Mousse, Matelot, Officier Marinier

et La vie à bord des bâtiments

Livre de référence personnel :

•Pour un service de 60 mois et une carrière de 25 ans , depuis Colbert la Marine recrutait son personnel en majorité parmi les Inscrits Maritimes et le complément grâce à la Conscription dans les populations côtières ainsi que par les engagements volontaires .

•Dans la Marine à cette époque  on ne pouvait pas s’engager si on avait plus de 26 ans et qu’une taille minimum était exigée :

•16-18 ans: 1,54 m

•18-20 ans : 1,58 m

•Après 20 ans 1,60 m

•Et l’on s’engageait pour 3 ,5 ou à long terme !

•Pour les moins de 18 ans on parlait d’engagement provisoire , inscrit définitif de 18 à 50 ans et enfin hors-service passé cet âge .

•Chaque année voyait arriver dans les dépôts tel que :

•Cherbourg, Brest, Lorient, Rochefort et Toulon des nouveaux équipages de jeunes appelés Normands , Bretons Basque ou méridionaux !

•En quelques semaines le jeune perd toute individualité puisqu’il est réduit à un matricule , il n’est plus qu’un numéro habillé les cheveux très courts la moustache rasée.

•Désormais son livret matricule le suivra tout le temps de son service à bord ou à terre mais il ne le verra jamais par contre il aura la  garde de son livret médical et de son livret individuel ou livret de solde !

•Sur ces livrets seront portés ses diverses affectations son avancement son salaire ses punitions la liste de ses effets d’habillement de son sac qui pourra être vérifier  lors de l’inspection par un fourrier !

•Une sélection s’opère alors ( intelligence, santé, vue, aptitudes..) les plus doués sont dirigés vers les écoles et les autres ceux qui ne savaient ni lire ni écrire et il y en avait même encore au 20 -ème siècle seront « sans spé » soit le matelot de pont , soit soutiers.

•La nécessité de spécialiser les métiers sur les bateaux modernes justifie en partie les 45 et 46 mois de service de l’époque .

•Les spécialités sont nombreuses même aujourd’hui encore plus , et certaines à l’époque étaient :

•-Spécialités de la manœuvre et de la conduite des bâtiments manœuvre ,timonerie, pilotage.

•-Spécialités canonnage, torpilles, mousqueterie, tambour qui sera supprimée en juin 1910 et clairon !

•Spécialités : mécaniciens,  chauffeur, graisseur, infirmier, charpentier, boulanger-coq, télégraphiste, tailleur, cordonnier, maître d’hôtel,, cuisinier, scaphandrier !

•- Personnel des défenses fixes des ports comme torpilleur et mécanicien sédentaire !

•L’École des gabiers était à Brest du Cadédoniem depuis que ce navire y a été amené ;

•L’École des canonniers était à Toulon à bord de la Couronne .

•L’École d’application de tir à la mer est sur rade aux Salins d’Hyères à bord du Tourville;

•L’École des torpilleurs est à Toulon et à Hyères l’ Algésiras en fut longtemps de l’école flottante et l’exercice à la mer se faisait à bord de petits torpilleurs, l’École prépare aussi au brevet de T.S.F.

•L’École des fusiliers et des clairons est à Lorient.

•A l’école des mousses c’est à 14 ans et demie ou à 15 ans au plus jeunes étaient admis pour les plus âgés de 16 à 20 ans et seuls les garçons étaient comme novices avec une taille minimum prescrite au règlement de 1,50m à 16 ans et de 1,56m à 18 ans pour les exigences avec en plus une bonne santé.

•Gaîté ? Tristesse. Émotion . Devant l’appareil de photographie de la rue de Siam à Brest , toutefois pour ce jeune mousse une jolie élégance vestimentaire !

•A l’école des mousses c’est à 14 ans et demie ou à 15 ans au plus jeunes étaient admis pour les plus âgés de 16 à 20 ans et seuls les garçons étaient comme novices avec une taille minimum prescrite au règlement de 1,50m à 16 ans et de 1,56m à 18 ans pour les exigences avec en plus une bonne santé.

•Gaîté ? Tristesse. Émotion . Devant l’appareil de photographie de la rue de Siam à Brest , toutefois pour ce jeune mousse une jolie élégance vestimentaire

•L’école flottante est sur la rade de Brest , mouillée non loin du Borda c’est le vieux Fontenoy lancé en 1827 devenu Bretagne en 1894 .

•Il abritait l’école jusqu’en 1910, les jeunes font trente mois à bord , les premiers six huit mois comme mousses et les douze autres comme apprentis marins.

•L’école terminée à 16 ans ils signaient un engagement de 7 ans à l’ État et l’École orientait au choix vers deux services : Pont ou machine .

•Les jeunes gens répartis en compagnies , divisions , séries faisaient connaissance à bord avec la sévère existence militaire : règlement , punitions, tenue réglementaire !

• Les principes d’économies étaient largement dispensés pour tout l’argent de  poche les mousses avaient droit d’avoir avec eux 50 centimes et les apprentis 1F .

•Les exercices d’embarcation étaient fréquents et à bord d’un petit trois mâts que l’on appelle indifféremment le Brick ou la corvette.

•Les vieux maitres d’équipage inculquaient des rudiments de manœuvre du gréement et de matelotage à grands coups de gueule aux jeunes marins en tirant des bords dans la rade de Brest.

•L’école des mousses fut initiée très tôt dans les colonies pour le recrutement indigène toutefois sans grand succès si l’on en juge par l’opinion du commandant Souville à propos de l’école d’Alger en 1858 .

•Titulaire des brevets ils étaient des personnels importants pour embarquer ( à la différence de ceux qui étaient «  sans spé   » ), les embarquements étaient au plus de 3 ans avec un congé de 2 mois maximum pour deux ans à bord .

•La solde était effectuée en France tous les mois et un mois et demi en campagne lointaine avec liquidation du compte au retour.

•Les fourriers étaient chargés décrire et enregistrer les soldes  de l’ équipage qui étaient versées 24 heures après la perception des fonds chez le trésorier de la Marine puis au tour des matelots réglés et le montant de leur gains porté séance tenant sur le livret de solde individuel de chacun !

•L’arrivée  des fonds à bords était une affaire solennelle ,la caisse  en bois était baptisé « Dominique »  elle était munie d’une bouée et d’un orin c’est un câble ou cordage, reliant une bouée à un objet immergé (ancre, mine, filet, casier, …), en cas de chavirement : le non est resté car le jour de solde est  jour «  Dominique   »

•Les grandes lignes de la carrière du matelot  dès son incorporation aux galons d’officier marinier soit 25 ans de service à l’État avec peut être en cours de carrière un mariage car selon la vieil adage matelot un premier maître étant une légume les jeunes dames de Recouvrance à Brest par exemple les dévoraient des yeux !

•Mais là encore la Marine paternelle veille sur la moralité de ses enfants tout postulant au mariage devait en demander l’autorisation par l’intermédiaire de son Commandant.

•Le dossier s’accompagne d’un certificat de bonne vie et mœurs de la future et de l’assurance formelle qu’elle ne tenait pas ni débit de boisson , ni café, ni cabaret, ni billard, ni cantine .

•Aujourd’hui le mariage avec une personne d’origine de certains pays est toujours interdit !

•La Marine étant toujours en perpétuelle évolution nous avons donc choisi la période autour des années 1908-1910, époque qui nous parait bien représentative de l’état d’esprit qui règne dans la flotte à la veille de la guerre 1914-1918 , esprit fait autant de vielles traditions qui ont prouvé leur efficacité que de nouvelles attitudes acquises sous l’influence de l’évolution des mœurs et de l’arrivée à bord de la machinerie moderne.

•A bord d’un bâtiment d’escadre un des plus récents un croiseur cuirassé du programme naval de 1905 , plusieurs centaines de marins vivaient en communauté et presque en autonomie par rapport à la terre si ce n’est  pour s’y ravitailler.

•Mais ces longues stations au mouillage sont pour le marin d’état  plus fréquentes contrairement aux navires de commerce pour lesquels l’escale est une perte de temps et une exception la normale est pour le navire de guerre le mouillage en rade !

•L’œil du maitre et la bonne conscience d’un chef de plat ( Paul Léonec ) et nos Marins par ailleurs savent que un Salut fait avec entrain et bonne humeur est l’indice d’une bonne éducation militaire !

•Le Capitaine de Vaisseau est commandant du navire avec des appartements «  Galerie , salon , chambre à coucher , bibliothèque , salle de bains mais sur comme sur l’image une salle à manger , cuisine particulière et un maitre d ’hôtel.

•Rien n’y manque, pas même la cave comme aux officiers qui ont tout cela mais en commun ( texte et illustration de Sahib)

L’histoire de la marinière

https://www.brindemer.fr/blog/post/177-vetements-marins-la-mariniere

Son histoire 

•Avant le 18èmesiècle, la rayure sur les vêtements n’était pas réellement bien vue. À cette époque, elle était plutôt destinée aux bagnards, aux bouffons ou encore aux prostituées… C’est à partir de la révolution française que sa signification change et devient ainsi un symbole de liberté. Mais avant d’expliquer pourquoi, revenons sur la marinière officielle.

•Il y a un siècle et demi, le mot « marinière » fut tout d’abord utilisé pour un simple tricot dissimulé sous une vareuse portée par les matelots de la marine. En effet, à cette époque les matelots officiant sur divers navires portaient un vêtement composé d’un grand col en forme de V devant et terminé par un grand morceau de tissu descendant dans le dos. Cela faisait office de sous vêtement puisque ce qu’on appelait un tricot de corps descendait jusqu’aux genoux ! «

Il était déjà confectionné dans du jersey, le textile de l’époque principalement dédié aux sous-vêtements (ça n’a pas beaucoup changé). Les hommes de bord n’avaient pas d’autre sous vêtements. Aussi, la marinière était rentrée sous le pantalon à ponts, servait également de protection. » (cf Delphine Allanic, Commissaire de l’exposition « Les marins font la mode 2009 » au musée de la marine)  

Le 27 mars 1858, un décret permit à la Marine Nationale d’introduire, dans sa liste officielle des tenues, un vêtement nommé « tricot » qui fut rayé bleu et blanc destiné aux quartiers-maîtres et aux matelots. 

21 rayures blanches larges de 20mm et 20 ou 21 raies bleues larges de 10mm sur le corps correspondant, selon la légende, aux 21 victoires de Napoléon et 14 rayures sur chaque manche longue de trois-quarts (afin qu’elle ne dépasse pas de la vareuse), mais là personne ne sait pourquoi…

•Cependant, pourquoi des rayures ? D’après les recherches, les rayures auraient eu deux significations : 

Premièrement, elles désignaient les simples matelots (considérés hiérarchiquement tout en bas).

–       Deuxièmement, les marins avaient coutume de dire que les rayures permettaient de mieux repérer l’homme tombé à la mer.

•En fait, il semblerait surtout que les rayures proviennent probablement d’une technique de tissage particulière et de la nécessité d’économiser la teinture indigo (très onéreuse à l’époque).

•Le règlement de 1858 entérine le bonnet porté par les matelots avec sa houppette «  formant un gland » mais le terme pompon argot militaire pour des houppettes de formes variables sera communément adopté.

•En 1872 le pompon que l’on connait est autorisé pour une protection de la tête des marins confrontés à  une certaine  hauteur des baux des bâtiments  (sont des pièces transversales du système de construction d’un bateau.)

•Il devint plus tard avec plus d humour un «  porte bonheur «  pour la jeune fille ou  jeune femme qui le toucherait et elle en effet le droit d’embrasser son propriétaire !

•Le Lieutenant de Vaisseau généralement assez mondain l’officier de Marine use de tous les raffinements de la toilette à bord aussi bien qu’à terre et malgré l’ exiguïté de sa case, le tub et la grosse éponge sont en permanence.

•Rentré dans sa chambre , perdu dans son caban , trempé comme un barbet, il en ressort éblouissant de tous les trésors renfermés dans la boîte à claque, la boîte aux épaulettes et la malle en 1 er blanc qui recèle la grande tenue , surtout quand in est d’État- Major et qu’on peut y ajouter l’aiguillette . Texte et illustration de Sahib

•Depuis 1900 le brave aumônier a disparu à bord non que l’Etat n’ait voulu prendre à sa charge la pension modeste de cet homme de bien, mais l’Eglise et l’Etat ayant séparé leur intérêts nulle soutane ne devait plus paraître à bord.

•Et il faut le dire au regret de l ‘équipage .

•L’excellent homme avait au moins le mérite d’être un confident impartial pour les Marins, leur seul contact humain avec les officiers de l’arrière une oreille toujours attentive pour les misères et les désespoirs du matelot.

•L’Aumônier d’autrefois un agréable compagnon pour le commandant et le plaisir des confessions laïques en dehors des règles de la stricte hiérarchie.

•Nous voyons avec cette image le salon de l’ Amiral Gervais à bord du Cuirassé LE Bouvet  lancé en 1896 ;

•Seuls les câblages électriques et le plafond rivé au barrotage viennent donner une note marine à cette atmosphère belle époque.

•Le Bouvet avait une cuirasse épaisse de 100 mm ce qui normalement le faisait un bâtiment relativement bien protégé !

•Longueur 122,599 m; maître–bau 21,40 m ,puissance 14 000 ch vitesse 18 nœuds et son port d’attache TOULON .

Image personnelle !

•Maistrance » tient son nom du vieux français et désigne l’ensemble des officiers mariniers d’un navire.

•L’École de maistrance assure la formation initiale de certains officiers mariniers de la Marine nationale française. La formation des officiers mariniers a été codifiée en 1923 .

•L’appellation École de maistrance apparait déjà en 1859 pour désigner l’école des maintenanciers des navires.

•En 1988, c’est la naissance de l’école de Maistrance dans son format actuel l’académie des officiers mariniers.

•Chaque année, sont regroupées au sein d’une promotion de 1200 jeunes gens, quatre sessions d’environ 300 élèves âgés de 17 à 30 ans[.

•Ces Officiers Mariniers sont intermédiaires entre les officiers et les matelots dans chaque détail du bord reçoivent du fait de leur véritable charge , le nom de maîtres-chargés.

•Ils sont logés dans des chambres particulières et ils ont leur poste mais sans luxe , table de bois blanc avec des bancs ou fauteuils de bois et de toile à voile toile cirée de rigueur sur la table et vaisselle en épaisse faïence.

•Il y avait pour chaque Maître une carafe personnelle en verre contenant la ration de vin rouge .

•Le Maître de manœuvre est pour l’équipage le maitre tout court mais cet homme précieux dont l’insigne est un sifflet d’argent véritable chef des matelots est resté le même qu’au temps de la voile .

•Un personnage pittoresque le plus souvent breton du Finistère connaissant à fond les moindres recoins du navire et la psychologie de ses hommes .

•Sous l’œil du Maître la gymnastique , Herbert et la barre fixe pour garder la forme.

•Le Maître mécanicien prenait de plus en plus d’importance à bord car son rôle était indispensable, il était le mieux payé à bord.

•Les Maitres de profession sont le Maître calfat, le Maître voilier, le Maître armurier. Le calfatage définition (Le calfatage désigne donc une pratique visant à rendre étanches les bateaux en comblant les fentes présentes entre les différentes planches d’une coque, ou éventuellement d’un pont, et ainsi éviter les infiltrations d’eau.) avait perdu à bord des navires en fer son importance d’ autrefois

•Dans le gamelot des rations à grandes louchées que contrôle le commis aux vivres.

•Faut il rappeler que Coquus est l(origine latine du nom du cuisinier ou homme aux fourneaux et il sait que ses galons n’iront pas au-delà des sardines rouges de quartier maître mais il aime son métier .

•Il est à la fois cuisinier et boulanger les deux spécialités de seront déparés que plus tard et il règne sur un petit groupe de marmitons et de cuisiniers particulièrement ceux de commandant et de l’état Major.

•Il est informé par le commis de vivres des reproches de l’équipage , le coq n’est pas plus responsable que de la cuisson des aliments  et la chauffe au charbon des énormes bassines est un art car la cuisson à la vapeur puis à l’électrique n’apparaîtront que vers 1920 à bord des navires . ( Le temps des broches est fini )

•Chaque chef de plat de huit confiait au coq la ration réglementaire de viande embrochée et numérotée qui étaient mises à bouillir dans la marmite fermée d’un couvercle cadenassé en cas de vol de rations !!

•Le métier de marin est si particulier qu’aucun recours à des valeurs comparatives de terre n’est possible pour décider de celles qui ont cours dans la Marine.

•Un marin ne peut être jugé par ses pairs , car le contexte est essentiel pour les nuances.

•L’officier de Marine est un homme seul par profession par nécessité toujours par goût parfois pris dans un système hiérarchique qui l’isole autant de ses supérieurs que de ses inférieurs, l’obéissance est la règle de cette communauté presque monacale.

•Le métier maritime se transmet comme une noblesse de génération en génération extrêmement restreint et absolument fermé avec une forme de nation aristocratique étroitement hiérarchisée où domine l’esprit de corps et où les galons tiennent lieu de titres.

•L’embarcation fila sous l’effort considérable et inutile des rameurs plus qu’aucun fouet de chiourme, mais plus que l’immobilité dorée de l’Amiral adossé et enfiévrait , gonflait les veines au travers des visages raboteux.

•Le Pavillon privilège des officiers généreux s’éployait derrière au vent de la course et sur le passage de la baleinière des saccades de sifflet faisaient lever les rames à tous les canots rencontrés en exercice de nage.

•Quant aux matelots ils arrivent à connaître de la vie des officiers quelques petits détails dont ils forment leurs naïve et unique conception du supérieur .

•Ils savent que les aspirants, les Enseignes les Lieutenants de Vaisseau jouent beaucoup au tric trac car le bruit sec des pions claque toute la soirée au carré.

•L’équipage ne voyait presque jamais l’Amiral entouré d’un grand mystère et vivait à l’arrière dans une sorte de Vatican.

•C’était un vieil homme qu’on saluait très bas , fort chamarré dans les grands jours  et qui chaque matin au mouillage faisait armer sa baleinière pour aller prier dans quelque église !!

•Ils constatent également qu’ils aiment faire de bon repas car les plats qu’on leur apporte et qui traversent le pont tout fumants contrastent férocement avec les grosses gamelles étamées remplies de pommes de terre et de viande sèche.

•Le règlement de Marine comme toutes les bonnes constitutions poussait très loin la mise en pratique de l’inégalité entre les hommes .

Dans le livre de Georges Hugo :

•Les terriens s’imaginent qu’il y a une grande famille maritime bien unie , gaie, enthousiaste, touchant exemple de solidarité de courge insouciant ; les matelots c’est-à-dire la chanson, la joie, de grands enfants intrépides depuis le brave homme d’Amiral jusqu’à Mathurin à grosse trogne de on vivant .

•Mais ce que l’on appelle une famille ou le mélange le plus brutal le moins fondu et le plus étroitement mêlé des deux classes dont la différence est un abîme : en haut l’ État Major et les autres la tourbe des marins .

•En septembre 1907 l’enseigne de Vaisseau Ullmo est second sur le contre torpilleur Carabine basé à Toulon .

•Officier bien noté il a cependant une vie privée des plus tumultueuses car il dilapide au jeu et en opium les 80 000 francs de l’héritage paternel .

•Profitant de l’absence du commandant  pour photographier des documents classés secrets du coffre et par lettre anonyme à la mal honnêteté  de les proposer à l’achat au Ministre de la Marine avec un chantage de les divulguer à l’étranger !!

•Maître chanteur il est démasqué et sera jugé en févier 1908 et condamné à la dégradation militaire et à la détention à perpétuité .

•Le 12juin 1908 à Toulon sur cette image en place Saint Rock on l’ a dégradé et déporté vers Cayenne ou il y restera 15 ans à l’ile au Diable .

•Une tradition de plusieurs siècles le hamac la toile était  double pour pouvoir y glisser le matelas!

•Dix huit œils de pie pour les hanets des araignées terminées par une boucle en fer.

•Les couvertures devaient être élongées dans le hamac sans le déborder.

•Dans les batteries les hommes dormaient avec de puissants ronflements , les plus légers dormeurs ont fini par s’habituer et ni l’inconfort relatif du hamac ni les roulis n ont empêché nos Marins de s’endormir .

•La nuit est le seul moment où le matelot s’isole  et s’éloigne de la promiscuité du bord en oubliant sa fatigue !

•Bancs et tables sitôt décrochés des barrots , on attaquait le quignon de pain bis et le jus matinal au petit déjeuner !

•Vingt-cinq minutes sont allouées pour avaler le quart de café noir et le quignon de pain que les deux marins de plat sont allés chercher , l’un à la cuisine et l’autre à la cambuse .

•Autrefois avalé à la diable sur le pont, le déjeuner est pris à présent à la table dans la batterie  et le boujaron d’eau de vis : le rac ne figure plus au repas matinal.

•Les sifflets annonçaient le ramassage des plats n gamelles et bidons qui rejoignaient les râteliers.

•Et à nouveau le clairon sonnait pour le rappel du lavage aux postes de propreté où l’équipage se laver timidement un bout de peau .

•Puis c’était au tour du bâtiment hiver comme été , la tenue réglementaire exigeait les pieds nus et le pantalon troussé au-dessus du mollet !!

•Les lanceurs d’eau d’un geste adroit jetaient le contenu de leur seau tandis que les courts balais de genêt , sans manche frottaient le pont en cadence !

•La brique blanche et tendre qui passait le pont comme au papier de verre n’était d’usage qu’un seul jour par semaine.

•Et tandis que la propreté se poursuivait 6 heures seront piquées deux coups doubles l’heure réglementaire pour armer les premières embarcations.

•L’officier de quart surveille le départ du canot des vivres qui va à terre chercher le bœuf et le pain aux Subsistances.

•L’autre canot la poste aux choux emportait à terre les cuisiniers des différentes tables ainsi que le vaguemestre .

•A peine les canots débordés les maîtres de manœuvre sifflaient le fourbissage.

•On essarde avec le faubert la vadrouille les canonniers briquaient leurs pièces les timoniers leurs cuivres, le bateau faisait peau neuve .

•Une fois par mois aussi,  bancs et tables ont été lavés à grande eau après avoir été montés sur le pont.

•Les ( postes aux choux ) au ponton Bœuf et pain pour l’équipage , vin bouché et vivres frais pour les différentes tables d’Officiers du bord sont en train d’embarquer pour se rendre sur les bateaux de l’escadre, mouillés en rade.

•Les canotiers apprennent là les dernières nouvelles de terre .

•Il faut qu’à huit heures tout soit terminé et largement avant huit heures , une sonnerie, la berloque annonce la fin du fourbissage.

•La propreté du bateau est généralement écourtée les lundi et vendredi.

•Les marins disposent alors de cuveaux ou de baquets d’eau douce parcimonieusement dispensés ( 20 litres pour 8 hommes ) pour laver leur linge et l’eau de mer le rince !

•Après que l’équipage ait attaché ses effets au cartahu par des bouts de fil de carret on hisse ce grand pavois improvisé qui sèche au vent et ne sera rentré que le soir .

•Chacun retrouve son linge grâce au numéro d’immatriculation imprimé dessus à l’encre indélébile .

•En effet chaque marin possède une plaque de marquage en cuivre avec son numéro matricule .

•Ce numéro est soit celui qui lui est attribué lors de son incorporation soit on matricule de l’inscription.

•La clique du bord du temps que les tambours y faisaient entendre leurs ronflants sonorités.

•Le langage du tambour : ce martial instrument de musique a disparu du bord depuis juin 1910 et seuls ses anciens compagnons le clairon et le sifflet continuent à commander.

•Pendant longtemps l’équipage a vécu au roulement des baguette , il nous parait indispensable de rappeler le langage du tambour aux jeunes générations .

•La Générale indique le branlebas de combat , le tambour fait 3 le tour du pont.

•Le Rappel accéléré ( battu dans les batteries) indique l’exercice du canon le passage des poudres et le mouvement des abordages.

•Pour la revue de détaille contenu du sac doit réglementairement se présenter comme l’indique la figure du manuel du matin.

•Le grand sac est placé sous les effets sans les déborder.

•Le tout masure deux mètres sur vingt-cinq centimètres.

•Le marin est tenu au garde à vous devant son sac étalé sur le pontage du faux-pont présente également son couteau de poche suspendu au cou par un amarrage de linge blanche formant nœud coulant.

Huit heures c’est l’heure des couleurs , quatre coups doubles à la cloche , les factionnaires de coupée déchargent leur armes la garde rend les honneurs tout l’équipage arrête les travaux en cours se tourne vers l’arrière et se découvre tandis que le pavillon national monte lentement à la drisse de poupe au moment où l’officier de quart commande :

«  Envoyez »

Le clairon sonne «  au drapeau » et le pavillon le beaupré est hissé à l’avant si toutefois le cartahu du linge n’est pas envoyé .

Sitôt les couleurs envoyées, sur le cuirassé amiral apparaît le signal de la tenue réglementaire pour le jour.

Toute l’escadre en effet sera vêtue soit de drap bleu soit de toile blanche selon l’ordre reçu .

•Deux fois par jour à dix heures et dix-sept heures les hommes de plus s’en vont vers les cuisines munis de la gamelle chercher la relation de bœuf et de fayots pour huit marins.

•L’homme de la cambuse chargé du vin est plus heureux, ses fonctions lui procurent en effet la gratification d’un quart de vin prélevé sur le bidon, qu’il boit aussitôt et remplace selon l’usage par un quart d’eau douce.

•L’ordinaire c’est d’abord une soupe grasse puis du bœuf bouilli cela cinq fois par semaine avant 1910 , avec , pour les jours maigres des sardines à l’huile du fromage de la morue vinaigrette ou une soupe épaisse aux haricots .

•Mais la notion de maigre liée à la religion ayant déserté le bord le bœuf est désormais à la table tous les jours.

•Deux dates importantes jalonnent cette période : 1887 et 1909 et jusqu’en 1887 le déjeuner était toujours composé de café sucré accompagné de 6 cl d’eau de vie .

•Un seul repas gras au diner et au souper , une soupe épaisse.

•Encore ne fait-on gras que 5 jours sur 7 au mouillage en temps de paix et 6 jours sur 7 en campagne.

•Ce gras c’est 225 g de lard ou 300 g de viande fraîche .

•Quant au vin , il est distribué à la raison de de 46cl (exactement la mesure d’une chopine) moitié à dîner , moitié à souper.

•Un plat à la mer en tenue de combat , c’était encore le bon vieux temps!

•Au port la viande était abattue à terre et fournie tous les jours mais à la mer jusqu’en 1910 on tuait un bœuf du parc à détail établi dans le faux-pont à l’avant.

•Cet emplacement était il à l’origine de l’irrespectueuse appellation de bœuf qui désigne couramment nos braves second maîtres car ils occupaient l’emplacement dudit parc, lorsque les chambres froides ont fait leur apparition sur les navires et qu’on embarque du bœuf congelé ( juin 1910 ).

•Le charnier ( du nom des anciennes futailles à endaubage, larges au fond et étroites au col ) cerclé de cuivre étincelant , contient l’eau douce de boisson journalière pour l équipage .

•Le couvercle est cadenassé .

•Des quarts sont amarrés à poste fixe par des filins non pour les préserver des chapardages mais bien plutôt de leur précieux contenu.

•On vient boire sans récipient car il est interdit d’emporter la moindre goutte d’eau qui pourrait servir au lavage corporel ou à la toilette.

•Un factionnaire vigilant à l’œil sur les buveurs .

•Reprenons donc le repas du matin là où nous l’avons laissé, pour le vin chacun respecte le rite et sitôt versé dans le quart, il est bu sans doute de peur qu’un coup de roulis malencontreux ne le renverse !

•Le malheureux retranché de vin par un ukase de bidel est quand même secouru par ses camarades de plat .

•On verse toujours un quart d’eau dans le bidon puis on se la partage en huit quarts n si la ration est juste et que le cambusier n’a pas mis le pouce le quart doit être plein jusqu’au rivet supérieur qui retient l’anse.

•Puis on attaque le repas soupe suivie de bœuf-fayots arrosé d’eau toujours un peu jaune de rouille à l’époque !!

•Tout le monde a fini bien avant l’heure allouée pour le repas.

•Les bancs et les tables sont accrochés aux barrots le plats et bidons rangés  à postes et tout le monde se dépêche de grimper sur le pont pour fumer .

•On allume sa cigarette ou sa pipe à la marmotte la mèche  et c’est l’endroit de rendez vous de tout le petit monde du bord là où les échos se comportent .

•La gazette de la mèche va bon train car bien entendu les journaux toujours à tendance plus ou moins politique, même les plus neutres ne sont pas autorisés à bord et l’on apprend ce qui se passe à terre de bouche à oreille.

•Peu importe le temps qu’il fît avant la sonnerie du clairon qui annonçait l’heure du dîner pour la première bordée d’officier de quart goûtait  la soupe.

•Pour aussi peu  varié qu’il soit l’ordinaire se devait au moins d’être mangeable et nourrissant pour les Marins !

•La nourriture est aujourd’hui importante pour le moral des équipages en mission et dans un espace réduit il doit produit quantité et qualité !

•La formation de nos cuisses est à l’école des fourriers  à Querqueville près de Cherbourg !

•L’alphabet sémaphore, appelé dans la marine nationale signaux à bras, est un moyen de communication visuel utilisant deux pavillons Oscar fixés chacun sur une hampe.
Ils sont tenus à bout de bras pour coder les caractères de l’alphabet latin.
 Il est principalement utilisé par les timoniers des marines militaires dans des conditions particulières (silence radio, entraînement entre bateaux à proximité…). Certains plaisanciers l’utilisent aussi pour le folklore, les scouts pour le loisir.

•Ce code était couramment utilisé pour les communications entre les navires au début du XIXe siècle avant l’invention de la radiotélégraphie puis de la radiotéléphonie.
Étant d’une portée très limitée, son avantage réside dans sa discrétion. Sa rapidité est fonction de l’habileté et de l’entrainement des timoniers transmetteurs.

•Il ne doit pas être confondu avec l’alphabet des pavillons, également utilisé dans la marine.

•Huit heures sur le pont briqué à clair un quartier maître fusilier commande le maniement d’armes à sa section de débarquement.

•A 11h30 commencent les exercices : école du fusil le Lebel a depuis 1900 remplacé le vieux Kropastchek de la Marine, qui s’est illustré du Tonkin à Madagascar école de sabre sous la direction des instructeurs fusiliers .

• Présentez demi tour portez arme les commandements fusent les munitions pleuvent et les quartiers maîtres fusiliers tentent et réussissent de plaire à leur patron en punissant pour des peccadilles.

•L’officier de quart veille les  canots qui approchent . Un bref commandement sur le bord .

•Le canot major accoste la garde se précipite rendant les honneurs aux officiers qui montent la coupée.

•Le canot major est une importante embarcation de 14 rameurs qui fait l’aller-retour entre le bord et la terre quatre fois par jour.

•Tous les canots de l’escadre se retrouvent à la patache une vieille frégate ponton qui sert de lieu d’attente aux marins entre deux voyages du canot.

•Le clairon sonne la casquette annonçant que l’embarcation est parée à déborder.

•Le grand pavillon tricolore à l’arrière des canots ne s’arbore que les dimanches et fêtes ou sur les rades étrangères quand les canots rendent visite aux bâtiments.

•Les lundi et samedi les exercices sur le pont sont écourtés et les marins peuvent aller aux sacs dans la batterie grand sac et petit sac inventoriés, répertoriés on ravaude , on rapièce en vue de l’inspection on marque les nouveaux effets on prépare le linge sale pour le prochain lavage.

•Mais quand tout cela est fait on tire le nécessaire à écrire pour envoyer la lettre au pays.

•D’aucuns tiennent de curieux petits journaux de bord des cahiers de chansons ou d’histoires drôles.

•C’est aux heures de sac que le «  biniou » le clairon qui de tout temps a été coiffeur propose ses services.

•Deux fois par semaine le plus souvent le jeudi et le dimanche l’équipage est autorisé à se rendre aux sacs.

•Les placards métalliques où sont rangés les sacs sont ouverts par le capitaine d’armes et chacun emporte dans la batterie son précieux bagage de toile dans lequel sont rangées toutes les possessions du marin.

•Le sac est au marin de l’état ce que le coffre est au marin du commerce .

•Il contient les vêtements de rechange, les souvenirs , les nécessaires à écrire et à coudre.

•On met à profit les deux heures autorisées , pour ravauder et écrire le soir à ces mêmes crocs où sont suspendus les sacs on crochera les araignées des hamacs !

•L’exercice de tir au canon vient de se terminer et le pacha était content !

•La double à l’équipage était annoncée et on autorisait la danse pour détendre les marins.

•Une majorité de Bretons se trouvant à bord une joyeuse ridée ( danse bretonne ) s’organisait aussitôt accompagnée par les binious.

•On dansait aussi le dimanche sur le navire Amiral  avec la fanfare du chef d’escadre prête son concours.

•Le dimanche i y a toujours sur le bateau quelques marchandes étalant un bazar de petits objets les plus divers recherchés du marin ; carnets , miroirs peignes, pipes, bonbons, cartes postales sentimentales.

•Bien entendu ni alcool ci spiritueux ni absinthe.

•Le bidel a tout fouillé à l’exception des vastes jupes et des tabliers des négociantes.

•Les marchandes restent à bord tentant le chaland de 10h30 à 17 h 30 heure à laquelle un canot les ramène à terre avec leur éventaire car le règlement est formel: aucune personne notamment aucune femme autre que les passagers pourvus d’autorisation régulière ne s’embarque pour séjourner à bord.

•Le temps est la coupée  du matelot , déjà délicats par beau temps les embarquements et débarquements dans le clapot demandent de véritables qualités de gabier et malheureusement pour nombre de matelots du bord la voltige sur l échelle de corde n’est pas une spécialité.

•Au retour de terre après avoir arrosé copieusement la permission le transfert du canot au navire sera souvent toute une affaire .

•Mais il y a un bon Dieu pour les matelots et les accidents sont rares !

•Le même rituel préside au repas du soir , bidon de vin plat chaud sont vite expédiés , blancs et tables remontées aux barrots on va fumer à l’avant après avoir gréé la tenue de nuit celle que l’on aura pour prendre le quart .

•Entre temps le soleil se couche et les couleurs sont amenées, la garde présente les armes, les factionnaires des coupées déchargent leurs fusils, l’équipage fait face à l’arrière puis l’on attend le branle-bas de combat parfois alterné avec le branle-bas d’incendie qui autant de jours qu’en fait le bon Dieu sonne à 18h15.

•L’équipage s’élance aux postes de combat. L’inspection du second est vite faite , c’est un tour du navire qui se termine à l’arrière où les peine par le capitaine d’armes.

•Depuis 1848 les punitions corporelles on t disparu de la Marine coups de garcette et autres variantes.

•Le code disciplinaire ne dispose plus que  du peloton du retranchement de vin des fers de la consigne et de la prison pour punir les coupables d’infraction au règlement disciplinaire.

•Le peloton consiste à rester immobile deux heures d’affilé , le soir après le branle-bas de combat.

•Parfois pour corser la peine le marin puni doit tenir une lourde barre d’anspect sur les avant bras repliés ou bien quelque second maître Fusilier exerce le puni au maniement d’arme ralenti décomposant par exemple tous les temps du présentez armes sur une ou deux minutes.

•Le peloton parfois avec une pointe de sadisme de la part du Quartier Maître sacco.

•Il y avait les punis des habitués fortes têtes perpétuellement en révolte contre l’autorité les Rouilles selon l’expression toulonnaise.

•Ceux là finissaient par être envoyé aux Compagnies de Discipline de la Marine les tristement célèbres sections spéciales de Calvi, d’où ils revenaient tatoués souvent sur la poitrine des devises provocatrices « Ni Dieu ni Maître  » ou Dompté mais non vaincu !

•Et en effet qu’y avait il à faire pour punir des gaillards qui lors d’un nouvel embarquement trouvaient encore le moyen de collier ensemble habilement pour les cacher aux yeux du capitaine de compagnie deux pages compromettantes de leur livret de solde sur lesquelles nombre de points rouges d’indiscipline pouvaient révéler leur carrière passée .

•A l’extinction des feux la bordée de quart reste sur le pont tandis que les hommes descendent vers la batterie rejoindre leur hamac.

•Ils ne tardent pas à s’endormir jusqu’à l’heure fatidique du réveil toujours annoncé par le timonier selon le même appel : «  N’as-tu pas entendu ? Parfois amélioré en un énergique : «  Debout , debout-t’ au quart les cocus , les cornards !» sans manquer la sonore liaison entre de boute et quart.

•« Voici le déshabillé de Môssieur ! Quand Môssieur sera couché , Môssieur voudra bien sonner pour son lait de poule et son bonnet de coton  » Livre de Paul Léonnec «  Nos Marins   »

•Branle bas de combat à bord d’une frégate vers 1840 , au son du tambour les gabiers amènent les voiles les canonniers préparent les canonnades sur le mont et la compagnie d’abordage reçoit ses armes fusils, pistolets, sabres et haches.

•On note encore la présence de mousses chargés du transport des gargousses.

•Grâce à des exercices intenses et répétés la marine française réussit ses lacunes sur les marines anglo-saxonnes.

•Poste de timonerie d’un vaisseau de ligne, sous la dunette sur le gaillard d’arrière .

•Le rôle des timoniers ne se limite pas à la manœuvre de la barre.

•Ils veillent aux signaux aux pavillon qui doit rester toujours flottant .

•Ils doivent inscrire sur un journal les circonstances du quart noter tout ce qui se passe à leur vue.

•Officiers arpentant le pont d’un vaisseau tandis qu’un groupe d’hommes se délasse à l’avant .

•Un ordre et une propreté méticuleuse règnent à bord des navires du 19 -ème siècle.

•On remarque les caronades toujours installées sur le pont supérieur et les hamacs soigneusement rangés sur le bastingage.

•Officier de quart porte-voix à la main, il se tient toujours sur le gaillard d’arrière ses frégates ou sur la dunette des vaisseaux du côté d’où vient le vent.

•En rade il veille à la tenue des hommes et du matériel à l’exécution des travaux et des exercices.

•En mer il contrôle la route et la voilure du bâtiment , en route  circonstances , il est l’interprète des ordres du commandant.

•A bord du vaisseau Amiral Iéna les châtiments corporels étaient quotidiens mais l’amiral les ignorait ne voulant pas en entendre parler .

•La discipline à bord d’un vaisseau en cas de délit grave était un conseil de justice qui se tenait à l’arrière du navire en présence de l’équipage .

•Les officiers y assistaient en hausse-col et chapeau à cornes et la sentence portait  généralement sur la condamnation à des coups de cordes ou à la cale.

•La peine de mort ne pouvait être infligé que par un conseil de guerre.

•Avec le Friedland et la ville de Paris le Valmy fut le dernier trois ponts de 120 canons construit par la marine française .

•Cet énorme bâtiment déplaçait près de 4 000 tonnes, on le voit ici au centre en rade de Brest où il achevé sa carrière sous le non de Broda comme bâtiment de l’École navale.

•Friedland : un vaisseau de 1er rang de 120 canons, avec une coque en bois. Il dispose de trois mâts et d’une voilure d’une envergure de 3265 m2. En 1817, son armement est de 32 canons de 36 cm sur la 1ère batterie, de 34 canons de 24 cm sur la 2e batterie, de 34 canons de 18 cm sur la 3e batterie et de 14×8 + 12×36 sur le gaillard.

•Ville de Paris : un navire  de ligne de premier rang de guerre français, en service de 1764 à 1782 portant 90 puis 104 canons sur trois-ponts.

•Valmy : un vaisseau de 120 canons à trois  ponts issus de la Commission de Paris de 1824 et lancé en 1847.

•Il était des moments de détente à bord où les repas se prenaient dans les batteries autour de la gamelle apportée depuis les cuisines par les hommes de plat.

•Auparavant un officier avait goûté la soupe !

•A l’heure où il était permis de fumer suivant une tradition héritée de l’ancienne marine les matelots allumaient leur pipe ou leur cigarette à une mèche d’amadou !

•Le Sphinx fut un des premiers vapeurs auxiliaires de la marine française doté d’une machine de 160 cv qui participa à l’expédition d’Alger.

•Ce bâtiment  était une corvette a été construit à l’arsenal d Rochefort par l’ingénieur Jean Baptiste Hubert lancé en 3 aout 1829  .

•Longueur 46 m

•Maître bau 8 m

•Déplacement 777 t

•Voilure 747m2

•Vitesse 7 nœuds 14 canons

Pourquoi les sous-officiers de la Marine nationale portent-ils le nom « d’officiers mariniers  » ? 🔱

Dans l’armée de Terre ou l’Armée de l’Air, on parle de sous-officiers. Dans la Marine nationale, on dit officiers mariniers ⚓

Dans l’imaginaire collectif, un « officier » est un cadre, un décideur ; un « marinier », un homme du bord, un homme de métier.

Alors pourquoi la Marine nationale désigne-t-elle ses sous-officiers par ce terme hybride : officier marinier ?

Remontons au XVIᵉ siècle. À cette époque, la marine de guerre se structure. À bord des galères puis des vaisseaux, on trouve des experts techniques appelés maîtres, contre-maîtres ou quartiers-maîtres.

Spécialistes de la voilure, de l’artillerie, de la manœuvre ou de la charpente, ces hommes sont à la fois les détenteurs du savoir-faire maritime et les premiers encadrants de l’équipage ⚙️

Ils ne sont ni simples matelots, ni officiers nobles : ils forment une caste à part, respectée pour leur expérience.

Ces maîtres jouent un rôle fondamental dans la manœuvre du navire et dans la transmission des savoirs. On commence alors à parler d’officiers mariniers, pour désigner ceux qui, bien que n’étant pas officiers de marine au sens hiérarchique, exercent un commandement technique à bord 🧑‍✈️

C’est Colbert, grand organisateur de la Marine royale, qui vient entériner cette distinction en 1669. À travers ses ordonnances fondatrices, il institue l’Inscription maritime, sorte de service militaire naval structuré, et pose les bases d’une hiérarchie durable : matelots, officiers mariniers, officiers de marine.

Les officiers mariniers deviennent ainsi un corps intermédiaire, à la jonction entre le commandement stratégique et l’exécution opérationnelle 🔗

Le terme traverse les siècles, sans jamais perdre de son sens. En 1923, la Marine nationale crée l’École de maistrance, destinée à former ces cadres techniques.

Reconnue en 1933 comme école militaire à part entière, elle perpétue jusqu’à aujourd’hui l’esprit de rigueur, de technicité et de transmission qui caractérise les officiers mariniers.

Aujourd’hui, même si les grades et l’organisation ont quelque peu évolué, les officiers mariniers représentent près des deux tiers des effectifs de la Marine nationale 🔧

Mécaniciens, électrotechniciens, fusiliers marins, marins-pompiers, gestionnaires RH ou spécialistes du nucléaire… ils constituent la colonne vertébrale opérationnelle de nos forces navales.

Ils sont les garants du bon fonctionnement des bâtiments, du moral des équipages et de la transmission des savoirs 🔄

Loin d’être un simple intitulé administratif, l’expression « officier marinier » témoigne de l’importance d’un leadership de terrain, fondé sur la compétence, l’expérience et la fidélité à la mission.

C’est un héritage vivant, que la Marine continue de transmettre avec exigence et fierté 🇫🇷

Merci à source Facebook : ©Cindy Luu/Marine Nationale

•Depuis 1830 l’école navale de Brest constitue toujours la pépinière des officiers de marine.

•Elle se trouve installée à bord d’un vieux vaisseau désaffecté baptisé Borda.

•L’ombre d’un grand marin du 18 ième siècle continue en effet à inspirer la formation des officiers de marine résolument tournée vers les sciences.

•Piètre officier Borda fut avant tout un grand savant inventeur du cercle à réflexion qui porte son nom et à l’origine d’études sur les plans des vaisseaux de la fin du 18ième siècle.

•A bord des navires de guerre de la III ième République, la vie se révèle très contraignante et les exercices se multiplient pratiquement sans interruption .

•Suivant une traduction bien établie  le lavage du pont intervient tous les matins. ( Ce que l’on appel le poste de propreté ou poste de P )

•Pieds nus hiver comme été les marins utilisent un balai de genêt.

•Sous la pression croissante de la technique le navire moderne apparaît de plus en plus comme une énorme usine avec une gamme de plus en plus variée d’ateliers.

•Chaque grand bâtiment dispose ainsi d’une forge.

•Apparue au début du 20 ième siècle la TSF se contente encore d’une installation embryonnaire.

•Une coupure profonde sépare enfin les hommes du pont de ceux de la machine qu’il s’agisse de la vapeur ou du diesel .

•Il est des moments de détente à bord.

•Les repas se prennent dans les batteries autour de la gamelle apportée depuis les cuisines par les hommes de plat.

•A l’heure où il est permis de fumer suivant une tradition héritée de l’ancienne Marine  les matelots allument leur pipe ou leur cigarette avec une mèche d’amadou conservé dans un habitacle de laiton pour un fractionnaire.

•La musique joue enfin un grand rôle , elle accompagne la danse des hommes le dimanche ou bien même des corvées de charbonnage.

•Des visites officielles viennent enfin rompre la monotonie de l’existence en rade .

•Image a bord du bâtiment le Formidable avec la visite du président de la république Française Monsieur Carnot lors des fêtes Franco-Russe en octobre 1893 .