecques soit 34 batteries d’artillerie, 40 000 fusils , 50 camions.

•L’Amiral Louis Dartige de Fournet qui avait succédé à la tête de l’Armée Navale à Boué de Lapeyrère , dut abandonner son commandement au lendemain de l’affaire d’Athènes de décembre 1916.

•Patrouilleur construit sur la base d’un chalutier, il fut vendu en 1920 à la Marine Marchande.

•Pour lutter contre les sous marins les marines alliées entreprirent la construction d’escorteurs tout en procédant à la réquisition de navires légers ,  yachts ou chalutiers comme l’Ablette en image .


Le développent des flottilles en particulier des escorteurs se heurte cependant à un goulot d’étranglement .

•Dès le mois de mai 1917 l’état major de la marine constate que la construction des navires de lutte anti sous marine souffre d’une très grande pénurie de main d’ œuvre .

•Depuis les débuts de la guerre chantiers et arsenaux se consacrent en effet presque exclusivement aux besoins de l’armée .

•En dépit du courage de leurs équipages les sous marins français ne furent pas heureux au cours de la première guerre mondiale .

•Le Curie disparut devant Pola , le Saphir , Le Joule , La Turquoise lors de tentatives de franchissement des Dardanelles.

•Deux autres furent victimes  de sous marins tandis que Le Foucault eut le triste privilège d’être le premier submersible à être coulé par des bombes d’avion le 15 septembre 1916 en Adriatique.

•Le sous marin Le Foucault Q070 était de haute mer de la classe Brumaire mis à flot le 15 juin 1912 et mis en service le 20 juin 1914.

•Le 15 septembre 1916, il est touché par une bombe , privé de lumière puis victime d’une voie d’eau et d’un incendie , il s’enfonce de 75 m et remonte de 25 m .

•Il est attaqué par un hydravion et son commandant le lieutenant de vaisseau  Le Maresquier évacue son équipage puis fait sauter le navire .

•L’ensemble de l’équipage est fait prisonnier à Toulon le 23 novembre 1918 !

•Pendant le conflit le rôle de la marine ne se limita pas à la lutte sur mer.

•Plus de 42 000 marins combattirent sur terre dans le cadre de la brigade puis du bataillon de fusiliers marins des batteries de canonniers, des canonnières fluviales ou des auto-canons ou bien comme inscrits versés dans les réserves de l’armée de terre.

•Au lendemain de la bataille de la Marne ces régiments constitués en une brigade sous les ordres de Amiral Ronarc’h sont dirigés sur Gand puis à Dixmude dans le cadre du rétablissement de l’armée Belge sur l’Yser !

•Pendant le conflit le rôle de la marine ne se limita pas à la lutte sur mer.

•Plus de 42 000 marins combattirent sur terre dans le cadre de la brigade puis du bataillon de fusiliers marins des batteries de canonniers, des canonnières fluviales ou des auto-canons ou bien comme inscrits versés dans les réserves de l’armée de terre.

•Au lendemain de la bataille de la Marne ces régiments constitués en une brigade sous les ordres de Amiral Ronarc’h sont dirigés sur Gand puis à Dixmude dans le cadre du rétablissement de l’armée Belge sur l’Yser !

•C’est à partir du 17ème siècle qu’ apparaissent les premiers uniformes dans la marine française .

• Mais ils ne se généralisent vraiment qu’au 19ème siècle, même en ce qui concerne les officiers.

•En dépit de la tentative d’uniformisation de Napoléon la plus grande fantaisie continuera à régner sous l’Empire.

•Planches reproduites des livres Histoire de la marine tome I ET II

•Au moment où tout semble s’achever un nouveau chapitre de l’histoire de la Marine française s’ouvre déjà .

•Les armées alliées par la Roumanie et le Bosphore se trouvent en contact avec la Russie bolchevique et le gouvernement français vient de jeter les grandes lignes d’une intervention sur les rives septentrionales de la mer Noire.

•Deux forces militaires vont en constituer l’instrument ; l’armée Berthelot entrée en Roumanie et la II e escadre de l’amiral Amet.

•Navires alliés mouillés dans le Bosphore .

•Pour l’immense majorité des officiers et des équipages l’arrivée devant Constantinople, le 13 novembre 1918, s’identifiait au fait de la guerre et à un rapide retour en France.

•Les débuts de l’intervention en mer Noire provoquèrent une énorme déception .

•Il commit l’erreur de lancer une proclamation dans laquelle il se déclarait favorable à la restauration d’une Russie unitaire , mais c’était ignorer totalement les orientations des Alliés.
Aussitôt, les nationalistes, dirigés par Vinichenko, se déclarèrent
pour une Ukraine indépendante et se soulevèrent contre l’autorité de l ’hetman.
Le 26 novembre 1918 une escadre alliée se présentait devant Sébastopol dans le cadre de l’application de l’armistice.
En dépit de l’accueil chaleureux de quelques éléments anti bolcheviks, il fallut rapidement constater que toute l’activité du port et de l’arsenal était paralysée par la Révolution.

•Le Mirabeau participe brièvement à l’occupation de Constantinople à la fin de la guerre en 1918, puis navigue en mer Noire au début de 1919 lors de l’intervention alliée dans la guerre civile russe.

•Le 8 février 1919 le cuirassé Mirabeau pris dans une tempête de neige s’échouait à la sortie du port de Sébastopol, s’échoue au large des côtes de Crimée

•Le bâtiment ne put être dégagé qu’après avoir été allégé de plus de 6 000 tonnes charbon pièces ,d’artillerie, plaques de blindage.

•Après son retour en France plus tard cette année-là, le navire est rayé des listes de la marine. Il est démantelé en 1928.

•C’est le 19 avril en effet dans la soirée que débute cette vague de mutineries inattendue et sans précédent alors que s’achève une belle journée un groupe de plusieurs dizaines de marins se met violemment à manifester sur la plage avant du cuirassé France.

•Le chant de l’internationale alterne avec les cris de «  à Toulon , à Toulon  ».

•Le mouvement touche près de 200 hommes , un officier marinier qui tente de disperser le rassemblement est injurié  bouleversé et jeté à terre.

•Des délégués présentent alors des revendications pas de corvée le lendemain de pâques , meilleure nourriture, discipline plus souple davantage de permission pas de guerre contre les Bolcheviks et le retour en France !

•C’est à bord du cuirassé le France que se produisirent les incidentes les plus sérieux lors des mutineries de Sébastopol pourtant le bâtiment n’avait séjourné que 43 jours en mer Noire !

•Ces mutineries n’en constituent pas moins la manifestation d’un malaise grave.

•Lors du repli à Constantinople tous les officiers en dépit d’un calme apparent constatent que le retour à l’équilibre reste singulièrement fragile et qu’un mal profond subsiste .

•Commandant de la 2 e escadre le Vice Amiral Amet eut la lourde tâche de mettre fin à une crise de discipline qu’il avait prévu de longue date en raison de la durée indéterminée de la campagne en mer Noire des conditions de vie difficiles à bord et de l’action d’une propagande révolutionnaire venue de France.

•L’amiral Amet s’opposera ainsi énergiquement à l’arrivée à Constantinople du croiseur cuirassé Waldeck-Rousseau victime lui aussi d’une crise de discipline devant Odessa, sa venue offrant toutes chances de déclencher une catastrophe.

•Excellent officier mécanicien très bien noté par ses chefs Maty fut à l’origine de la révolte du torpilleur Protet :

•- De la classe Bisson construits pour la Marine il est une version agrandie de la classe Bouclier propulsé par une paire de turbines à vapeur Parsons chacune entraînant un arbre d’hélice utilisant de la vapeur pour fournir quatre chaudières à tubes d’eau Indret. 

•Des raisons politiques et surtout psychologiques se trouvèrent à l’origine de son acte car contrairement à la légende tenace il ne joua aucun rôle dans les mutineries de Sébastopol.

•Dès la fin de 1919 une quinzaine d’anciens matelots créèrent un comité de défense en faveur des condamnés de la crise d’indiscipline.

•Soutenue par le parti socialiste et les syndicats leur action mena à la loi du 12 juillet 1920 qui amnistiait tous les condamnés à l’exception de André Marty ( image ci jointe )  !

•Jusqu’en 1932 la marine devait entretenir une solution navale au Levant chargée de surveiller la naissance tumultueuse de la nouvelle Turquie de Mustapha Kemal et d’établir le mandat de la France en Syrie et au Liban .

•On assiste ici au débarquement du troupes à Beyrouth en mars 1919.

•De la classe Danton il a été construit par les Forges et chantiers de la Méditerranée avec un lancement le 1 Août 1911 , un équipage de 920 marins .

•Longueur 144,9 m

•Maître-bau 25,8 m

•Tirant d’eau 9,2 m

•Déplacement 18 318 tonnes

•Puissances 22 500 ch

•Vitesse 19,2 nœuds

•Le 10 octobre, le Voltaire est torpillé à deux reprises par le U-boote allemand UB-48 au large de l’île grecque de Milos.

•Le bateau est échoué en 1936 au sud de la presqu’île de Rhuys dans le Morbihan pour servir de cible aux exercices de tirs de la Marine et de l’Aéronavale. Il fut démantelé à partir de 1948.

•Au cours de l’entre deux guerres les cuirassés de la classe Bretagne subirent d’importantes refontes.

•Ces refontes portèrent sur l’amélioration de la portée de la grosse artillerie , la direction de tir et entrainèrent une modification de la silhouette avec l ’installation de mâts tripodes à la place des anciens mâts militaires.

•En 1919 le Dunkerque t le Strasbourg étaient les seuls navires de ligne modernes de la marine française .

•Avec un déplacement de 26 500 tonnes et un armement de 8 pièces de 330 mm, ils présentaient cependant une formule ambiguë.

•Destinés à répondre aux cuirassés de poche allemands , ils n’auraient pu s’opposer aux unités de la classe Bismarck ou Littorio.

•L’armement principal des Dunkerque et des Strasbourg était concentré en deux tourelles quadruples installées sur la plage avant.

•Cette formule dérivait de celle des cuirassés de la classe Normandie dont la construction avait été abandonnée en 1914 et devait se retrouver sur le Richelieu et le Jean-Bart .

•Elle offrait l’avantage d’une meilleure protection pour un poids plus réduit.

•En 1925 à 1931 la marine mit en chantier sept croiseurs lourds.

•Ces bâtiments avec un tonnage de 10 000 tonnes et 8 pièces de 203 mn obéissaient aux contraintes du traité de Washington.

•La protection relativement faible à bord du Colbert et se trouvait en Algérie dernier de la série et le seul à présenter un donjon au lieu des classiques mâts tripodes.

•Le Cuirassé Colbert : mis en chantier à Brest le 12 juin 1927, mis à flot le 20 avril 1928, il entre en service le 1er avril 1931, au sein de l’escadre de la Méditerranée.

•A partir de janvier 1941, il est en gardiennage d’armistice à Toulon. C’est dans ce port que le 27 novembre 1942, il est sabordé aux appontements de Milhaud 5. Son épave est démolie de 1943 à 1948.

La classe Duguay-Trouin est une classe de croiseurs légers de 2e classe

, construits pour la marine française dans les années 1922-1923.

Longueur : 181,30 m

Maître bau : 17,50m

Tirant d’eau 6,14 m

Déplacement 7 500 tonnes

Propulsion 4 turbines avec 8 chaudières Guyot et 4 hélices quadripales

Puissances 102 000 ch

Vitesse : 33 nœuds

Construit au chantier de l’arsenal de Brest 1922 à 1923

Équipage de 27 officiers et 551 marins.

Le croiseur léger Duguay Trouin fut le premier grand navire construit par la marine française au lendemain de la guerre .

•La Galissonnière est  un croiseur léger :

•Longueur 179,50m

•Maître bau 5,35m

•Déplacement  9 120 tonnes

•Vitesse 32 nœuds

•Avec un équipage de 540 marins

•Propulsion :4 Turbines à engrenage Parsons et 4 Chaudières Indret entrainant 2 hélices : puissance totale de 84000 CV

Pour échapper à la capture, le croiseur « La Galissonnière » sera sabordé dans le port de Toulon, le 27 Novembre 1942, après l’invasion de la zone libre par les Allemands.

•Le contre torpilleur le Maillé Brézé appartient à la série Vauquelin mise chantier de 1928 à 1930 et il a été baptisé en hommage à Jean Armand de Maillé Brézé un officier de marine française du XVII siècle.

•Longueur 129,3 m

•Maître bau 11,8 m

•Tirant d’eau 4,97 m

•Déplacement 2 441 tonnes

•Propulsion 4 chaudières au mazout avec 2 groupes de turbines avec 2 hélices

•Puissance 64 000 ch

•Vitesse 36 nœuds 

•L’équipage est composé de 10 officiers et 201 matelots en temps de paix et de 12 officiers et 220 marins en temps de guerre

A Toulon Le 27 Novembre 1942  à 5H29 du matin,  devant le menace allemande l’ordre‘’ Sabordez la Flotte ‘’ est  donné par l’amiral des FHM ( Forces de Haute Mer) . Les 4 contres torpilleurs  Kersaint , Vauquelin, Tartu et Cassard sont coulés à quai par des explosifs posés par les équipages.

•Le croiseur sous-marin Surcouf est lancé le 18 novembre 1929  .

•L’équipage du Surcouf ne répond pas à l’appel à la résistance lancé par le général de Gaulle le 18 juin 1940. Le sous-marin sera alors arraisonné – non sans violence – par les Britanniques au cours de l’opération Catapult pour être ensuite remis aux Forces navales françaises libres (FNFL).

•Le Surcouf, alors placé sous le commandement du capitaine de corvette auvergnat Blaison, est réarmé non sans difficulté avec le concours britannique.

•A l’époque, le Surcouf est le plus grand sous-marin du monde, avec 110 mètres de long pour 9 mètres de large et un déplacement en surface de 3.300 tonnes (4.320 tonnes en plongée).

• Propulsé par deux moteurs diesels de 3.800 cv, il est armé par 2 canons de 203 mm alimentés à 300 coups, 2 canons de 37 mm anti-aériens semi-automatiques, mitrailleuses de 8 mm .

•Seulement, le Surcouf, fruit d’un programme ambitieux, s’est révélé fragile à l’usage.

• Et quand vient la campagne de France de mai-juin 1940, ce croiseur sous-marin est à quai, à Brest.

•Pour éviter qu’il ne tombe aux mains des troupes allemandes, il est envoyé tant bien que mal à Plymouth en Angleterre et 10 tubes lance-torpilles.

•Il est perdu corps et biens dans la nuit du 18 au 19 février 1942 dans la mer des Antilles à la suite d’un abordage accidentel avec un cargo américain ou, version plus probable, à cause d’un bombardement par méprise de la part d’un hydravion américain.

• C’était, en tonnage, le plus grand sous-marin militaire du monde de son époque jusqu’à ce qu’il soit surpassé par les sous-marins japonais de la classe I-400 en 1943.

•A la veille de la guerre la France avec 80 bâtiments disposait d’une des flottes de sous-marins les plus importantes du monde .

•Indépendamment de l ‘attaque des navires de surface ces bâtiments étaient prévus pour l’exploration la défense des côtes voire même la protection des convois.

•Le Circé appartenait à une série d’unités de 550 tonnes armés d’un canon de 75 et de 7 tubes lanceur torpilles dont deux orientables.

•En 1939 le Béarn était le seul porte avion Français .

•Construit à partir de la coque d’un cuirassé de la classe Normandie ce ne fut jamais qu’un bâtiment expérimental objet de constantes modifications.

•Il souffrait d’une vitesse insuffisante dépassant à peine 20 nœuds et offrait une formule bâtarde avec un armement de croiseur léger constitué de 8 canons de 155 mm .

•Le Béarn fut désarmé dès le début de la guerre.

•Suivant les idées en vigueur à l’époque la Marine Française accordait un gros intérêt aux hydravions lourds à coque basés en bordure du  littorale.

•Le Breguet-Bizerte de 16,5 tonnes doté de trois moteurs de 920 CV affichait une vitesse de 230km/h et un rayon d’action de 1 500 nautiques .

•Il était essentiellement destiné à l’exploration .

•Le Dunkerque lord de la Revue navale à Spithead en 1937 en présence du roi d’Angleterre George V à bord de son antique Yacht à roues à aube.

•Le 20 janvier 1938, le cuirassé appareille pour un transatlantique qui le mène aux Antilles et à Dakar.

•17 juillet 1938, le Dunkerque reçoit les souverains anglais à Boulogne puis à Calais.

•Du 29 novembre 1938 au 27 février 1939, le bâtiment est en entretien.

•Du 12 au 24 avril 1940 , le bâtiment est en alerte à Brest, puis il est ensuite définitivement basé à Mers-el-Kébir. De là, le 13 juin 1940, il effectue un raid en Sardaigne.

•Le Latecoere à flotteurs de 15,5 m d’envergure et de 4 300 kg était pratiquement le seul avion torpilleur de la Marine Française en 1929.

•En mai 1940 ces appareils en dépit d’une vitesse  n’atteignant pas 300 km/h furent lancés à l’attaque de formations de bombardiers Heinkel 111 .

•Un habitacle couvert d’une verrière abritait l’équipage, généralement constitué de deux à trois hommes.

• Le moteur était monté à l’avant du fuselage, devant la partie réservée à l’équipage. Il s’agissait d’un Hispano-Suiza 12Ycrs-1 d’une puissance de 880 ch, un modèle alors courant sur les avions français. Il entraînait une hélice tripale.

•Il y avait assez de place entre les flotteurs, la voilure et l’habitacle pour l’emport de l’armement principal.

•Contrairement à l’armée de l’air l’aéronavale disposait en 1939 de deux flottilles d’appareils en piqué composées de Chance Vought  et de Loire Nieuport.

•Représente ici le Loire Nieuport piquait , train d’ atterrissage sorti de manière à freîner et contrôler la descente.

•Ces deux flottilles furent sacrifiées en mai 1940 dans une vaine tentative d’enrayer la marche des Panzer dans le nord de la France.

•Du 15 au 18 Mai, les premiers engagements de l’AB2 se déroulent sans pertes. Le 19 Mai, 11 appareils de l’AB2 accompagnés de 9 LN401 de l’AB4, attaquent une concentration de Blindés au carrefour de Berlaimont.

• Mais la DCA Allemande, en force, va massacrer les avions Français : 10 des 20 appareils engagés ne rentreront pas… et les rescapés sont tellement endommagés, que seul 3 d’entre eux pourront effectuer la mission prévue le lendemain.

•Le général Gamelin en compagnie de ( l’amiral Darlan ) le 29 octobre 1918 à Toulon avant s’embarquer pour la Tunisie .

•A la veille du conflit les deux hommes avaient élaboré une stratégie reposant sur l’idée d’une guerre longue et d’un réduit maritime dans l’attente du redressement britannique.

•Cette conception allait s’effondre en mai 1940 en raison du caractère dépassé de la doctrine militaire française.

•Au cours des neuf premiers mois de la guerre les relations franco-britanniques furent extrêmement cordiales dans le cadre de l’application de l’accord naval de Portsmouth du 8 aout 1939.

•On voit ici Darlan assistant à l’amirauté britannique à une séance de travail présidée par le vice-amiral Philipps qui devait trouver la mort le 10 décembre 1941 lors de la disparition du Prince of Wales et du Repulse au large de la Malaisie.

•Pendant la drôle l’escadre de l’Atlantique à partir de Brest ou de Dakar en liaison avec la Royal Navy tenta à plusieurs reprises d’intercepter les grands navires de surface allemands.

•Ces missions se révélèrent vaines mais offrirent aux bâtiments français l’occasion de perfectionner leur entrainement et d’éviter l’inaction déprimante de l’année de terre.

•En haut exercice au canon , en bas un contre torpilleur de la classe Fantasque tend un rideau de fumée.

•En avril 1940 l’amiral de Laborde préfet maritime de Brest passe en revue la 13e DBMLE commandée par le lieutenant-colonel Magrin-Vernerey (futur général Monclar)des troupes prêtes à de s’embarquer pour la Norvège .

•L’aspect des hommes ne doit pas trop faire illusions. Dans la confusion des chargements des unités de chasseurs alpins se retrouvèrent à Namsos avec des skis privés d’attaches.

•Le transport des troupes françaises à destination de la Norvège .

•Aussi bien aller qu’au retour ces bâtiments groupés en convois fit l’expérience d’attaques aériennes qui entraînèrent la perte du torpilleur Bison et infligèrent des avaries au croiseur Emile-Bertin et aux contre–torpilleurs Somali et Milan.

Le torpilleur Bison :

•Le navire subit une attaque aérienne allemande et explose après avoir été touché dans la soute à munitions avant par une bombe larguée par un Junkers, tuant 136 marins et faisant couler le navire par l’avant.

•Dès le 05 mai 1940  le responsable du théâtre maritime Nord le vice amiral Abrial (amiral de Vichy ) dont le PC se trouvait au bastion 32 à Dunkerque .

•Il joua un rôle déterminant lors de la bataille du Pas de Calais.

•On le voit ici le Général Corap au moment où celui-ci s’apprête à prendre le commandement de la 7 e armée engagée sur l’Escaut.

•Les troupes françaises et britanniques vont être repoussées et encerclées à Dunkerque par les Allemands.

•C’est du héros de Dunkerque, sauvant, sous les bombardements, des centaines de milliers d’hommes, plutôt que du secrétaire d’État à la marine de novembre 1942, que restera le souvenir.

•Le 10 mai dans le cadre de la variante Breda la marine débarqua 6 000 hommes de la 68 è  division à Flessingue pour assurer le contrôle des bouches de l’Escaut.

•En raison des contre attaques allemandes et des bombardements de la Luftwaffe, il fallait procéder à un rembarquement dès le 17 .

•La réaction de la Luftwaffe est brutale.

•L’Orage et le Chacal sont coulés, le Fougueux et les Frondeurs  gravement touchés.

•En dépit d’une belle résistance la capitulation de Boulogne intervient le 25 mai.

Le torpilleur l’Adroit :

•est un bâtiment  d’une série de quatorze torpilleurs de la marine nationale française (tranche 1925) mis en service de 1928 à 1931. Ces torpilleurs sont très proches des douze torpilleurs de la classe Bourrasque qui les ont précédés.

•Groupe de soldats allemands posant devant le torpilleur Adroit coulé par un stuka(Bombardier léger utilisé par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale ) lors de l’évacuation de Dunkerque.

•Touché à l’aplomb de la passerelle par une bombe de 500kg le bâtiment à littéralement été coupé en deux et coulé le 21 mai 1940.

•Le 18 juin 1940 la Marine évacuait Brest en catastrophe .

•Moins d’un mois plus tard le port devenait une des bases de la Kriesgs marine bouleversant complètement les conditions de la guerre à l’ouest .

•On voit ici le croiseur la bataille Scharnhorst en cale sèche.

•Ce bâtiment lancé le 3 octobre 1936 dans le port de Wilhelmshaven.

•Retondes 21 juin 1940 Allemands et Français en présence dans le wagon de l’armistice de 1918 à droite Keitel , Hitler, Göring , Raeder et Rudolf Hess.

•A gauche les généraux Bergeret et Huntziger, Léon Noël et le vice amirale Le Luc ;

•L’engagement de l’Allemagne de laisser à la France la disposition de sa Flotte joua un rôle déterminant dans l’acceptation de l’armistice par le gouvernement du Maréchal Pétain.

•Dès le 15 juin deux jours avant la demande du gouvernement de Bordeaux Hitler ordonne en effet l’étude d’avant projets par le colonel Boshme de l’O.K.W et par les services de la Wilhelmstrasse.

•Les projets prévoient l’occupation intégrale du territoire Français la remise de bases en Afrique du Nord le désarmement total des forces armées et le LIVRAISON DE LA FLOTTE !!

•En dépit de conditions en apparence très favorables Darlan discerne fort bien les ambiguïtés offertes par l’article 8 une éventuelle tentative de saisie ne serait-ce qu’en raison d’un désarmement prévu dans des ports d’attache du temps de paix qui se trouvent comme Cherbourg , Brest ou Lorient en zone occupée et du contrôle établi par l’adversaire sur les bâtiments.

•Les difficultés de liaison entre Bordeaux et la mission navale Française de Londres dirigée par l’amiral Odend’hal que l’on voit ici à droite en compagnie d’ Abrial ne furent pas étrangères à l’aggravation du malentendu franco- britannique et au drame de Mers-el-Kébir !

•L’Escadre de l’Atlantique au mouillage de Mers el Kébir , de haut en bas le Dunkerque , le Strasbourg, la Provence et la Bretagne .

•Le 3 juillet le Provence se trouvait intercalée entre le Dunkerque et le Strasbourg .

•Quelques jours avant le drame l’amiral Gensoul avait signalé les inconvénients de la rade privée de toute protection contre une attaque venant du large.

•A 8h30 Gensoul prend connaissance de la note de l’amirauté qui confirme et précise les messages du Foxhound et du Hood .

•Le document débute par un long préambule qui ne fait que reproduire l’argumentation britannique de l’armistice telle qu’elle a été présentée lors de la visite du Beagle à Bordeaux le 23 juin .

Éléments explosifs :

•Paragraphe 5  une demande à deux reprises d’appareiller a) pour combatte les Allemands et les Italiens et b) pour gagner un port Britannique !

•Paragraphe 6  les choses sont plus tristes  ( Si vous refusiez ces offres équitables je me verrais obligé à mon grand regret de vous demander de COULER vos navires dans un délai de six heures …….. )

•Le 6 juillet en trois vagues successives des Swordfish de l’ Ark Royal attaquent le Dunkerque qui est touché indirectement par l’explosion du stock de grenades du patrouilleur Terre Neuve amarré à ses côtés.

•Avec une brèche d’une quarantaine de mètres le navire sommairement réparé ne pourra rejoindre Toulon qu’en février 1942 et sa remise en état ne sera pas achevée au moment du sabordage .

•Le drame de Mers el Kébir s’achève après cette ultime attaque et 1297 Marins ont trouvé la mort au cours de ce tragique affrontement.

•Cette photo est le Dunkerque au lendemain de l’attaque aéronavale du 6 juillet et l’explosion des grandes du patrouilleur Terre Neuve dont les mâts émergent de l’eau ont provoqué une énorme brèche d’une quarantaine de mètres à tribord puis sommairement réparé le croiseur de bataille a peu rejoindre Toulon en février 1942 !

•Les funérailles des Marins Français au cimetière de Mers el Kébir au lendemain du drame certains estimèrent pouvoir faire trois reproches à Gensoul :

•Ne pas avoir signalé l’hypothèse Antilles

•Et ne pas avoir préparé un appareillage rapide du Dunkerque comparable à celui du Strasbourg !!

•Avoir cru à un bluff britannique jusqu’au début de l’après midi

•Le 03 juillet en fin de matinée l’Amirauté avait autorité Somerville à jouer de cette possibilité fort peu éloignée des ultimes propositions faites par Gensoul à Holland.

•En réunion vers 10h30 on se demande si ce désarmement sur lace conçu comme un sabordage déguisé ou du moins limité aurait finalement été accepté par Gensoul et surtout Darlan !

•Les bâtiments de al force X de l’amiral Godfroy au mouillage l’Alexandrie en juin 1940 .

•Devant l’absurdité d’un combat en rade ou d’un sabordage au large un accord finit par intervenir le 7 juillet 1940 entre Godfroy et l’amiral Cunningham .

•Jusqu’au de leur ralliement à la cause alliée en 1943 , les bâtiments de la force X restèrent à Alexandrie.

•Du pont d un navire britannique ou les canonniers s’entraînent au maniement de pièces de 102 mm , on aperçoit le cuirassé Lorraine qui devait participer au débarquement de Provence .

•Le 15 Aout 1944, débutent les opérations de débarquement, et le Lorraine bombarde les fortifications allemandes près de Toulon, sur la presque-île de Saint-Mandrier.

•Il rejoindra ensuite Royan pour y soutenir les troupes alliées, en bombardant la forteresse Allemande de Giron, lors de l’attaque de la poche de Royan.

• Le Lorraine, après un passage à Brest, finira la Guerre dans le port de Toulon.

•Engagements des soldats et de marins au quartier général de la France Libre à l’Olympie à Londres en juillet 1940 .

•Contrairement aux espoirs du générale de Gaulle avec ces engagements nombreux .

•A la fin 1940 les FNFL ne comptaient qu’une centaine d’officiers et 2 000 matelots.

•Le réarmement des  navires français s est  heurté non seulement au manque d’hommes mais à la pénurie de spécialistes.

•Sur l’initiative de jeunes officiers ardents et dynamiques la quasi-totalité de l’Afrique équatoriale adhère aux idées du générale De Gaulle.

•A la fin d’Aout le drapeau à croix de Lorraine flotte sur Fort-Lamy , Douala, Brazzaville.

•Seul le Gabon avec Libreville reste encore dans l’obédience de Vichy.

•Pourtant le général De Gaulle entendait aller plus loin et obtenir le ralliement de Dakar dont les répercussions pourraient être capitales et entraîner peut être le retour dans la guerre de tout l’Empire y compris l’Afrique du Nord .

•A maintes reprises le général De Gaulle manifesta son intérêt pour les forces navales de la France Libre.

•On le voit ici au cours d’une visite à bord du sous-marin Surcouf .

Le Triomphant est un contre-torpilleur de la classe Le Fantasque ayant servi dans la marine française. Il a été construit dans les Ateliers et chantiers de France à Dunkerque et mis en service en 1934 et retiré du service en 1954 !

•Pendant la seconde guerre mondiale il appartient à la FORCE DE Raid et dès juin 1940 il relie les forces navale Françaises libres ( FNFL).

•Le Léopard est un contre-torpilleur de la classe Jaguar ayant servi dans la marine française avant et pendant la Seconde Guerre mondiale.

• Mis en service en 1927, il participa à l’évacuation de Dunkerque puis servit dans les Forces navales françaises libres où il participa à des escortes de convois alliés en Atlantique Nord et au ralliement de la Réunion.

•La butte Citronnelle au port a été  la cible d’un bombardement.

•Le Léopard va s’échouer accidentellement le 27 mai 1943 devant Tobrouk, il se brise sous l’effet de la houle quelques jours plus tard, il y aura trois victimes.

Par décret en date du 29 janvier 1946, le contre-torpilleur Léopard est décoré de la Médaille de la Résistance. 

Le Mimosa portait la marque du chef de la 1ère Division à laquelle étaient rattachés l’Alysse et l’Aconit. Le 23 juin 1941, après entraînement, les corvettes furent affectées à la Newfoundland Escort Force et basées à Saint-Jean de Terre-Neuve.

Le 3 juin 1942, le Mimosa et l’Aconit participaient à l’escorte du convoi ONS 100 parti de Grande-Bretagne à destination de Halifax et avaient été placées à l’arrière, à la recherche des traînards.

Dans la nuit du 9 juin, le convoi fut attaqué par le sous-marin allemand U 124. A 2 h 21, le Mimosa, atteint par deux torpilles, coula en moins de 3 minutes dans une eau glacée, au milieu de l’explosion de ses propres grenades.
Seuls quatre survivants furent repêchés par la corvette canadienne HMCS Antiboine.

• Ces bâtiments sont de la force y de l’amiral Bourragué vus du bâtiment le Georges Leygues .

•Aussi bien lors de leur passage à Gibraltar qu’à l’occasion de leur marche vers Libreville ces bâtiments provoquèrent une vive confusion chez les Anglais.

Le Cuirassé Richelieu :

•C’est le premier cuirassé Français de 35 000  tonnes constituait une des pièces maîtresses de la défense de Dakar et il quitte Brest le 18 juin, juste avant l’arrivée des allemands .

•Encore inachevé immobilisé depuis l’attaque des avions torpilleurs de l’ Hermès le 8 juillet 1940 il ne peut se servir que d’une seule tourelle de 380 mm.

•A plusieurs reprises il réussit cependant à encadrer les cuirassés britanniques.

•En 1943. A cette date, il part vers New York en grand carénage puis participe à la libération de Singapour en septembre 1945, et aux premières opérations d’Indochine à partir d’octobre 1945.

•en 1946, il séjourne principalement en Méditerranée. Jusqu’au printemps 1952, le Richelieu est basé à Brest, où il effectue des sorties d’entraînements en Atlantique et Méditerranée et il alterne également des périodes d’entretien.

• En 1952 son port-base devient Toulon ou il sert d’école de canonnage. Il est mis en réserve le 1er juin 1956 et sert d’école à Brest puis en 1967, les écoles à bord étaient : B.E. manœuvrier, Cours de « chouf » bosco, B.S. bosco, B.E équipage, B.E.chequa (la spé venait d’être ouverte), B.S chequa, E.O.R. pont, E.O.R. machine, Officier des Équipages (remplacé depuis par Officier Technicien).

Condamné le 30 septembre 1967, il devient le Q 432et le  25 août de l’année suivante le remorqueur de haute mer hollandais Rode Zee le prend en remorque jusqu’au port italien de la Spezia où il est totalement démantelé.

•Le contre-torpilleur Le Fantasque est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient plus précisément dans la Forme de Lanester le 16 novembre 1931 mis à flot le 15 mars 1934 et armé pour essais le 1er septembre 1934.

•Le 11 juillet 1935 il réalise son essai PMP (Puissance Maximale Permise), un essai d’une durée de huit heures. Il parvient à développer 92364ch à raison de 388 tours par minute lui permettant d’atteindre la vitesse de 40.49 nœuds (41.53 nœuds corrigée). Dans la foulée il va tourner pendant une neuvième heure, atteignant 96773ch à raison de 399 tours par minute lui permettant d’atteindre la vitesse de 41.35 nœuds (corrigée 42.80 nœuds).

•Le Fantasque : turbines Rateau-Bretagne fournies par les Ateliers et Chantiers de Bretagne (ACB) de Nantes, chaudières avant fournies par les Ateliers et Chantiers de la Seine-Maritime (ACSM) du Trait, chaudières arrière fournies par les ACB.

Le contre-torpilleur Le Fantasque est mis en service le lendemain 1er mai 1936. Il est affecté à la 10ème Division Légère (10ème DL) en compagnie de ses sister-ships Le Terrible et L’Audacieux. La division dépend du Groupe des Contre-Torpilleurs de la 2ème Escadre. Il était basé à Brest.

•L’Audacieux anciennement Da-17 est mis sur cale à l’Arsenal de Lorient dans la Forme de Lanester le 16 novembre 1931 mis à flot le 15 mars 1934 et armé pour essais le 1er septembre 1934.

Le contre-torpilleur L’Audacieux est mis en service le 7 décembre 1935 au sein de la 2ème Escadre légère de l’Escadre de l’Atlantique intégrant la 10ème DL en compagnie de ses sister-ship Fantasque et Terrible.

•Du 9 août au 7 novembre 1938 L’Audacieux est navire-amiral de la 2ème Escadre Légère. Il remplace l’Émile Bertin et assure l’intérim en attendant l’arrivée du Mogador.

•Bizerte est occupé le 8 décembre alors que L’Audacieux était au bassin. Il n’est donc pas sabordé mais il est endommagé par des bombardements aériens alliés.

•Le 7 mai 1943 il coule dans le bassin après que les allemands eurent détruit la porte du dit bassin ce qui entraîna une brusque rentrée d’eau et le chavirage du contre-torpilleur.

La coque est remise à flot le 14 décembre 1943, rafistolée pour lui permettre de sortir de la forme de radoub et finalement utilisée comme réserve de pièces détachées pour ses  sister-ships encore en service

 L’Audacieux est finalement condamné le 12 août 1947 puis vendu à la démolition le 24 août 1948 à un ferrailleur de Sfax.

•Au lendemain de l’Armistice l’amiral Darlan se trouvait à la tête de la seule force militaire valable d’une Marine invaincue .

•Par son importance stratégique ses vertus la Marine pèserait finalement d’un poids très lourd dans la politique de Vichy et son orientation idéologique.

•La Marine restée intacte constitua un des atouts majeurs du régime de Vichy.

•A plusieurs reprises la maréchal Pétain manifesta son intérêt pour la flotte en rendant visite à Toulon à la Force de Haute Mer .

•De 1941 à 1943 le contre amiral AUPHAN eut la tâche particulièrement lourde de diriger la marine marchande et de jouer ainsi un rôle capital dans le ravitaillement du pays .

•Par des notes fréquentes il s’efforça également de freiner certaines initiatives dangereuses de l’amiral Darlan.

•En novembre 1942 il ne put vaincre l’opposition de Laval et de Laborde et obtenir un appareillage à destination de l’Afrique du nord.

L’AMIRAL AUPHAN EST CONDAMNÉ à cinq ans de prison avec sursis et à cinq ans de dégradation nationale dont il est aussitôt relevé ( le journal Le Monde publié le 22 juillet 1955 !

•Les jurés ont considéré que l’amiral Auphan avait une part de responsabilité dans la résistance opposée par les troupes françaises d’Afrique du Nord au débarquement allié du 8 novembre 1942. De même ils ont estimé que son attitude n’avait pas été sans influence sur le sabordage de la flotte de Toulon, bien que ce sabordage ne soit intervenu que douze jours après la démission de l’accusé de son poste de secrétaire d’État à la marine.

•Résolument sceptique sur les possibilités d’une victoire de l’Angleterre Darlan partisan d’un rapprochement ace l’Allemagne essaya d’obtenir une révision fondamentalement du statut de l’armistice dans la participation de la France à la défense de l’Europe nouvelle.

•Mais lors de l’entrevue de Berchtesgaden le 11 mai 1941 Hitler refusa de s’engager .

•L’atmosphère de la rencontre assombrie par l’équipée de Rudolf Hess en Angleterre , les préparatifs de la guerre contre l’U R S S et l’évolution douteuse de l’affaire irakienne.

Service  de Guerre : Réquisitionné en 1939 pour transporter l’Armée du Levant du Général Weygand.
1939 le 22 septembre, le convoi qui va de Marseille à Beyrouth, croise de nuit, tous feux éteints à 10 milles au nord de Lampedusa, le convoi qui revient de Beyrouth. Le MARIETTE PACHA commandant Tramoni aborde le CHENONCEAUX commandant Rizoulières.
Sur cette photo l’arrivée à Marseille du paquebot HARIETTE PACHA transportant les soldats blessés et les  11 morts et plusieurs blessés parmi les troupes sénégalaises. Un arrêt à Malte à permis de mettre un batardeau pour obstruer la voie d’eau occasionnée.
– 1941 Juillet à Septembre : Effectue 3 voyages pour rapatrier les troupes de Beyrouth
– 1942 Gardiennage à Sète.
– 1943 Amarré à Port de Bouc
– 1944 le 24 juillet Le Cdt Juteau reçoit l’ordre du Hafenkapitan de conduire le navire à Marseille. L’équipage refusant d’exécuter l’ordre est débarqué et les Allemands conduisent le navire en tableau du quai Wilson à Marseille où l’équipage rembarque.
– 1944 le 20 août à 14 h 30, un enseigne de la Kriegsmarine ordonne au lieutenant de garde Nougarède de faire évacuer. Avec le lieutenant Mac Mahon, Nougarède envisage de couler le navire droit avant que les explosifs ne soient utilisés et va chercher l’accord de la résistance. Il attendra vainement et le navire sera irrécupérable, car coupé en deux par les explosifs.

•Avec l aide du Maréchal , Darlan multiplie les efforts en  vue d’une relance de la collaboration.

•Toutes les occasions sont bonnes pour affirmer la volonté  de la France de s’intégrer à une Europe nouvelle .

•L’intention de la France est de participer à la lutte contre le Bolchevisme constitue un argument supplémentaire.

•En septembre et en octobre 5 cargos sont attaqués par les Anglais le long des côtes de Tunisie et le 3 novembre le convoi de Saïgon est intercepté au large du Cap.

•En représailles le Tarn attaque un submersible anglais devant Alger et le sous marin .

•A partir de l’été 1942 Darlan commença et à effectuer des sondages de direction des Américains.

•Mais lors de son inspection en Afrique du Nord, l’Amiral pas plus que le général Juin ne croit à une initiale anglo-américaine imminente.

•Ni l’un ni l’autre ne sont dans le secret de l’opération Torch.

•L’opération entraîna également des conséquences militaires imprévues.

•En apprenant le Darlan Deal (le marché des Alliés avec Darlan), Adolf Hitler ordonna l’occupation de la France de Vichy et développa les forces de l’Axe en Tunisie, où elles allaient bientôt affronter les troupes britanniques.

• Tunis ne tomba pas tout de suite aux mains des forces britanniques et américaines.

• A contrario, l’invasion ne parvint pas à éloigner les nombreux Allemands du front de l’Est, pourtant l’une des raisons stratégiques capitales de l’opération.

•L’opération Torch est le non de code donné au débarquement par es Alliés le 8 novembre 1942 en Afrique du nord .

•La photo montre la conférence du 10 novembre 1942 à Munich au lendemain de l’opération Torch Ribbentrop, Laval, Hitler Ciano et Goring y assistaient.

•A 19H00-Laval  reçu par Hitler en présence de Ribbentrop, Goering, Ciano, Abetz. Hitler est glacial,  signale   que des troupes allemandes vont débarquer en Tunisie.

• Laval  n’a donné aucun accord, répondant : « Allez-y, mais sans notre autorisation »

• Mais Hitler ne dit pas qu’il a donné ordre d’envahir la zone  libre dès le lendemain

•Hitler propose une alliance « à la vie et à la mort »sinon l’occupation va se durcir.

anecdote : après dîner Pétain demande à Auphan s’il avait de quoi mettre Laval « à l’abri »à son retour !

•Là encore Hitler se refusa à donner la moindre garantie à Vichy et n’annonça même par à Laval l’imminence de l’occupation de la zone libre de la France !

•Avec le Glorieux et le Marsouin et le sous marin Casabianca sous les ordres du capitaine de corvette Lherminier réussit à sortir de la base navale de Toulon le 27 novembre 1942 et à gagner Alger.

•Il devait s’illustrer par la suite en effectuant des missions de ravitaillement au profit des maquis corses.

•Il est l’un des cinq sous-marins de cette classe, sur 31, à avoir survécu à la Seconde Guerre mondiale.

•Le rôle du Casabianca a été déterminant pour la libération de l’île en septembre 1943, lui qui porte le nom du plus prestigieux marin natif de cette île, mort héroïquement à la bataille d’Aboukir.

•Cette image symbolique la fusion des forces navales françaises au lendemain de la rentrée de l’Afrique dans la guerre.

•Les amiraux Auboyneau Lemonier et Thierry d’ Argenlieu au cours d’une mission à Londres en 1944.

•Chef d’ État Major général Lemonnier est issu de la marine de vichy tandis que ses deux camarades viennent des FNFL  (Forces navales Françaises libres).

•Les retrouvailles entre les deux marines manquèrent bien souvent de chaleur et donnèrent parfois lieu à des incidents pénibles.

••La Marine se manifeste aussi en Méditerranée d’abord dans la libération de la Corse décidée en septembre 1943 par le Général Giraud.

•Précédée du ravitaillement des maquis par le sous marin Casabianca l’opération met en jeu les croiseurs Moncalm et Jeanne d’arc 7 contre torpilleurs et torpilleurs et 3 sous marins.

•Les succès est complet et il oblige les allemands au prix de pertes sensibles à précipiter l’évacuation.

•Simultanément les contre torpilleur Fantasque et Terrible interviennent lors du débarquement de Salerne.

•Exécuté avec des moyens considérables le débarquement de Provence du 15 août 1944 fut une réussite totale .

•Sous le commandement du Contre-Amiral Lemonnier la participation française concerna une trentaine de bâtiments dont le cuirassé Lorraine, 5 croiseurs, 8 contre-torpilleurs une douzaine d’avisos et d’escorteur.

Le Cuirassé LE LORRAINE:

•De la classe Bretagne construit en 1913 et des listes de la flotte en 1953.

•En haut symboles de la volonté de reconnaissance de la marine française le Richelieu et le Jean Bart navigant au large des côtes Bretonnes.

•En dépit d’une allure imposante ces deux navires de ligne ne répondaient plus aux exigences des flottes de l’après guerre construites autour du porte avions .

LE RICHELIEU :

Le De Grasse :

•En haut au début des années 50 la reconstruction de la Marine concerne la mise en chantier de 18 escorteurs d’escadre T47 délivrés des contre torpilleurs type Mogador de 1938 et à vocation anti-aérienne et ASM.

•Appartement à cette série le Vauquelin déplaçait 2 750 tonnes et disposait de 6 canons de 127, de 4 de 57 et de 6 tubes pour torpilles ASM.

•Depuis leur entrée en service ces bâtiments ont contenu de nombreuses modernisations.

LE VAUQUELIN :

•C’est un Escorteur d’Escadre qui a participé aux opérations de Suez en 1956, et à la surveillance des côtes d’Afrique du Nord pendant la guerre d’Algérie.

•En 1970 après avoir rejoint l’escadre de l’atlantique Ses missions seront alors le soutien aux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE) .

•u cours de sa carrière le Vauquelin a parcouru 664 272 milles en 2000 jours de mer.

•Il est désarmé le 6 novembre 1986, avant de devenir le Q654, le 6 avril 1987. Il a été utilisé, de 1988 à 2001, comme bâtiment cible dans le cadre d’expérimentations de tirs de missiles au profit de la DGA (Crotale NG), puis à partir de 2001 comme brise-lames à Toulon.

•Le Vauquelin a été coulé le 13 février 2004 par un « strike » de Super-Etendard du Charles de Gaulle, puis pétardé par des plongeurs-démineurs du GPD Méditerranée.

•Source web également : https://www.netmarine.net/bat/ee/vauqueli/index.htm

Le BOULONNAIS:

•Il est construit à Nantes, aux Ateliers et Chantiers de la Loire , il est admis au service  actif le 5 août 1955 .

•Entre octobre et décembre 1956, Le Boulonnais participe à l’affaire de Suez, où il assure avec sa division, la protection des porte-avions Arromanches et La Fayette.

•Il a été premier escorteur rapide à être mis en réserve définitive. Il ne sera alors plus jamais utilisé à compter de novembre 1964.

•On le voit sous le pont de l’ Harteloire à partir de décembre 1964. En janvier 1965, il est mis officiellement en réserve normale à Brest, et jusqu’en août 1975 il reste au fond de la Penfeld.

•Il sert de brise lames au port du château de Brest et il est condamné le 13 juin 1977 ( avec un numéro de coque Q572 )

•Porte avion Bois Belleau R97:

•Lors de la seconde guerre mondiale l’aéronavale a subi d énormes pertes.

•La renaissance de l’aéronautique navale s’effectua à partir de porte avions de construction étrangère cédés à des titres divers.

•Sur la photo nous voyons le porte avion Bois Belleau en cours d’un exercice de décontamination nucléaire .

•Après un carénage modernisation, identique à ceux du La Fayette : ilot agrandi et nouveaux radars, le Bois Belleau va participer pendant trois ans à la vie de l’escadre et à tous les grands exercices nationaux et OTAN en Méditerranée.

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